Mois: juillet 2011

Une victime de violence conjugale se confie

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Guy Latour – Publié le 29 juillet 2011 –  Le journal de Joliette

« Elle lance aussi le message suivant aux femmes qui sont victimes de violence conjugale : «Il ne faut pas abandonner et il faut faire preuve de beaucoup de persévérance. Il faut briser le silence et ne pas avoir peur d’aller chercher de l’aide auprès d’organismes. Les femmes doivent faire confiance au système judiciaire, car il est là pour nous aider», a-t-elle ajouté.  » http://lejournaldejoliette.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=199971&id=2698&classif=Nouvelles

Affaire Guy Turcotte : si c’était la faute de… l’amour?

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27 juillet 2011 | Auteur: Jean-Sébastien Marsan

« Sauf erreur, personne n’a établi un lien entre cette affaire criminelle et notre culture dominante de l’amour, du couple et de la famille. Je vais tenter de vous expliquer ça. » http://ladrague.qc.ca/2011/07/27/affaire-guy-turcotte-si-cetait-la-faute-de-l%e2%80%99amour/#more-4185

 

 

Construire un scénario de protection, suite

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Le scénario de protection est une série de mesures identifées avec la femme et mises en place afin de s’assurer d’un moyen pour agir rapidement en situation d’urgence et de grand stress,

Vérifier s’il y a des armes dans la maison et si elles sont facilement accessibles :

  • Est-il possible de les cacher ou de cacher les munitions ?
  • Peut-elle les mettre sous verrou et cacher la clé ?
  • Peut-elle cacher les couteaux de cuisine ?

Placer les effets à emporter rapidement et les cacher dans un endroit près de la sortie :

  • Ne pas le faire si cela représente un danger de violence accrue si le conjoint les découvre.

Garder sur soi ou mémoriser le numéro de téléphone de la Maison d’hébergement la plus proche de chez soi ou de tout autre endroit où se réfugier rapidement et en toute sécurité :

  • Communiquer à l’avance avec les intervenantes d’une de ces Maisons pour savoir si elle peut s’y rendre d’urgence et prévoir un moyen de transport.

Préparer à l’avance tout ce dont elle-même et les enfants auront besoin pour le départ, si c’est possible de le faire sans danger :

  • Ranger le tout dans un endroit discret ou même chez une voisine ou un membre de la famille.
  • Consulter la feuille « Quoi prendre en partant ?  » pour guider la femme.
  • Prévoir le moyen de transport, le lieu de refuge et le moment propice.
  • S’assurer de la complicité d’une tierce personne au besoin.

Le scénario de protection est une mesure d’urgence et ne doit pas constituer un moyen pour survivre en vivant avec un conjoint violent. Inviter la femme à agir avant que la violence ne survienne et à prendre des moyens pour briser le cercle de la violence. Offrez-lui de la documentation qui pourra lui apporter un nouvel éclairage sur la violence qu’elle a subie. Faites-lui part de l’aide que peuvent lui apporter les ressources en violence conjugale telles : les Maisons d’hébergement, les Centres de femmes, les CLSC, etc. Lui dire quel soutien elle pourra trouver à ces endroits (hébergement, information sur ses droits et sur les différentes démarches, accompagnements, support moral et technique, rencontres individuelles et en groupe).

Sources : CLIPP, CECOM, 2002. Trousse d’information sur le dépistage de la violence conjugale, 114 pages.

Michelle Cody, intervenante à La Gigogne

Le risque réel de la normalisation de la violence au Québec

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Procès de Guy Turcotte – Le risque réel de la normalisation de la violence au Québec

Roxane de la Sablonnière, professeure agrégée, Département de psychologie, Université de Montréal et Donald M. Taylor, professeur titulaire, Département de psychologie, Université McGill 23 juillet 2011
« Nous proposons plutôt une réflexion sur l’impact dévastateur de ce verdict pour tous les Québécois. Nous soutenons que le verdict du procès de Guy Turcotte est porteur d’une conséquence sociétale subtile, invisible et profonde: la normalisation de la violence au Québec, et plus particulièrement de celle à l’égard des femmes et des enfants. Avec la normalisation de la violence, «l’inacceptable» devient «acceptable». »

Construire un scénario de protection

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Qu’est-ce qu’un scénario de protection ? Le scénario de protection est une série de mesures identifées avec la femme et mises en place afin de s’assurer d’un moyen pour agir rapidement en situation d’urgence et de grand stress.

Éléments à prendre en compte pour construire un scénario de protection. Avant toute autre considération, l’intervenante doit procéder à l’évaluation de la dangerosité de la situation et adapter son intervention selon cette évaluation. Les deux principaux types de scénario examinés ici sont pour la préparation d’un départ précipité en l’absence de l’agresseur et celui de la protection de la victime et sa fuite en cas d’agresssion.

Le scénario de protection doit prendre en compte les éléments qui entourent la femme :

  • Voisins, famille, enfants, ami(es), environnement intérieur et extérieur de sa résidence, moyens de transport, etc.
  • Il faut tenir compte de l’état de gradation de la violence dans le couple. Y a-t-il eu des épisodes de violence physique ?
  • L’agresseur a-t-il fait des menaces de mort ou d’agressions physiques ? Si c’est le cas, être très attentive aux moyens de protection de la victime. S’il n’y a pas eu de violence physique auparavant, rester quand même méfiante : le départ peut être un déclencheur.
  • Demander s’il y a des armes dans la maison et où sont-elles ?

Est-il possible d’impliquer ses enfants dans le scénario ? Comment ?

  • Par exemple, appeler les policiers, composer le 911 ou encore se réfugier chez un voisin lorsque la violence débute.
  • Indiquer aux enfants ce qu’ils devront faire en cas de départ précipité comme s’habiller rapidement, prendre un jouet préféré, se tenir près de la porte, etc.

Si elle a de jeunes enfants en tenir compte dans le scénario de protection car il est plus difficile de fuir rapidement avec de jeunes enfants :

  • Peut-elle prévoir l’éclatement de la crise ?
  • Les femmes qui expérimentent depuis longtemps le cycle de la violence avec leur conjoint peuvent devenir très habiles à détecter l’approche de l’agression.
  • Si c’est le cas, peut-elle faire garder les enfants quelques jours lorsqu’elle sent l’approche d’une crise ?

Tenir compte de la disposition intérieur de la maison et s’en servir pour assurer une meilleure sécurité :

  • Y a-t-il une pièce avec un téléphone où elle peut s’enfermer ?
  • Lorsque la tension monte, penser à se rapprocher d’une sortie extérieur pour éviter que l’agresseur n’en bloque l’accès.
  • Penser à se réfugier au sous-sol s’il est pourvu d’une sortie extérieure.
  • Placer les meubles de façon à ce qu’ils entravent le moins possible l’accès vers une autre pièce ou à l’extérieur.

à suivre

Michelle Cody, intervenante à La Gigogne