Jeunesse

Mon histoire juste pour toi

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La Gigogne m’a accueillie.

Dépourvue de toute réalité, peut pour ma survie, peur pour ma fille, je ne voulais plus rien savoir.

Je ne voulais plus rien savoir du futur, tellement angoissée et perdue, j’étais certaine que ma vie était foutue.

Grâce à l’équipe extraordinaire de La Gigogne et grâce aux ateliers qui sont reliés à différentes aspects de notre moi intérieur, je m’en suis sortie, plus forte et plus vivante que jamais.

Alors toi qui lis c’est quelques lignes, toi qui est le moi que j’étais il y a maintenant 6 ans, laisse moi te dire ceci : grâce aux intervenantes et aux ateliers auxquels j’ai participé avec confiance, tu deviendra, toi aussi, la moi que je suis aujourd’hui. Fière, forte et capable de te trouver une vie qui t’appartient dans le meilleur de toi-même.

Madame Fait Confiance

fleurs sauvages

 

 

 

Un adolescent de Matane, entreprend un combat contre la violence faite aux femmes et aux enfants

Publié le Mis à jour le

Chantale

Chantale Arseneault
Publié le 07 octobre 2015

TÉMOIGNAGE. Éric (prénom fictif), un adolescent de Matane, entreprend un combat contre la violence faite aux femmes et aux enfants.

Après avoir été secouru des griffes de son agresseur, il panse ses plaies psychologiques. Dans ce processus de « guérison », il a demandé à rencontrer un journaliste. Il souhaite que son message soit entendu par les personnes violentées et aussi par les généreux donateurs.« Je souffre encore mais je souffre moins qu’avant parce que j’ai eu de l’aide sans ça je ne sais pas… » Le jour de notre rencontre, Éric célèbre son anniversaire. Du haut de ses 13 ans, le jeune garçon porte sur ses épaules un bien trop lourd passé. L’inexplicable lui est arrivé. Un proche a voulu faire de lui un meurtrier, mais grâce à son sens de la répartie, il a été capable de se tirer de cette terrible situation et de protéger les siens aussi.

« Je lui en veux, mais en même temps non, parce que je comprends qu’il avait des problèmes ».

crédit photo : TC Media Chantale Arseneault

Malgré tout ce qu’on lui a fait subir, le jeune garçon est très posé et surtout réfléchi. Son courage est déconcertant, en même temps exemplaire.

« Toutes les victimes n’ont pas le courage de parler. Moi je l’ai et je parle pour elles. La violence mentale est la plus dure. C’est elle qui reste le plus longtemps. Il faut que ça arrête chez les enfants, mais aussi chez les femmes. C’est là le plus important parce que la violence, c’est comme une guerre, mais en même temps, ça tue la personne… à petit feu ».

Issu d’une famille de quatre enfants, lui et sa famille ont été accompagnés par les intervenantes de la Gigogne en 2012. Éric a d’abord été préparé à témoigner étant une victime directe. Ce qu’il a fait avec brio. Il se rappelait de tous les détails et il a gardé son calme. Son agresseur a été emprisonné.

« C’était stressant, mais je me suis dit : Il faut que je montre que je ne suis pas quelqu’un de fou. Mon témoignage a été considéré comme celui d’un adulte par la juge ».

Étant donné l’ampleur de son vécu de violence, Éric a pu bénéficier de deux camps d’été offerts par la Gigogne, question de l’éloigner un peu de la famille et aussi pour lui apprendre des scénarios de protection. À la suite de ces étapes difficiles, le processus de dé-victimisation a été enclenché et après toutes ces années, Éric et sa famille entrevoient la lumière au bout du tunnel grâce à l’aide qu’ils ont reçue et qu’ils reçoivent encore.

« Toutes les victimes n’ont pas le courage de parler. Moi je l’ai et je parle pour elles ».Éric

« Je veux dire merci aux gens qui font des dons à la Gigogne. Aujourd’hui, je vois ma mère heureuse. Ça me fait du bien. Le jour, je n’y pense pas. C’est juste la nuit. Je fais de mauvais rêves. »

Un jour, son agresseur sortira de prison. Éric s’y prépare. En attendant, il grandit. Comme tous les autres enfants, il joue, il étudie et il aspire à devenir professeur de géographie, et bien évidemment, toujours en gardant à l’esprit qu’il faut être prêt à toutes les éventualités.

Des activités de financement sont essentielles

La Gigogne est une maison d’aide et d’hébergement pour les femmes et les enfants victimes de violence à Matane. Dans ce secteur, l’intervenante jeunesse de la Gigogne rencontrée voit une cinquantaine de petites victimes chaque année. Les besoins financiers sont constants pour répondre aux demandes des femmes et enfants violentés, dès les premiers jours jusqu’à la période de transition à la maison l’Entre-temps. À cet effet, des activités de financement sont organisées. Des billets ont été mis à vendre au profit de La Gigogne – Campagne papillon – pour un cocktail dinatoire avec encan le 29 octobre, à 17 h 30, au Vignoble Carpinteri. De plus, 1000 billets sont disponibles pour un certificat voyage d’une valeur de 3 000 $. Le tirage aura lieu le 14 février 2016 à 10 h 30. Info : Michèle Cody au 562-1592 ou entretempsgigogne@hotmail.com.

Semaine d’action contre la violence et l’intimidaiton à l’école

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Pas besoin de violence

Qui que tu sois, quoi que tu penses

Dans notre milieu on respecte les différences

Pas besoin de crier pour communiquer

Laisses ton masque derrière toi

Qui que tu sois il y a une place pour toi

Pas besoin d’humilier pour te remonter

Tout l’monde à de belles qualités

Mais il n’en tient qu’à toi de bien les exploiter

Pas besoin d’frapper pour te faire respecter

Qui que tu sois tente d’en parler

Va demander de l’aide à un adulte o.k.

Pas besoin de vouloir être numéro un

tout l’monde est différent

Voilà pourquoi vous êtes des êtres si importants

intimidation2015

Les intervenantes jeunesse

La Gigogne, Matane

Services mères-enfants hébergés

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Les services offerts aux enfants et aux mères victimes de violence conjugale consistent à les supporter dans cette situation difficile qu’ils vivent, les accompagner, à outiller les mères pour qu’elles deviennent des agentes de changements et éviter la retransmission des comportements violents.

Pendant l’année 2011-2012, La Gigogne a hébergé 39 enfants. Il s’est effectué 537 activités pour les enfants et leurs mères hébergés. Ces activités sont réalisées selon les besoins des mères et des enfants et dans la mesure du possible, elles se font quotidiennement, tout au long du séjour. Les interventions peuvent être planifiées ou spontanées selon le contexte. Elles durent en moyenne entre 45 et 90 minutes.


 

Prévenir la violence dès le jeune âge

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MONTRÉAL, le 16 févr. 2012 /CNW Telbec/ –

« Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale salue la volonté de la ministre Beauchamp d’éradiquer l’intimidation et la violence à l’école.  Il appuie sans conteste les objectifs du projet de loi et l’obligation imposée aux écoles de se doter d’un plan de lutte à l’intimidation et de moyens pour intervenir lorsque des élèves sont violentés ou intimidés. Il craint toutefois, qu’en l’absence de moyens suffisants, les objectifs du projet de loi 56 ne soient pas atteints ou, pire encore, qu’ils créent des dommages collatéraux. »…

http://www.newswire.ca/fr/story/922961/projet-de-loi-visant-a-lutter-contre-l-intimidation-et-la-violence-a-l-ecole-les-moyens-sont-ils-a-la-hauteur-des-ambitions