Jour: 14 février 2013

Françoise David fait adopter une motion contre les violences faites aux femmes

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« Françoise David, députée de Gouin pour Québec solidaire, a fait adopter aujourd’hui par l’Assemblée nationale une motion rendant hommage aux organisatrices et participantes de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. La motion, déposée conjointement avec la ministre responsable de la condition féminine, la députée de Hull et la députée de Montmorency, a été adoptée à l’unanimité. »…

http://www.quebecsolidaire.net/francoise-david-fait-adopter-une-motion-contre-les-violences-faites-aux-femmes/

Réponse à mon amie – 6

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Ma chère Sylvia,

Ta dernière lettre m’a beaucoup ébranlée. Ça me touche et me peine grandement de savoir que ton Samuel n’est pas au meilleur de sa forme. Je dois te dire que j’avais effectivement remarqué qu’il semblait nerveux la dernière fois que je l’ai vue. J’ai cru que le fait d’avoir commencé l‘école pouvait le stresser. Malheureusement, il était prévisible qu’un jour ou l’autre la violence de Paul ait des conséquences sur votre fils.

Même si parfois nous pensons que nos enfants ne savent pas ou ne comprennent pas tout, ils sont souvent des témoins silencieux de nos vies.

Je me doutais bien que Samuel pouvait s’inquiéter pour toi. J’avais l’intention de t’en parler, mais tu as eu cette rencontre scolaire avant que je puisse le faire. Je comprends ton bouleversement, à quel point cette rencontre a pu te perturber. Dans la vie, on veut ce qu’il y a de mieux pour nos enfants. Je sais que ton garçon fait partie des raisons qui te retiennent de quitter Paul et que tu veux le protéger de la souffrance d’une séparation. Comme tu me l’as déjà mentionné, Paul est, et restera son père quoiqu’il arrive. Samuel et toi avez cependant le droit de vous sentir en sécurité.

Je te sens anxieuse pour Samuel. Effectivement, je pense qu’une conversation avec ton petit bonhomme pour le rassurer et voir comment il se sent vous ferait du bien à tous les deux. Pour ce qui est de tes questionnements sur les mots à utiliser, je crois que tues sa maman, donc la mieux placée pour savoir comment aborder ce sujet délicat avec lui. Fais-toi confiance. En écoutant ton cœur, je suis certaine que tu sauras trouver les bons mots. Peut-être même que par la suite, il pourrait rencontrer quelqu’un à l’école, en qui il a confiance, comme une éducatrice ou la psychologue scolaire, afin de pouvoir exprimer ses peurs et ses angoisses. J’ai bien peur que sa santé en souffre de plus en plus à lui aussi.

Je rêve d’un jour où je vous saurai en sécurité toi et le petit. Tu mérites ce qu’il y a de mieux dans la vie. Tous tes sacrifices afin de sauver ta famille n’empêchent malheureusement pas la violence de Paul. Je te laisse prendre le temps de penser à tout cela, mais je veux que tu me promettes que si la situation dégénère et que tu as peur, tu feras appel aux policiers.

 

Élyse xxx

 

 Lors d’un épisode de violence ou de menace : 911

Tu peux appeler à La Gigogne en tout temps au 418-562-3377 ou

par courriel intervenantesgigogne@hotmail.com

 

Lettre à mon amie – 6

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Chère Élyse,

Je te remercie pour ton soutien et tes mots d’encouragement. Je suis toujours en réflexion et j’essaie de refaire mes forces. Je fais de mon mieux pour que ma baisse d’énergie n’ait pas trop de conséquences au travail et à la maison. Si je ne garde pas le rythme, la routine familiale est perturbée et Paul devient impatient.

Par ailleurs, j’ai été surprise de recevoir un appel du professeur de Samuel hier matin.

Elle souhaitait me rencontrer de toute urgence. Comme elle ne voulait pas m’en dire davantage au téléphone, je suis allée la rencontrer à l’école le jour même. J’étais inquiète. Quand je suis arrivée, les enfants étaient au gymnase et nous nous sommes installées dans la classe. Elle m’a expliqué qu’elle avait constaté des changements chez Samuel depuis quelques semaines. Lui, d’habitude si enjoué, est devenu irritable avec les autres enfants et il semble triste. Il lui arrive aussi de s’endormir pendant la lecture. Même les jeux l’intéressent de moins en moins et il se plaint souvent de maux de ventre.

La veille, la journée avait été particulièrement difficile et elle a dit à Samuel qu’elle devrait en parler à ses parents. Aussitôt, Samuel se serait mis à pleurer à chaudes larmes et à paniquer à l’idée que son père soit au courant de ses problèmes à l’école. Le professeur était étonné de voir qu’il avait surtout l’air inquiet pour moi. Samuel avait peur que son père s’en prenne à moi parce qu’il ne dormait pas et se comportait mal en classe. En tentant de le calmer, elle a compris qu’il ne voulait pas s’endormir avant d’être certain que son père dormait et qu’il n’y avait pas de danger qu’il me fasse mal.

J’étais effondrée et morte de honte. Je ne pensais pas que Samuel avait eu connaissance des disputes entre son père et moi. J’avais bien remarqué qu’il avait du mal à s’endormir dernièrement, mais jamais je n’aurais pensé que mon petit bonhomme portait tout ce poids sur ses épaules. Comment se fait-il que je n’aie rien vu ? En y repensant, je me souviens que Samuel avait l’air très inquiet il y a quelques semaines, lorsqu’il a constaté à son réveil que ma cheville était blessée. Je lui avais dit être tombée par accident et il ne m’avait pas posé de question. Est-ce qu’il a entendu quelque chose ce soir-là?

J’ai pensé à ça toute la nuit. Je dois discuter avec Samuel pour le rassurer et voir comment il se sent. J’espère trouver les mots. Qu’est-ce que tu lui dirais toi? Il a juste cinq ans. Son père et moi devrions lui apporter du réconfort, de la sécurité, pas de l’inquiétude et de la crainte. Je n’ai rien dit à Paul pour l’instant. J’avoue que je ne m’attends pas à une bonne réaction de sa part et je ne voudrais pas que Samuel se sente coupable d’avoir parlé à son professeur.

Moi qui croyais que mes sacrifices permettaient de maintenir un foyer stable pour mon fils, je suis très affectée par ce que j’ai appris. J’attends ta réponse avec impatience.

Sylvia

 

Lors d’un épisode de violence ou de menace : 911

Tu peux appeler à La Gigogne en tout temps au 418-562-3377 ou

par courriel intervenantesgigogne@hotmail.com