Mois: novembre 2015

Pourquoi 12 jours d’action pour la violence faites envers les femmes au Québec?

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Au Québec, la campagne de sensibilisation se déroule du 25 novembre au 6 décembre. Cette date correspond à la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Le Parlement a institué cette journée afin de commémorer la date anniversaire du meurtre de 14 jeunes femmes en 1989 à l’École Polytechnique de Montréal.

Ce geste de violence sexiste a bouleversé la population. Tous les 6 décembre, les drapeaux sont mis en berne sur les bâtiments fédéraux. La population est aussi invitée à porter le ruban blanc et à observer une minute de silence afin de commémorer les 14 victimes de Polytechnique et de prendre des engagements pour enrayer la violence faite aux femmes.

La Journée nationale permet non seulement de se recueillir un instant et de se rappeler ce triste événement, mais elle offre aussi la possibilité de se questionner sur le problème de la violence faite aux femmes et aux jeunes filles. D’où la nécessité d’adopter des mesures concrètes pour la prévenir et l’éliminer.

Le comité des 12 jours d’action contre la violence de La Gigogne

ruban blanc

12 Jours d’action pour l’élimination des violences envers les femmes 2015

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12 jours d’action contre la violence faite aux femmes 

Calendrier des évènements 2015 – du 25 novembre au 6 décembre 2015

 

  • Mercredi 25 novembre : Lancement des 12 jours d’action à CHOE 95.3 à midi  avec Denis Lévesque
  • Jeudi 26 novembre : Kiosque de sensibilisation sur les 12 jours d’action et les services offerts par La Gigogne et le Regroupement des femmes, aux Promenades du St-Laurent de 18h à 21h
  • Vendredi 27 novembre : Distribution de clefs pour les 12 jours d’action, dans les cafétérias du CFP, Cegep et École d’Amours, sur l’heure du dîner
  • Samedi 28 novembre : Affichage de l’historique des 12 jours d’action sur site de La Gigogne
  • Dimanche 29 novembre : Diffusion d’un message de sensibilisation, capsule d’Éric, à  CHOE 95.3
  • Lundi 30 novembre : kiosque d’information et de sensibilisation à la Polyvalente de Matane, de 11h45 à 13h15
  • Mardi 1er décembre : Distribution de dépliants d’informations sur La Gigogne dans divers organismes communautaires et soins de santé pour les femmes
  • Mercredi 2 décembre : Communiqué de presse dans le journal
  • Jeudi 3 décembre : Kiosque de sensibilisation sur les 12 jours d’action et les services offerts par La Gigogne et le Regroupement des femmes, aux Promenades du St-Laurent de 18h à 21h
  • Vendredi 4 décembre : Café rencontre au local Alpha pour les membres de La Gigogne et du Regroupement des femmes à 10h00
  • Samedi 5 décembre : Affichage de l’historique des 12 jours d’action sur site de La Gigogne
  • Dimanche 6 décembre : Présentation du documentaires Les survivantes au Cinéma Gaieté de Matane à 10h00, suivi d’une séance d’information – C’est gratuit

affiche_2015

 

Vivre à l’Entre-Temps de La Gigogne

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Bonjour,

Je reste à l’Entre-Temps ça fait presque cinq mois. Les loyers ne sont pas chers, cela donne une chance aux femmes de mettre un peu d’argent de côté pour leurs besoins futur. On reste ici maximum deux ans, les besoins futurs c’est les meubles surtout.

Ici, il y a la tranquillité et la paix. Si on a besoin d’un suivi, il y a toujours quelqu’un. Les femmes sont comme une grande famille, nous sommes toutes ici pour les mêmes raisons, ou presque et nous sommes capables de jaser et partager facilement.

Nous sommes en sécurité à 100%. Il y a des femmes qui en ont besoin plus que d’autres. Ici, on change. On arrive ici comme un type de personne, mais avec le temps on retrouve qui nous sommes vraiment. Ça aide un environnement positif. On avait l’habitude de vivre dans le négatif, avant.

Il y a tous les services ici : la mail, les conversations, la sécurité, la PAIX, la liberté, quoi.

Michèle Cody s’occupe de l’Entre-Temps. Sa porte est toujours ouverte. Elle a des mots gentils et toujours une oreille à l’écoute.

C’est notre chez nous. Nous sommes bien et nous sommes en train de grandir, apprendre et prendre notre vie en mains. Je ne suis plus pareil.  

L’Entre-Temps cela aide beaucoup, à 100%.

 

Une résidente

 

L'Entre-Temps_logo

Le cocktail avec encan : tout un succès !

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L’Entre-Temps de La Gigogne c’est la maison de seconde étape de La Gigogne : un milieu de vie. À ce jour cinq des six logements sont loués. C’est donc cinq femmes ou familles de notre communauté qui bénéficient de logements sécuritaires avec services pour se reconstruire une vie sans violence.

Certains pourraient penser que la maison étant construite, la Campagne papillon n’a plus de raison d’être. Malheureusement, il n’en est rien. L’Entre-Temps ne bénéficie d’aucune subvention. Pour faire vivre ce milieu de vie et répondre aux besoins des familles résidentes, nous avons besoin d’argent. Et comme le dit si bien notre président de campagne, monsieur Kent Murray, ingénieur chez Tembec : c’est construit mais ce n’est pas gratuit !

La 5e édition de notre cocktail dînatoire avec encan a été tout un succès. Environ 80 personnes étaient au rendez-vous au Vignoble Carpinteri pour cette soirée bénéfice. Ambiance festive, délicieuses bouchées de chez Boréalis, animation de l’encan par l’animateur de radio Denis Lévesque et Kent Murray, tout était au rendez-vous ! la soirée a rapporté 6 159$ de bénéfice ! L’engouement ne lâche pas et nous avons déjà des réservations pour l’année prochaine !

Merci à chacune et chacun d’entre vous chers donateurs, participants, commanditaires, partenaires et bénévoles. C’est à vous que nous devons la réussite de cette soirée!

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Dehors contre l’austérité

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RGPAQCommuniqué

 « Les 2-3 novembre, on ferme ! Dehors contre l’austérité » –

Le RGPAQ, solidaire des organismes œuvrant en santé et services sociaux et en défense collective des droits

 

 

Montréal, le 2 novembre 2015 – En cette journée où des centaines d’organismes d’action communautaire autonome (ACA) ont décidé de fermer leurs portes ou d’interrompre leurs activités, le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) tient à exprimer sa solidarité envers ces derniers et l’ensemble du mouvement de l’action communautaire autonome.

L’appel à la grève, une initiative des campagnes « Je tiens à ma communauté > Je soutiens le communautaire » et « Les droits, ça se défend », a été entendu par plus de 1100 organismes de tous horizons, y compris l’alphabétisation populaire. Voici le message lancé auquel le RGPAQ adhère sans réserve : En coupant les services et en détériorant les droits des personnes marginalisées et en situation de pauvreté, l’austérité s’attaque aux organismes communautaires. Ainsi, plus les besoins de la population augmentent, plus les groupes sont sollicités, sans pour autant voir leur financement rehausser. Par conséquent, le gouvernement doit accorder un financement adéquat pour ces organismes et abandonner ses compressions budgétaires.

Les groupes populaires d’alphabétisation : aussi en mode survie!

À l’instar de l’ensemble du mouvement de l’ACA, le RGPAQ et ses membres réclament un rehaussement de leur financement à la mission ainsi que l’indexation annuelle de leur subvention. Ils réclament également que tous les ministères respectent et appliquent la Politique de l’action communautaire dans ses paramètres négociés avec le milieu de l’ACA.

Dans la dernière année, les groupes populaires d’alphabétisation ont fait état d’un manque à gagner d’un peu plus de 9,2 millions de dollars pour répondre aux besoins exprimés dans leur communauté et par les adultes les fréquentant. La subvention pour un groupe de base se situe en moyenne autour de 98 000 $. Aucun investissement n’a par ailleurs été fait dans ce réseau depuis 2008. Ils ne bénéficient même pas d’une subvention indexée annuellement au coût de la vie qui leur permettrait de maintenir le même niveau d’activités d’une année à l’autre et d’assurer la stabilité de leur équipe de travail[1] sur qui repose la réalisation de leur mission.

« Les groupes populaires d’alphabétisation sont actuellement confrontés à une inadéquation entre les ressources à leur disposition et les exigences liées à la réalisation de leur mission en alphabétisation » déplore Christian Pelletier, coordonnateur du RGPAQ. En effet, les organismes voient leur travail s’alourdir d’année en année. Alors que leurs ressources financières stagnent ou diminuent, ces groupes font face à des responsabilités financières de plus en plus grandes et leur travail auprès des populations se complexifie dû notamment à la détérioration des conditions de vie des personnes rejointes et à la multiplication des problèmes auxquels elles sont confrontées.

« Le contexte d’austérité dans lequel nous sommes tous plongés ne fera qu’aggraver la situation : celle des adultes peu alphabétisés et de leur famille, en détériorant leurs conditions de vie et en les privant de services publics adéquats et, celle des organismes d’alphabétisation populaire qui peinent à répondre aux besoins exprimés dans les communautés » conclut monsieur Pelletier.

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Le RGPAQ est un organisme voué à la promotion et au développement de l’alphabétisation populaire et des groupes populaires en alphabétisation ainsi qu’à la défense des droits des adultes peu alphabétisés. Il partage avec l’ensemble du mouvement de l’action communautaire autonome la vision d’une société juste, égalitaire et démocratique.

 

 

Information :           Caroline Meunier

Cell. : 514 880-7762

[1] Le réseau des groupes populaires d’alphabétisation peut compter sur plus de 1100 travailleurs salariés, en majorité des femmes, permanents ou non, à temps plein ou partiel. Plus de 4000 bénévoles les soutiennent annuellement dans la réalisation de leur mission.