Jour: 3 juin 2011

La Gigogne, maintenant une maison branchée !

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La Gigogne est devenue une maison branchée : les deux intervenantes jeunesse ont bénéficié et réussi une certification spécifique donnée par le Regroupement des maisons d’hébergement visant l’implantation du programme « Branchons-nous sur les rapports de force » dans les écoles de la Commissions scolaire des Monts-et-marées.

Branchons-nous  sur les rapports de force consiste à outiller TOUS  les acteurs  impliqués dans une école à faire face à la violence en offrant :

  • une formation rigoureuse et unique
  • un accompagnement continu
  • une animation vivante du programme auprès des élèves, du personnel scolaire et des parents
  • une malette pédagogique

Source : http://maisons-femmes.qc.ca/violence-a-lecole/violence-au-primaire

Pour en savoir plus sur le programme : 418-562-3377 et demander à parler à une intervenante jeunesse de La Gigogne

Programme d’action communautaire sur le terrain de l’éducation

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« L’alphabétisation populaire est intégrée à la mission de La Gigogne depuis 1983. À l’origine, des travailleuses, des femmes hébergées et ex-hébergées avaient exprimé le besoin d’être outillées pour améliorer leurs conditions de vie. Anisi, l’aphabétisation populaire prenait forme au sein de la maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale.

L’enquête internationale sur l’alphabétisme et les compétences des adultes de 2003 a révélé que 56% des adultes francophones ont de la difficulté à comprendre ce qu’ils lisent. La société en perpétuel changement, les nouvelles technologies et l’accès en ligne ne simplifient pas la vie des gens en général et de nos participantes en particulier. D’un côté, nous avons accès à une panoplie d’information et de l’autre, il y a moins de ressources pour les aider à comprendre et gérer cette inforamtion. Nos participantes remarquent cette tendance et veulent s’outiller pour se donner le pouvoir d’agir pour leur mieux vivre.

La maîtrise de la lecture et de l’écriture s’exerce à travers une pratique de conscientisation : Nourrir la réflexion, prendre part au débat, semer des pourquoi et récolter des comment, s’entraider, favoriser l’écoute de l’autre et le partage de savoir-être et de savoir-faire. En alpha, c’est l’acte de communiquer que lire et écrire prend tout son sens.

La préférence des femmes va à la formation en milieu communautaire en raison de son approche souple, sa qualité d’accueil, les relations égalitaires et le dynamisme des ateliers qui correspondent à leurs besoins et les aident à se réaliser dans leur défi d’apprendre…Rendre accessible la formation, c’est outiller les femmes pour qu’elles puissent agir sur leurs conditions de vie.

Compte tenue de notre situation financière et des effectifs disponibles, nous avons priorisé le maintien de l’offre de services plutôt que d’accroître leur développement. Nous nous investissons dans la concertation avec le milieu pour contrer la sous-scolarisation, actualiser nos actions préventives et établir des collaborations visant la qualité des services offerts. »

Suzanne Légaré, coordonnatrice Alpha La Gigogne, extrait du rapport d’activités 2010-2011

L’équipe des travailleuses

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« Tout au long de l’année, La Gigogne a pu compter sur une équipe de travailleuses mobilisées par la Marche mondiale des femmes et par les revendications qu’elle porte sur le terrain, concrètement, les intervenantes ont été « éprouvées » par la lourdeur de la tâche, particulièrement pendant la période estivale. La maison d’hébergement était à pleine capacité, pendant la période de vacances et tout le monde a du mettre la main à la pâte. Seize (16) personnes hébergées en même temps. Une moyenne de 110.5% de taux d’occupation pour juillet et août.

Alors qu’habituellement il y a relâche de réunions d’équipe pendant cette période, l’été 2010 exigea sept (7) réunions pour se concerter dans la supervision de la maison, se rappeler les règles de vie, se donner de l’espace pour ventiler, convenir d’une intervention particulière… Les décisions d’équipe sont importante à respecter par toutes les intervenantes pour une meilleure cohésion dans l’intervention auprès des femmes et des enfants.

Outre l’intervention auprès des femmes et des enfants, les intervenantes sont appelées à s’impliquer sur des comités de travail visant à bonifier et à mettre à jour les outils utilisés tant au niveau du fonctionnement que de l’intervention. Cette implication est essentielle à la qualité des services offerts aux femmes et aux enfants et elle permet aux travailleuses de proposer des solutions aux difficultés rencontrées. »

Guylaine Fournier, directrice de La Gigogne, extrait du rapport d’activités 2010-2011

Le conseil d’administration

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« Le Conseil d’administration de La Gigogne est composé de neuf (9) bénévoles, des femmes de la communauté qui donnent de leur temps pour l’administration de l’organisme.

Ces femmes ont été très sollicitées tout au long de l’année 2010-2011. Deux dossiers importants et prioritaires, le renouvellement de la convention collective et le développement de la maison seconde étape ont exigé de prendre connaissance de plusieurs documents, d’être disponibles des journées entières entre autres pour la négociation, de prendre le temps nécessaire à la price de décision, d’être réellement impliquées dans les actions. Et ça l’implication, elles savent ce que cela veut dire. Pour plusieurs, ce sont des visites régulières à la maison d’hébergement.

Pour justement pouvoir décider et échanger sur les dossiers requérant leur expertise, les administratrices se sont partagé les tâches en fonction des talents et intérêtes de chacune. Quelques comités, des rencontres régulières, un peu d’humour et une pile de dossiers, voilà l’allure que peut prendre le travail à réaliser. »

Guylaine Fournier, directrice de La Gigogne, extrait du rapport d’activités 2010-2011

Le cycle de la violence conjugale

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Phase 1 : Climat de tension

Tension du conjoint : Par ses paroles et attitudes, il s’installe un climat de tension à la maison. Il prétexte la soi-disant incompétence de la femme. Peur de la conjointe : Elle doute d’elle-même. Elle a peur de déplaire et de faire des erreurs. elle est anxieuse et paralysée.

Phase 2 : Crise

Agression du conjoint : N’ayant pas obtenu les résultats attendus, il pose un acte de violence psychologique, verbale, physique, etc. Il « éclate ». Colère et tristesse de la conjointe : Elle est humiliée, désespérée, outragée, démolie, etc.

Phase 3 : Justification

Invalidation du conjoint : Il invalide et minimise son comportement. Il se déresponsabilitse et accuse sa conjointe: « J’étais stressé! », « Si tu m’avais écouté! ». Responsabilité de la conjointe : Elle se sent responsable des gestes posés à son endroit. Elle se dit que si elle change, la violence cessera : « il a peut-être raison. C’est moi qui ne comprends rien », « j’exagère, je suis trop sensible ». Plus le cycle se répète, plus la femme se perçoit comme incompétente et se responsabilise de la violence du conjoint.

Phase 4 : Lune de miel

Rémission du conjoint : Il exprime des regrets et promet de ne pas recommencer. Il devient affectueux et attentionné. Espoir de la coinjointe : Elle croît que l’homme peut changer, il est désormais telleement agréable.

Plus le cycle se répète, pus la phase de la « lune de miel » raccourcit, jusqu’à disparaître.

Chronique violence conjugale de Michelle Cody, intervenante à La Gigogne