Mois: janvier 2015

Info Entre-Temps : janvier 2015

Publié le

header-logo-frL'Entre-Temps_logo

 

 Des nouvelles de l’Entre-Temps

 Les résidentes: Deux résidentes ont emménagées dans leurs appartements respectifs et une troisième arrive en février. Seriez vous surpris d’apprendre que ce sont les trois et demie qui ont trouvés preneurs? Les femmes seules fuient leurs foyers pour échapper à la violence, par contre elles constatent qu’elles n’ont pas accès à un logement sécuritaire et abordable. Elles retournent alors dans leurs foyers risquant leurs vies pour avoir un lieu ou dormir. Le cycle de la violence et de victimisation est sans fin pour elles. Grace à vous chers donateurs, trois femmes sont en sécurité.

Des nouvelles de la Campagne papillon

Loterie voyage: Avez-vous votre billet? en vente à 10$ au Dépanneur du Lac, Dépanneur Le Cristal, Fleuriste Harrison, Restaurant du Chef ainsi que chez Jean-Coutu. Prix : un crédit voyage de 3 000$. Tirage à la St-Valentin le 14 février 2015. Recevez un billet gratuit pour 20 billets vendus ou achetés : 418-562-1592 ou 418-562-3377. Des affiches sont présentes partout dans notre région pour mousser les ventes.

Quelle bonne idée cadeau pour la St-Valentin. Faites vite, les billets s’envolent.

À surveiller dans l’édition de février : Les billets seront disponibles pour le souper crabe à volonté qui aura lieu en avril. Vous pouvez déjà réserver vos billets au : 418-562-1592. Le coût est de 50$

Un clin d’œil à Mimi Lavoie, présidente de La Campagne Papillon qui célébrait son anniversaire le 10 janvier. Ma belle Mimi, c’est à ton tour de te laisser parler d’amour.

 

Michèle Cody, coordonnatrice de l’Entre-Temps

Pour me joindre : entretempsgigogne@hotmail.com

Tél : 418-562-1592

Le 27 janvier : Journée de l’alphabétisation familiale !

Publié le

 »À l’initiative d’ABC Alpha pour la vie Canada, le 27 janvier est la Journée de l’alphabétisation familiale. En plus de célébrer le plaisir de lire et d’apprendre en famille, cette journée est l’occasion d’intégrer l’apprentissage à sa routine familiale. Partout au pays, les parents, les organismes communautaires et d’alphabétisation, les bibliothèques et les écoles sont invités à organiser des activités d’apprentissage en famille.

Cette année encore, la Fondation pour l’alphabétisation collabore à la Journée de l’alphabétisation familiale en distribuant aux organismes d’alphabétisation et aux organismes communautaires Famille le matériel promotionnel élaboré par ABC Alpha pour la vie Canada. »

C’est en 1983 que La Gigogne  a saisi l’occasion d’ajouter à ses services un volet d’alphabétisation pour les femmes. Alpha La Gigogne est un service de La Gigogne.

Dans une ambiance chaleureuse et motivante, en petits groupes, nous offrons des activités de formation de base adaptées aux besoins et aux intérêts des femmes. C’est pour les femmes de tout âge qui n’ont pas complété un secondaire 4. C’est à Matane et dans les localités de la MRC de la Matanie.

Fais-toi plaisir, c’est gratuit !

Communique avec nous :  418-733-4663

Pour éliminer la violence conjugale… la faire voir

Publié le

Le Monton Noir – 17 janvier 2015 – par Louise Riendeau

 » En novembre 2014, dans le cadre des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale lançait la deuxième édition de la campagne Vivre la violence conjugale, leur réalité dépasse parfois la fiction. Par le site Web, vivrelaviolenceconjugale.ca, cette campagne présentait des témoignages de femmes ou d’enfants qui ont reçu le soutien des maisons d’aide et d’hébergement ainsi que des témoignages d’intervenantes qui les côtoient quotidiennement. Les victimes anonymes ou leurs proches étaient invités à inscire leur histoire. Fin décembre, on pouvait y lire ou y visionner plus de 420 récits.

Pourquoi une telle campagne?

Le premier objectif de cette campagne est de permettre à des femmes, qui subissent actuellement de la violence, du contrôle de la part de leur conjoint, d’identifier ce qu’elles vivent. Si cela peut paraître surprenant, encore aujourd’hui, bien des femmes n’arrivent pas à mettre des mots sur le désarroi qu’elles ressentent. La violence s’installe lentement, insidieusement, et certaines femmes finissent par penser que cela fait partie de la vie de couple. Plusieurs d’entre elles ne pensent pas être victimes de violence conjugale parce que leur conjoint n’a jamais levé la main sur elles.

Comme bien des femmes, plusieurs personnes ne saisissent pas qu’elles font face à de la violence conjugale tant que celle-ci ne prend pas la forme d’une agression physique.

Par cette campagne nationale, le Regroupement espère que plus de gens sauront détecter la violence conjugale dans leur entourage. En effet, quand on ne l’a pas vécue soi-même, on a parfois peine à l’imaginer, à identifier les situations de contrôle et de violence. Devant certaines situations, on se dit qu’il s’agit d’une chicane de couple et que ça ne nous regarde pas. Comme bien des femmes, plusieurs personnes ne saisissent pas qu’elles font face à de la violence conjugale tant que celle-ci ne prend pas la forme d’une agression physique. Pourtant, des mots comme « T’es rien », « Tu vaux rien », « T’es même pas belle », « Tu comprends rien, même quand on t’explique », « T’es même pas capable de t’occuper de tes enfants » détruisent à petit feu et permettent à des hommes de contrôler leur conjointe, d’obtenir qu’elle se soumette sans avoir besoin d’en venir aux coups.

Or, identifier la violence conjugale est le premier pas à faire. Le Regroupement espère donc que celles et ceux dont une proche, une sœur, une fille, une collègue, une voisine est victime de violence conjugale se mobiliseront pour la soutenir. Comment? En l’informant de l’existence de ce site qu’elle pourra visiter et en lui faisant connaître des ressources qu’elle peut consulter en toute confidentialité.

Rejoindre plus de victimes, plus rapidement

En 2013-2014, les 45 maisons membres du Regroupement ont hébergé quelque 3 000 femmes victimes de violence conjugale. Selon les statistiques policières recensées par le ministère de la Sécurité publique, en 2012, 19 731 infractions criminelles auraient été commises en contexte conjugal. Dans 80 % des cas, la victime était une femme. Or, selon Statistique Canada, seuls 30 % des gestes de violence conjugale seraient rapportés aux autorités policières. Si cette estimation est exacte, plus de 50 000 Québécoises en seraient victimes, et c’est sans compter celles, plus nombreuses encore, qui subissent les agressions verbales ou psychologiques qui ne peuvent faire l’objet d’une poursuite criminelle. À titre d’information, en 2013-2014, dans les maisons membres du Regroupement, la violence physique ou sexuelle était la principale raison de la demande d’hébergement dans seulement 35 % des cas.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la violence conjugale est la cause principale de mort et d’atteinte à la santé des femmes de 16 à 44 ans, plus que le cancer, la malaria ou les accidents de la route.

On peut donc le constater, un trop grand nombre de Québécoises subissent encore aujourd’hui le contrôle et la violence d’un conjoint. Et cette violence n’est pas sans laisser de traces.

En effet, au-delà des conséquences immédiates comme un sentiment d’impuissance ou d’humiliation ou des blessures physiques, la violence peut avoir des conséquences plus graves : un état de confusion, une perte d’estime de soi, de confiance en soi, une incapacité de s’affirmer, la dépression ou d’autres problèmes de santé mentale. Des problèmes de santé, tels fatigue chronique, asthme, ulcères, hypertension, migraines, crises de panique, peuvent également se développer. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la violence conjugale est la cause principale de mort et d’atteinte à la santé des femmes de 16 à 44 ans, plus que le cancer, la malaria ou les accidents de la route. Et les femmes ne sont pas les seules atteintes. Plusieurs études montrent que les enfants de femmes violentées présenteraient plus de problèmes psychologiques graves, des problèmes chroniques de santé physique et un taux d’accidents avec blessures graves plus élevé.

Opérer des changements profonds

Cette violence entraîne des coûts humains et sociaux importants. Le Regroupement espère donc amener les intervenants, les fonctionnaires, les décideurs politiques à mieux saisir la réalité de ces femmes et à redoubler d’efforts pour prévenir la violence conjugale et aider les victimes à s’en sortir. On pense ici au soutien psychosocial, à l’accès au logement, à l’accès à un revenu décent, à l’intégration en emploi, à une meilleure réponse du système de justice. On pense évidemment à un changement profond de mentalités pour une égalité réelle entre les hommes et les femmes. Car, en définitive, on ne violente pas son égal. »

Noël à La Gigogne

Publié le

Pierre

Pierre Morel
Publié le 24 décembre 2014 – L’Avantage gaspésien

 

Faisons des Fêtes un temps de paix

Guylaine

La fête de Noël est considérée comme un moment de réjouissances, de partage et d’amour, mais ce n’est pas le cas pour tous et notamment pour plusieurs femmes et enfants victimes de violence conjugale qui doivent fuir leur domicile pour se retrouver en un lieu plus sécuritaire comme celui de la Gigogne.

Travaillant au sein de l’équipe de la Gigogne depuis 26 ans comme intervenante et ensuite à titre de directrice de la maison d’hébergement, Guylaine Fournier  avoue que certaines femmes n’ont d’autre choix que d’opter pour cette solution temporaire afin de se sentir en sécurité.Pour les accueillir, des intervenantes doivent donc demeurer sur place afin d’alléger leurs souffrances et recréer, si possible, un air de fête surtout pour celles qui arrivent le soir du réveillon ou dans le temps du Jour de l’An en état d’urgence.

« Comme c’est le temps des Fêtes, ce n’est jamais une partie de plaisir pour ces femmes. Nos intervenantes sont préparées à affronter ces situations et elles auront les oreilles grandes ouvertes et elles démontreront beaucoup d’empathie pour organiser les démarches les plus urgentes », précise Guylaine Fournier.

Ajoutant que les intervenantes de la Gigogne ont la réputation d’être accueillantes, ce qui fait la force de ce centre, elle indique qu’elles seront donc plus attentives durant cette période.

Sensible au fait que des enfants accompagnent souvent leur mère, l’équipe de la Gigogne prévoit aussi une distribution de petits présents afin d’alléger leur tristesse.

« À notre réveillon, on va quelques fois inviter des dames qui se retrouvent seules en appartement pour la première fois de leur vie à Noël », poursuit Guylaine Fournier pour qui c’est une façon de diminuer l’angoisse et de contrer l’isolement.

« Comme c’est le temps des Fêtes, ce n’est jamais une partie de plaisir pour ces femmes »Guylaine Fournier

Reste que pour affronter une telle situation, Guylaine Fournier estime que les intervenantes doivent apprendre à mettre un filtre pour se protéger tout en démontrant qu’elles comprennent bien la situation.

« Je peux être empathique, mais je dois aussi penser à moi sans me laisser envahir par toutes les émotions », avoue-t-elle en rappelant que l’important c’est d’accueillir ces femmes qui cherchent un refuge.

Guylaine Fournier mentionne qu’il n’y a pas un Noël identique, mais qu’elle observe que le phénomène de la violence conjugale ne semble pas diminuer, sauf que les femmes sont maintenant plus portées à le dénoncer et à demander de l’aide.

Guylaine Fournier rappelle enfin que si des femmes se sentent en danger ou menacées, même à Noël, elles ne doivent pas hésiter à communiquer avec la Gigogne.

« Pour celles qui n’ont pas demandé d’aide, oser le faire pour vous ou vos enfants », lance-t-elle comme message pour ce Noël.