Mois: avril 2016

En toute indiscrétion…avec Michèle Cody

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Par Joël Charest

Publié le 20 avril 2016

© Photo gracieuseté Michèle Cody

ENGAGEMENT.

Notre invitée cette semaine est Michèle Cody, coordonnatrice à la maison l’Entre-Temps de Matane. Cette femme de conviction gère la seule ressource 2e étape pour femmes victimes de violence au Bas-Saint-Laurent.
Michèle, depuis combien de temps œuvrez-vous dans le domaine communautaire?

Je suis dans le domaine communautaire depuis 26 ans.
Quel est l’accomplissement professionnel dont vous êtes la plus fière?

L’accomplissement professionnel dont je suis le plus fière est mon lien de confiance établi avec les femmes ainsi que la sensibilisation offerte en soin infirmier pour dépister la violence aux urgences. J’ai adoré cette expérience.

À quoi ressemble votre journée typique de travail, depuis l’ouverture de la maison l’Entre-temps?

Entre un petit café avec les femmes le matin et un câlin aux enfants, la gestion du bâtiment, l’accueil des nouvelles résidentes, les ateliers, les activités de loisir,l’intervention informelle, les gestions de crise à l’occasion, un robinet défectueux, l’organisation des activités de financement, suivi des donateurs, médias, l’entretien, sans oublier le plus important: la qualité des services offerts et la satisfaction de la clientèle; je ne vois pas les journées passées. Ce sont souvent les résidentes qui me mettent dehors.

De quelle manière faut-il s’y prendre pour comprendre et travaille auprès de la clientèle ayant vécu la violence?

Le plus important est de croire ce que la femme nous dit, ne pas la juger et surtout respecter son rythme. Je nomme toujours mon admiration à la femme d’être venue chercher de l’aide, car cela demande beaucoup de courage de sa part. Si vous connaissez une personne victime de violence, les intervenantes de La Gigogne peuvent vous outiller dans le but d’aider et pourquoi pas une sensibilisation à la violence conjugale pour mieux comprendre, c’est gratuit. 418 562-3377.

Quel est votre souhait le plus cher pour l’Entre-Temps?

Mon souhait le plus cher pour L’Entre-Temps? Un financement récurrent pour que l’on puisse offrir en plus d’un logement sécuritaire des services qui répondent aux besoins spécifiques de chaque femme et enfant.

Le trait de votre personnalité qui vous distingue ?

Mon ouverture d’esprit et mon sens de l’humour.

Une habitude dont vous aimeriez vous débarrasser ?

La cigarette qui empoisonne mon existence.

Qu’est-ce qui vous met hors de vous ?

L’incompétence et les rapports inégalitaires entre les femmes et les hommes.

Le bonheur selon Michèle ?

Les petits bonheurs de tous les jours

Un rêve à réaliser ?

Le travail humanitaire à l’étranger.

En vrac

Un moment de la journée : le café du matin.

Hiver ou été : été.

Un passe-temps : les chevaux.

Un plaisir coupable : la fine gastronomie accompagnée d’un bon vin en bonne compagnie.

Un coup de cœur : la concrétisation du rêve de mon amie Guylaine Fournier soit la construction de L’Entre-Temps.

La Semaine de l’alphabétisation populaire : une occasion unique d’aller à la rencontre des groupes membres du RGPAQ

Publié le

RGPAQ

REGROUPEMENT DES GROUPES POPULAIRES EN ALPHABÉTISATION DU QUÉBEC
http://www.rgpaq.qc.ca

http://www.facebook.com/rgpaq

Communiqué

Montréal, le 18 avril 2016 – Du 18 au 22 avril 2016, le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) et ses membres tiendront une Semaine de l’alphabétisation populaire. Cette semaine thématique se veut une occasion de mettre en valeur la diversité, la richesse et la pertinence de l’action des groupes populaires d’alphabétisation au sein des communautés partout au Québec et de rappeler la nécessité de les soutenir adéquatement.

Au Québec, 19 % des adultes âgés de 16 à 65 ans ont de grandes difficultés avec la lecture. Dans une société où les exigences face à l’écrit sont en hausse constante, être faiblement alphabétisé constitue un facteur important d’exclusion sociale, politique et économique.

Depuis près de quatre décennies, les organismes membres du RGPAQ ont développé une approche unique qui fait de l’appropriation de l’écrit un outil de prise de parole et de pouvoir sur sa vie et son environnement. Plus que des lieux de formation, les organismes d’alphabétisation populaire rejoignent des milliers d’adultes peu alphabétisés qui y trouvent un milieu de vie répondant à leurs besoins et à leurs objectifs d’apprentissage. Ils appuient ainsi quotidiennement des milliers d’individus dans leur cheminement vers l’écrit, une plus grande autonomie et l’amélioration de leurs conditions de vie et celles de leur famille.

 

Des ressources limitées qui nuisent à la réalisation de la mission des organismes d’alphabétisation

Au Québec, 128 organismes d’alphabétisation, sont reconnus et financés par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. De ce nombre, 76 organismes sont membres du RGPAQ, dont Alpha La Gigogne situé à Matane. Nous profitons de cette Semaine de l’alphabétisation populaire pour rappeler au gouvernement du Québec que le sous-financement des organismes d’alphabétisation constitue un obstacle majeur à la réalisation de leur mission; en effet, ces organismes font état d’un manque à gagner annuel de l’ordre de 9 millions de dollars pour répondre aux besoins exprimés par les adultes peu alphabétisés et les milieux.

« Nous invitons le gouvernement à travailler avec nous pour faire de la lutte à l’analphabétisme une priorité. Plus que jamais, il doit investir de façon récurrente les sommes qui permettront de soutenir adéquatement à la fois les organismes d’alphabétisation et les adultes qui désirent entreprendre et poursuivre une démarche dans un de nos groupes », souligne François Brassard, président du RGPAQ.

Pour connaître les activités des organismes dans le cadre de la Semaine de l’alphabétisation populaire du RGPAQ, consultez sa page Facebook :

https://www.facebook.com/events/461309474065657/

 

Information :    Caroline Meunier

Cell. : 514 880-7762

Tél. : 514 789-0505, poste 22

Courriel : politique@rgpaq.qc.ca

 

Renée Dionne, Coordonnatrice

lagigognealpha@gmail.com

418-566-9325

L’Entre-Temps a besoin de 65 000 $

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Joël L’Avantage gaspésien

Joël Charest Publié le 12 avril 2016

 

© Photo TC Media - Joël Charest - Dans l'ordre habituel, Mimi Lavoie, présidente du C.A. de La Gigogne, Kent Murray, président de la campagne de financement 2016, Michèle Cody, coordonnatrice de la Maison l'Entre-Temps, Jacythe Savard et Maryse Caron membres du comité de financement.
© Photo TC Media – Joël Charest – Dans l’ordre habituel, Mimi Lavoie, présidente du C.A. de La Gigogne, Kent Murray, président de la campagne de financement 2016, Michèle Cody, coordonnatrice de la Maison l’Entre-Temps, Jacythe Savard et Maryse Caron membres du comité de financement.

 

 »COMMUNAUTAIRE. La maison l’Entre-Temps, située à Matane, a besoin d’un appui financier récurrent de la part des autorités gouvernementales pour poursuivre sa mission. Cette seule ressource de 2e étape pour femmes violentées au Bas-Saint-Laurent lance une campagne de financement pour amasser 65 000 $.

Bien que les six unités locatives de la maison s’autofinancent grâce au Programme de supplément au loyer de la Société d’habitation du Québec et aux revenus de loyers qu’elle perçoit, la maison l’Entre-Temps ne dispose d’aucune enveloppe budgétaire pour assurer son fonctionnement.

Inaugurée en décembre 2014, cette maison 2e étape sert de lien entre un milieu d’hébergement pour femmes victimes de violence (tel que La Gigogne) et le retour à la vie en appartement. « Les femmes sont ici pour une durée maximale de 3 à 24 mois, nous les aidons à reprendre confiance et à briser le cycle de la violence. Nous leur donnons les outils nécessaires pour préparer leur retour dans la communauté », précise la coordonnatrice Michèle Cody.

En plus d’effectuer la gestion administrative et d’offrir du support aux locataires, la coordonnatrice de la maison depuis son ouverture et intervenante de formation, doit assurer toutes les tâches relatives à l’entretien et aux opérations puisqu’elle est la seule employée. « Une chance que j’ai de bons bénévoles et partenaires pour m’aider à voir à toutes les tâches quotidiennes », souligne Michèle Cody.

Les bénévoles de l’Entre-Temps solliciteront les gens d’affaires afin d’amasser les sommes nécessaires pour soutenir les opérations de la maison en 2016. L’objectif de 65 000 $ représente une somme de 30 $ par jour par logement. Ils ont maintenant l’intention d’interpeller le ministre Gaétan Barrette pour obtenir une reconnaissance et un financement à long terme. Le gouvernement fédéral, qui a annoncé une nouvelle mesure d’aide pour les femmes victimes de violence, pourrait également être mis à contribution.

« Cette maison vous aide à vous reprendre en main et surtout à vous loger à moindre prix. L’Entre-Temps est indispensable pour nous les femmes qui essayent de se construire un bel avenir », témoigne une résidente de cette maison dont les coordonnées et l’emplacement sont tenus secret pour des questions de sécurité et de confidentialité. »

Immatriculation des armes à feu : un pas de plus s’impose

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Montréal, le 6 avril 2016 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale participe aujourd’hui à la commission parlementaire sur le projet de loi 64, Loi sur l’immatriculation des armes à feu. « Le projet de loi débattu aujourd’hui permettra de sauver des vies, mais nous demandons au gouvernement de faire un pas de plus pour le rendre plus efficace », affirme la présidente du Regroupement, madame Sylvie Langlais.

Le contrôle des armes sauve des vies

Depuis la mise en place de mesures de contrôle des armes à feu, en particulier des armes d’épaule, le taux d’homicides en général, ainsi que le nombre de femmes tuées ont chuté de plus de 60 %. Malheureusement, trop de femmes sont encore victimes de meurtres conjugaux. En 2013, 13 femmes ont été tuées par leur conjoint au Québec. « Ces résultats démontrent sans contredit l’utilité d’un registre des armes et nous sommes heureuses que le gouvernement du Québec ait compris la nécessité de créer un système québécois d’immatriculation des armes », souligne madame Langlais.

Une faille dans le système de contrôle

Malheureusement, si le projet de loi n’est pas amendé un conjoint violent qui aurait vu son permis de possession d’armes révoqué et ses armes saisies, en raison des menaces proférées envers sa conjointe et ses enfants, pourrait frauduleusement prendre possession d’une arme sans que le marchand (ou autre propriétaire d’armes) ne soit obligé de vérifier s’il possède un permis valide. Malgré le registre, si cette faille n’est pas comblée, des armes pourraient donc tomber dans de mauvaises mains. « Le Regroupement demande donc instamment au ministre Coiteux d’amender le projet de loi pour s’assurer que la vérification du permis soit faite en bonne et due forme avant de remettre l’arme à l’acheteur », ajoute madame Langlais.

Le Regroupement profitera de son passage en commission parlementaire pour rappeler aux élus que mettre fin à la violence envers les femmes et prévenir les tragédies exige des gestes concrets et efficaces. Pour l’organisme, doter le Québec d’un registre des armes à feu, c’est contribuer à la sécurité des femmes et des enfants.

Le Regroupement

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

 

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Source : Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Pour information : Louise Riendeau, 514 220-1057 (cellulaire)

Pour plus d’information : http://maisons-femmes.qc.ca/