Mois: mars 2015

Équilibre budgétaire retrouvé, société fragilisée…

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RGPAQ

 

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Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec

Communiqué pour diffusion immédiate

Montréal, le 27 mars 2015 – Le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) déplore les choix budgétaires faits par le gouvernement libéral. Que cela soit en éducation, en santé, au plan de l’aide aux personnes et aux familles ou encore dans le soutien offert aux organismes d’action communautaire autonome, rien dans ce budget ne laisse présager une société meilleure, comme le prétend le ministre des Finances, monsieur Carlos Leitão.

« Il est déplorable de constater le sort réservé à l’éducation dans ce budget. Clairement, l’éducation n’est pas au centre des priorités du gouvernement Couillard ! » affirme monsieur Christian Pelletier, coordonnateur du Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec. Malgré ce que déclare le ministre des Finances, les leviers que le gouvernement met en place ne permettront pas de bâtir l’avenir plutôt que de le subir. « Est-il vraiment nécessaire de rappeler à ce gouvernement que l’éducation est le moteur du développement social et économique d’une société et ne pas y investir, c’est compromettre ce développement » souligne monsieur Pelletier.

Tout le spectre de l’éducation est grandement fragilisé par cette pseudo-hausse de 0,2 % du budget qui se traduira, dans la réalité, par des compressions supplémentaires. Ce ne sera certes pas sans conséquence sur la réussite des élèves et sur l’accès à l’éducation tout au long de la vie pour toutes et tous. « Pour notre secteur, par exemple, nous faisons face à un manque à gagner annuel de plus de 9 millions de dollars pour répondre aux besoins actuellement exprimés par les adultes peu alphabétisés et les milieux. Cela est insoutenable ! » poursuit le coordonnateur du RGPAQ.

« Vers un Québec plus prospère, plus fort, plus confiant et plus juste. » Vraiment ?

Le RGPAQ considère par ailleurs inacceptables les compressions annoncées dans les budgets consacrés à l’aide aux personnes et aux familles ainsi qu’aux mesures d’aide à l’emploi. « Avec les modifications déjà prévues à l’aide sociale, les personnes en situation de pauvreté ne bénéficieront certainement pas de ce Québec plus prospère, plus fort et plus juste, prédit par le ministre Leitão » conclut monsieur Pelletier.

Le RGPAQ s’inscrit en faux contre la vision conservatrice du gouvernement libéral, contre sa vision du rôle de l’État et contre les moyens qu’il prend pour assurer le développement du Québec et l’équité entre toutes et tous. C’est pourquoi, à l’instar des différents mouvements sociaux, le RGPAQ continuera de manifester son opposition aux politiques d’austérité mises de l’avant par le présent gouvernement.

À propos du RGPAQ

Le RGPAQ, représentant 78 groupes à travers le Québec, est un organisme voué à la promotion et au développement de l’alphabétisation populaire et des groupes populaires en alphabétisation ainsi qu’à la défense des droits des adultes peu alphabétisés et à l’amélioration de leurs conditions de vie. Il partage avec l’ensemble du mouvement de l’action communautaire autonome la vision d’une société juste, égalitaire et démocratique.

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Source :             Caroline Meunier

Cell. : 514 880-7762

Tél. : 514 789-0505 poste 22

Courriel : politique@rgpaq.qc.ca

L’intérim se poursuit…

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Nous nous faisons régulièrement demander si nous avons trouvé une nouvelle directrice.
Pour être honnête, nous n’avons pas cherché. Les dossiers ont été répartis entre toute l’équipe et notamment entre Vanessa, coordonnatrice à l’intervention et Marie-Laure, coordonnatrice administration et développement, qui assure la direction par intérim.

Au vue des circonstances nous pouvons dire que tout se passe très bien. Les membres du conseil d’administration sont également très satisfaites du travail qui se fait actuellement et l’intérim se poursuit pour le moment.

Il ne se passe pas une journée sans que nous ne pensions à toi, chère Guylaine. Nous savons que tu veilles sur nous et cela nous réconforte.

Guylaine

La Marche mondiale des femmes 2015 est lancée

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Pierre

Pierre Morel – Publié le 10 mars 2015
L’Avantage Gaspésien

La Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent a fait escale à Matane hier afin de présenter les détails entourant la quatrième Marche mondiale des femmes 2015, dont les activités s’étendront de mars à octobre prochain.

Misant sur le thème « Libérons nos Corps, notre Terre et nos Territoires » cette initiative a pour objectifs de dénoncer les inégalités et les injustices à l’endroit des femmes, et ce, en raison des politiques d’austérité, de la dégradation de l’environnement et d’une forme de militarisation.

La porte-parole de cette marche 2015 pour la région est, la Matapédienne Marie-André Mathieu, qui est également agricultrice, précise d’ailleurs que l’avenir de l’humanité est en danger et que la mobilisation des femmes pourrait contribuer à améliorer la situation.

Elle soutient que le premier geste à poser est d’abord de réduire la surconsommation et notamment celle du pétrole.

Brigitte Michaud, de la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent, affirme de son côté que cette démarche est nécessaire dans un contexte où le gouvernement ne cesse de réduire les budgets en santé, éducation et au monde communautaire et que ce sont surtout les femmes qui font les frais de cette politique.


MMF_2015_Lancement Matane« Les femmes sont touchées tant au plan du travail que personnel », dit-elle en précisant que les femmes disposent ainsi de moins de services pour s’occuper d’enfants en difficultés par exemple.

Revenant sur les événements qui ont marqué le printemps 2012, où les femmes ont aussi dénoncé la perte de certains acquis sociaux, Brigitte Michaud estime que l’usage de la force excessive représente un danger.

« Les femmes sont touchées tant au plan du travail que personnel »Brigitte Michaud

Dénonçant aussi les réductions du fédéral, elle s’inquiète des mesures découlant de la Loi 51 sur la sécurité, qui pourrait faire place à des abus.

À son avis, la mobilisation de tous, y compris celle des hommes, est donc essentielle dans ce mouvement de la Marche mondiale.

Lancée au Québec en 1995 avec la Marche du pain et des roses, la Marche mondiale des femmes a lieu tous les cinq ans.

En 2010, plus de 10 000 personnes étaient de la clôture à Rimouski.

Cette année, la marche se terminera à Trois-Rivières le 17 octobre et d’ici là de nombreux rassemblements sont prévus dans chacune des régions du Québec.

MMF_Matanie_2015

 

L’austérité frappe durement les femmes

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Perte d’emploi Que l’on travaille dans le domaine de la santé, de l’éducation ou dans un organisme communautaire, nous sommes majoritairement des femmes. Environ 80% des emplois qui s’y rapportent sont occupés par des femmes. L’austérité a frappé très fort dans ces secteurs.

La fermeture de la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent (CRÉ-BSL) va donner lieu à plusieurs mises à pied dont les 2/3 sont des femmes et je ne parle pas des CLD, CJE et autres organisations qui se sont vu couper. Beaucoup de femmes ont perdu ou perdront d’ici peu leur emploi au Bas-Saint-Laurent.

Épuisement professionnel Celles qui restent verront leurs conditions de travail se détériorer : plus d’élèves par classe, plus de patients par médecin, moins de services spécialisés pour les élèves en difficulté, moins de services aux ainé.e.s, ce qui veut dire une charge de travail supplémentaire pour les personnes en poste.   Aussi, on voit le système de santé décharger son trop-plein vers le secteur communautaire ce qui amène une charge de travail supplémentaire pour des organismes qui sont sous-financés. Les groupes de femmes ont pu remarquer une hausse significative des références en provenance des CSSS. Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence débordent, les Centres de femmes ne suffisent plus à la tâche. Et c’est sans compter les inquiétudes des travailleuses qui ne savent pas si elles pourront conserver leur emploi, payer leurs frais de garde ou assumer une hausse des tarifs d’électricité.  Une augmentation du stress, de la fatigue et des risques d’épuisement professionnel guettent les travailleuses de ces secteurs.

Soins aux proches De plus, quand on réduit les services aux personnes, que ce soit en éducation ou en santé, on ajoute des responsabilités aux familles, qui doivent forcément compenser. Et dans les familles, qui s’occupe encore majoritairement des soins aux proches? LES FEMMES!  En résumé, les femmes font face à des pertes d’emploi, des conditions de travail qui se détériorent, des risques d’épuisement professionnel et à une augmentation des tâches reliées aux soins aux proches.

Lutte austérité

Fonds en égalité dans les régions Actuellement, des sommes d’argent parviennent au Bas-St-Laurent pour permettre la mise en place de projets et actions structurantes en matière d’égalité pour les femmes.  Ces sommes d’argent  transitent par les conférences régionales des élus. Suite à l’abolition des CRÉ,  nous avons entrepris de nombreuses démarches pour que ces budgets soient reconduits pour les deux prochaines années et nous sommes prêtes à en assurer la gestion. Au BSL, ces budgets d’environ 100 000$ par année ont servi à travailler sur, notamment,  la mise en place de politiques d’égalité dans les municipalités (+ de 20 au BSL),  la sensibilisation à la conciliation Travail-famille-études-implication sociale, la valorisation des métiers non-traditionnels pour les femmes. Ce fonds est très important pour l’atteinte de l’égalité en région.

Avec ses mesures d’austérité le gouvernement contrevient lui-même aux objectifs qu’il s’est donnée pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait! Il est encore temps pour le gouvernement de changer de cap et de tenir compte de l’impact de l’austérité sur les femmes.

Source : Brigitte Michaud   418 562-7996  brigitte.michaud@femmes-bsl.qc.ca

Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent

Liste (sûrement très incomplète des coupes qui touchent les femmes)

 

  • Pertes d’emplois dans les secteurs à prédominance féminine (santé, éducation, communautaire)
  • Incertitude quant au renouvellement du fonds en égalité dans les régions
  • Coupe de 50% du programme « À égalité pour décider » du SCF
  • Fermeture des bureaux régionaux du CSF
  • Coupe du programme d’aide financière Femmes et politique municipale du MAMOT
  • Diminution des services en analyse différenciée selon les sexes ADS (une seule agente au Secrétariat à la condition féminine)
  • Fusion des commissions scolaires
  • Coupes dans les services aux élèves en difficulté
  • Coupes dans les cégeps et universités
  • Coupes à l’aide sociale, dans les programmes d’infrastructures en entrepreneuriat collectif, accès logis, dans les services de fertilité
  • Augmentation des tarifs (Hydro-CPE-Santé)
  • Coupes dans les transferts aux municipalités
  • Coupes dans le Programme d’aide aux municipalités dévitalisées qui donnait un peu d’air aux citoyens et citoyennes parmi les plus pauvres du Québec dont plusieurs femmes et leurs enfants
  • Dissolution des agences de santé et services sociaux et création des CISSS
  • Abolition des CRÉ et des CLD
  • Fermeture du bureau régional du ministère de l’éducation, disparition du concours Chapeau les filles! et des programmes en parcours innovateurs
  • Fusion annoncée des Commissions scolaires seule instance élective où les femmes ont atteint la parité de représentation
  • Coupe de 33% (72 millions) des budgets des directions régionales de santé publique qui se préoccupent de protection, prévention, surveillance et promotion de la santé
  • Fermeture des bureaux régionaux du Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion
  • Refus de tenir compte de l’analyse différenciée selon les sexes. Le 9 octobre 2014, les député.e.s du PLQ ont voté contre le dépôt, à l’Assemblée nationale, d’une motion enjoignant le gouvernement de « soumettre la révision des programmes à l’analyse différenciée selon les sexes… ».
  • Les services publics se déchargent vers le communautaire