Mois: mars 2016

PÉTITION : FINANCEMENT DES GROUPES D’ALPHABÉTISATION POPULAIRE

Publié le Mis à jour le

Notre service en alphabétisation, Alpha La Gigogne a besoin de vous !

Cette pétition sera déposée à l’Assemblée nationale le 19 avril par Manon Massé.
Appuyez-nous! Cliquez ici pour signer

Texte de la pétition :

CONSIDÉRANT QU’au Québec, 19 personnes sur 100 ne savent pas bien lire et écrire et que le gouvernement a reconnu que c’était grave, dans une motion à l’Assemblée nationale, le 15 septembre 2015;

CONSIDÉRANT QUE dans les groupes d’alphabétisation populaire, les adultes viennent apprendre à lire, à écrire et à calculer;

CONSIDÉRANT QU’ils apprennent aussi à communiquer, à se débrouiller dans la vie de tous les jours et à défendre leurs droits;

CONSIDÉRANT QUE dans les groupes d’alphabétisation populaire, on donne le temps aux gens d’apprendre;

CONSIDÉRANT QU’on leur donne une autre chance dans la vie;

CONSIDÉRANT QU’on peut apprendre à tout âge et qu’on apprend toute notre vie;

CONSIDÉRANT QUE les groupes d’alphabétisation populaire sont nécessaires, mais qu’ils n’ont pas assez d’argent;

CONSIDÉRANT QUE les groupes sont inquiets pour leur avenir;

Nous, soussignés, demandons au ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport de donner assez d’argent aux groupes d’alphabétisation populaire pour qu’ils continuent leur travail.

Budget 2016 : toujours rien pour les organismes communautaires

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 »Montréal, le 17 mars 2016. Encore une fois, les organismes communautaires autonomes du domaine de la santé et des services sociaux (OCASSS) n’obtiennent rien du budget 2016-2017. Ni l’enveloppe du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC), ni l’ensemble des choix budgétaires du gouvernement libéral ne permettront de répondre aux besoins de la population.

Selon les documents du Conseil du Trésor, les subventions attribuées aux organismes communautaires avaient cru de 1,36% en 2015-2016, pour atteindre 530,8 M$. Or, le gouvernement prévoit faire encore moins que ce qui était déjà insuffisant, puisqu’il annonce aujourd’hui un maigre 1,2% d’augmentation. « L’ajout de 6,3 M$ est une goutte d’eau lorsqu’on sait que les OCASSS réclament depuis 2012 que le PSOC soit bonifié de 225 M$ par an, revendication portée par la campagne « Je tiens à ma communauté – je soutiens le communautaire » souligne Mercédez Roberge, de la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires. « Cela veut dire que, à court et à long terme, le gouvernement ne propose aucune solution aux groupes qui en arrachent depuis trop longtemps. À peine recevront-ils l’indexation annuelle de leurs subventions » poursuit-elle.

L’on constate même une diminution de l’importance que le MSSS accorde au financement de la mission des organismes communautaires de ce secteur – les subventions aux 3000 OCASSS ne représentent qu’un mince 1,59% du budget total du MSSS, soit moins que le 1,61% de 2015-2016. « Le gouvernement peut bien nous dire qu’il reconnaît la valeur de notre travail, les choix budgétaires qu’il fait nous indiquent le contraire. Les groupes seront encore dans la précarité; le tiers des groupes ne disposeront toujours pas d’une subvention permettant de louer un local et d’embaucher ne serait-ce qu’une personne » de dire Hugo Valiquette de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires.

« Depuis son arrivée en poste, la ministre Lucie Charlebois, déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, affirme être la meilleure alliée des organismes communautaires. Le moins qu’on puisse dire c’est que nous attendons toujours qu’elle le démontre. En ne convainquant pas son collègue du ministère des Finances d’augmenter le budget global du PSOC, elle condamne des organismes communautaires à couper des activités et des postes et à fermer l’été. La situation est devenue insoutenable » ajoute Mercédez Roberge.

Les OCASSS ne recevront rien de la « hausse » de 2,4 % du budget de la Santé et des services sociaux, hausse par ailleurs insuffisante pour réparer les dégâts causés par les budgets précédents et maintenir les services du réseau, lequel a besoin de croître de 5,6% par an, selon l’ex-ministre Raymond Bachand. « Quant aux 7 milliards que le gouvernement se félicite d’injecter dans l’économie, plus de la moitié sera sous forme d’allégements fiscaux » Rappelle Hugo Valiquette. « Ce que la population réclame c’est l’augmentation des revenus de l’État par des mesures fiscales progressives, pas par des cadeaux aux entreprises» poursuit-il.

L’automne dernier près de 1 500 groupes ont participé à l’action « 2-3 novembre – On ferme! Dehors contre l’austérité ». Plus de 12 000 personnes ont répondu à leurs appels à l’action, notamment par des manifestations. Le présent budget ne peut qu’augmenter la grogne populaire. »

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La campagne « Je tiens à ma communauté > je soutiens le communautaire » est une initiative de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires et de la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles, lesquels regroupent respectivement 14 tables régionales et 41 regroupements provinciaux. La campagne mobilise, depuis maintenant trois ans et demi, les 3000 organismes communautaires autonomes oeuvrant en santé et services sociaux.

Pour plus d’informations : www.jesoutienslecommunautaire.org

facebook.com/JeSoutiensLeCommunautaire

@OCASSS

Renseignements : Alexandra Pierre 514-844-1309

Nous travaillons à l’atteinte de l’égalité pour toutes les femmes, et vous, Madame la Ministre ?

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Montréal, 1er mars 2016

Suite aux propos de la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, à l’effet qu’elle ne se considère pas féministe, le groupe des Treize, un collectif composé de 21 groupes et regroupements féministes qui œuvrent à l’échelle provinciale et régionale à la défense des droits des femmes, désire réagir.

Cet aveu s’accompagne, selon nous, d’une vision stéréotypée et péjorative du féminisme. En effet, la ministre dépeint le féminisme comme une lutte passée et préfère se dire « égalitaire », plutôt que féministe. Est-il utile de rappeler, à Mme Thériault que le féminisme dans sa plus simple définition est « l’attitude de [celles] ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes. » Il est inquiétant de penser que la ministre, responsable de la condition féminine, possède une si grande méconnaissance du mouvement féministe et du rôle important qu’il a joué et qu’il continue de jouer aujourd’hui pour assurer l’égalité effective pour toutes les femmes. « Chaque femme a la liberté de se dire féministe ou non, cela va de soi. Toutefois, on s’attend à ce que la ministre de la Condition féminine, reconnaisse les réalisations et les immenses pas que les femmes du Québec ont fait grâce et avec le mouvement des femmes », souligne Diane Matte, de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle.

Le mouvement féministe, un moteur de transformation sociale

Le mouvement féministe porte depuis des années des demandes collectives pour ouvrir le chemin à plus de femmes. Pensons aux luttes pour le droit à l’avortement libre et gratuit, pour contrer les violences envers les femmes, pour l’équité salariale et l’accès à des emplois bien rémunérés, pour contrer le sexisme ou le racisme présent dans les institutions et les lois, pour obtenir un réseau de CPE universel, entre autres.

Le mouvement féministe que nous représentons est présent à travers tout le Québec, nous sommes des espaces d’engagement pour de nombreuses féministes, nous sommes des lieux d’accueil et d’écoute pour plusieurs d’entre elles, nous sommes des espaces d’organisation et d’action collective. Des lieux par et pour, où nous confrontons nos visions, nos idées et où nous agissons pour transformer la société. Nous sommes un mouvement actif et fort qui s’oppose aux mesures d’austérité qui produisent, reproduisent et créent des inégalités. Nous sommes derrière les campagnes #AgressionNonDénoncée et #OnVousCroit, nous sommes au cœur des enjeux lorsqu’il est question d’exploitation sexuelle des adolescentes, comme cela l’a été récemment. Notre pertinence est largement démontrée.

Le féminisme pour le bénéfice de l’ensemble de la société

Au « Let’s go, vas-y » de la ministre Thériault, nous lui répondons « tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche ». S’il est important de reconnaître que les mouvements féministes ont permis des avancées et que l’on retrouve des femmes dans des sphères de la société dont elles étaient auparavant exclues, il est essentiel de poursuivre notre action, puisque nous ne laisserons pas des femmes derrière.  Nous n’acceptons pas une société qui propose l’égalité seulement pour certaines.

« L’action gouvernementale doit considérer la situation des femmes dans toute leur diversité et prendre en compte les inégalités vécues par ces dernières en fonction notamment de leur origine ethnique, de leur revenu, de leur scolarité, de leur âge, de leur orientation et identité sexuelle, de leur limitation fonctionnelle et de leurs réalités régionales », ajoute Mélanie Sarazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec

Le rôle du gouvernement est de mettre en place dans sa vision politique, économique et sociale, une vision dont l’objectif à d’éliminer les barrières systémiques qui empêchent la participation pleine et entière de toutes les femmes. Mettre quelques femmes dans des postes de commande, dire aux femmes « toi aussi, tu le peux » et rejeter du revers de la  main les analyses féministes en prétendant que les politiques économiques sont neutres et technocratiques, ce n’est pas abattre des barrières. C’est être en faveur du statu quo, c’est laisser les inégalités se creuser, c’est nier les droits des femmes.

Nous invitons Madame la Ministre à nous rencontrer. Nous sommes disponibles pour lui expliquer comment le féminisme nous aide à comprendre les impacts néfastes des mesures d’austérité sur les femmes, comment les compressions imposées au Conseil du statut de la femme, aux groupes communautaires, aux programmes et aux services publics nuisent à l’atteinte de l’égalité. « Nous sommes des expertes pour reconnaître les discours haineux envers les femmes. Des modèles féministes qui nous inspirent, nous avons plein la tête et nous en côtoyions au quotidien. Nous sommes disposés à l’inspirer dans son nouveau rôle de ministre de la Condition féminine », conclut Mme Sarazin.  

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Source :

Cybel Richer-Boivin
514-717-4847

 

Le Groupe des 13 formé en 1986, est une coalition de 21 groupes et regroupements qui œuvrent à l’échelle provinciale et régionale à la défense des droits des femmes, dans des domaines aussi variés que l’emploi, l’immigration, la santé, le handicap, l’hébergement des victimes de violence conjugale ainsi que des femmes violentées vivant de multiples problématiques sociales, le soutien aux femmes aux prises avec la prostitution, l’accès aux droits, la place des femmes en politique, la justice, etc. Agent actif de transformation sociale, le G13 constitue un lieu d’échange et a pour objectifs la circulation de l’information, le soutien aux membres et la prise de position commune.

Signataires :

Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
Fédération des femmes du Québec (FFQ)
Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
L’R des centres de femmes du Québec
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
Relais-femmes