Jour: 8 avril 2011

Quelques chiffres qui font réfléchir

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Les victimes indirectes de la criminalité commise dans un contexte conjugal

Un peu plus du tiers (35 %) de ces victimes indirectes étaient âgées de moins de 18 ans. Soixante pour cent (60 %) d’entre elles étaient les enfants de l’auteur présumé, les autres étant surtout une simple connaissance ou un autre membre de la famille. Ces jeunes victimes ont principalement subi des voies de fait de niveau 1 (5 sur 10), des menaces (3 sur 10) et des voies de fait de niveau 2 (1 sur 10). Source : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca

Au cours des années 1995 à 2000, on a recensé 95 femmes tuées par leur conjoint, leur ex-conjoint ou leur ami intime, ce qui équivaut à 16,8 décès, en moyenne, par année au Québec.

Sur une période d’une année, plus de 100 000 Québécoises, soit 6 % des femmes de 18 ans et plus vivant en couple, ont été victimes de violence physique de la part de leur partenaire. Source : http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sociaux/violenceconjugale.php

Selon l’institut national de santé  publique au Québec, « la prévalence de la violence conjugale au sein d’une population est difficile à évaluer du point de vue statistique. Ni les enquêtes policières ni les enquêtes de population ne parviennent à rendre compte de toute l’ampleur du problème ».

Le quart des femmes violentées qui résident dans les maisons d’hébergement ont signalé l’incident de violence à la police (Statistiques Canada).

La violence conjugale au Québec en 2008

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Pour l’année 2008, les policiers du Québec ont enregistré 17 321 infractions contre la  personne commises dans un contexte conjugal. De toutes les victimes, un peu plus de 8 sur 10 étaient des femmes. Depuis plus de dix ans, ces infractions représentent un peu plus du cinquième de l’ensemble des infractions contre la personne. La prévention semble faire son chemin puisque les infractions commises dans un contexte conjugal ont légèrement diminué en 2008. En effet, les corps policiers ont enregistré 7 infractions de moins qu’en 2007.

 L’évolution en 2008 des infractions Un peu plus de la moitié (55 %) des infractions étaient des voies de fait de niveau 1 (emploi de la force, tentative ou menace de l’utiliser). Les menaces composaient 15 % des infractions alors que, pour les voies de fait de niveau 2 (porter, utiliser ou menacer d’utiliser une arme en se livrant à des voies de fait) et le harcèlement criminel, les proportions étaient respectivement de 13 % et 11 %. Finalement, une minime partie des infractions était composée d’enlèvements ou séquestrations (2 %) et d’agressions sexuelles (2 %), le reste (2 %) étant des appels téléphoniques indécents ou harassants, de l’intimidation, des voies de fait de niveau 3 (blesser, mutiler, défigurer ou mettre la vie en danger en se livrant à des voies de fait), des tentatives de meurtre et des homicides. 

Source : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca