Mobilisation

Modifications au Règlement sur la médiation familiale

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Québec, le 25 févr. 2016 /CNW Telbec/

La ministre de la Justice et Procureure générale du Québec, Mme Stéphanie Vallée, annonce que le Règlement modifiant le Règlement sur la médiation familiale entrera en vigueur le 10 mars 2016. Ce règlement vient assurer la concordance entre les dispositions du règlement actuel et les règles de médiation prévues par le nouveau Code de procédure civile, dont celle concernant la participation obligatoire des parents à une séance d’information portant sur la parentalité et sur la médiation.

« Depuis le 1er janvier 2016, les parents séparés ou divorcés qui ne s’entendent pas ont l’obligation légale d’assister à cette séance d’information s’ils veulent être entendus par le tribunal. Toutefois, cette mesure a amené des gens à penser, à tort, que la médiation familiale est obligatoire. Sur ce point, il m’importe d’apporter des précisions à savoir que la médiation familiale est essentiellement une démarche volontaire et que, le cas échéant, il est possible d’y mettre fin en tout temps. Plus humaine et moins coûteuse, la médiation familiale demeure une solution avantageuse et préférable à la tenue de longs procès », a déclaré la ministre.

Néanmoins, il y a des situations où la participation à la séance d’information et le recours à la médiation familiale sont peu appropriés, notamment dans les cas de violence conjugale.

« Les femmes vivant une situation de violence conjugale peuvent être rassurées : une exemption est prévue à leur intention dans le nouveau Code de procédure civile, car en tant que société, nous avons le devoir de protéger les personnes les plus vulnérables et d’assurer leur sécurité », a précisé la ministre responsable de la Condition féminine, Mme Lise Thériault.

Bien s’informer pour mieux agir, dans l’intérêt des enfants

Rappelons que la séance d’information portant sur la parentalité et sur la médiation est offerte gratuitement en soirée dans 42 palais de justice. Animée par des médiateurs, elle invite les parents à réfléchir aux besoins de leurs enfants ainsi qu’à la façon d’établir un mode efficace de communication parentale. Des renseignements sur les différentes façons de régler les questions légales liées à la séparation, dont la médiation familiale, viennent conclure la rencontre.

Fait important, les personnes doivent s’inscrire pour y assister et peuvent être accompagnées par une personne de leur choix. De plus, les ex-conjoints sont assurés de ne pas être inscrits à la même séance, sauf s’ils en font la demande.

« Quiconque a vécu une séparation ou un divorce sait combien cette étape peut être difficile pour tous les membres de la famille. En offrant des séances gratuites dans le réseau des palais de justice, le gouvernement du Québec entend soutenir les parents québécois dans leur quête d’informations, en vue de prendre les meilleures décisions dans l’intérêt de leurs enfants », a conclu le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de la Famille, M. Sébastien Proulx.

 

SOURCE Cabinet de la ministre de la Justice et Procureure générale du Québec
Renseignements : Sources : Emilie Simard, Attachée de presse, Cabinet de la ministre de la Justice et Procureure générale du Québec, 418 643-4210; Karl W. Sasseville, Attaché de presse, Cabinet de la vice-première ministre, ministre responsable des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Allègement réglementaire et du Développement économique régional et ministre responsable de la Condition féminine, 418 691-5650; Anne-Catherine Couture, Attachée de presse, Cabinet du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de la Famille, 418 643-2181; Renseignements : Sylvie Leclerc, Relations médias, Ministère de la Justice du Québec, 418 644-3947, poste 20932

Violence conjugale : autant d’hommes que de femmes victimes ?

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Montréal, le 27 janvier 2016 –

Depuis la publication de l’enquête sociale générale (ESG) de 2014 sur la victimisation, une seule donnée semble retenir l’attention de tous : autant d’hommes que de femmes seraient victimes de violence conjugale. Pour beaucoup, c’est un constat éloquent qui fait tomber un mythe. Pour la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF), il importe d’interpréter ces données statistiques avec précaution, mais surtout de contextualiser la question et d’en préciser certains éléments.

Violence envers les hommes.

La FMHF ne nie pas que des hommes puissent être victimes de violence de la part de leur conjointe. Selon les chiffres, environ 4%, soit 760 000 personnes, ont déclaré avoir été victimes de violence physique ou sexuelle, ou les deux, de la part de leur partenaire au cours des cinq années précédentes. Une proportion de 4% identique à la fois chez les hommes et les femmes. L’enquête semble effectivement démontrer un taux de violence symétrique. Cependant, et depuis plusieurs années déjà, aucun consensus n’est trouvé compte tenu notamment des différences de méthodologie utilisée.

La prise en compte du contexte.

Les limites méthodologiques sont bien présentes lorsqu’il s’agit de mesurer des comportements, sans pour autant les ancrer dans un contexte. Comme le précise dans la Presse canadienne Stéphane Guay, criminologue et spécialiste des questions de violence de l’Université de Montréal, « Par exemple, quand une femme porte des coups, est-ce que c’était en guise de réplique ou si c’est la femme qui a initié le geste? On ne le sait pas ».

En cela, il est nécessaire de poser une définition claire sur un phénomène aussi grave que la violence conjugale. Tel que précise le plan d’action gouvernemental 2012-2017 en matière de violence conjugale du gouvernement du Québec : « La violence conjugale comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique. Elle ne résulte pas d’une perte de contrôle, mais constitue, au contraire, un moyen choisi pour dominer l’autre personne et affirmer son pouvoir sur elle. » Il importe de distinguer la violence conjugale de la violence situationnelle ou des chicanes de couple. Sans précision aucune, comment distinguer des actes de violence graves perpétrés dans un climat constant de domination et des actes de violence ponctuels délivrés en guise de réplique ou de défense ? Il est essentiel de rester précautionneux quant à la lecture de chiffres non contextualisés.

Le concept de «symétrie» et ses failles.

De plus en plus d’enquêtes sur la violence se fondent sur le concept de « symétrie », utilisant des instruments de mesure se basant exclusivement sur le geste physique. On occulte progressivement  l’analyse de la violence en termes de rapports de pouvoir entre hommes et femmes et la réalité spécifique de la violence envers les femmes. Ainsi, la violence est symétrique et le coup de poing de l’homme violent équivaut au coup de poing de la femme qui, souvent, se défend : parce qu’elles ne sont pas des victimes passives, les femmes seraient donc aussi violentes que les hommes. Ce concept biaise évidemment la représentation des violences.

En cela, la FMHF recommande l’utilisation systématique de l’analyse différenciée selon les sexes (ADS) concernant toute étude et publication portant sur la violence. Cela permettrait de disposer de données plus justes et plus fiables, et ce, en fonction du sexe. Ainsi, les acteurs concernés pourront intervenir de façon à répondre aux besoins précis des victimes, qu’elles soient femmes ou hommes. Plutôt que de symétriser la violence, pourquoi ne pas s’affairer à faire de l’égalité de droit une égalité de fait, garante d’une société sans violence ?

La gravité de la violence.

Les femmes sont plus souvent victimes que les hommes d’actes de violence plus dangereux et leurs conséquences physiques et psychologiques sont plus importantes. Parmi les victimes de violence conjugale, les femmes demeurent deux fois plus nombreuses à avoir subi les violences les plus graves (34% contre 16% chez les hommes), soit d’avoir été agressées sexuellement, battues, étranglées ou menacées avec une arme à feu ou un couteau. Selon les données de 2013 du ministère de la Sécurité publique du Québec : en contexte conjugal, les femmes composent la totalité ou presque des victimes d’homicides (100%), d’enlèvements (100%), de séquestrations (96,6%) et d’agressions sexuelles (97,9%).

Par ailleurs, 40% des femmes ont déclaré avoir été blessées physiquement, qu’ils s’agissent d’ecchymoses, de coupures ou d’os brisés. L’ESG précise également qu’en plus des blessures corporelles, des effets psychologiques associés au trouble de stress post-traumatique (TSPT) ont été mentionnés par les victimes de violence conjugale et majoritairement chez les femmes. Les actes de violences que les femmes affrontent sont souvent susceptibles de mettre en danger leur vie et de les traumatiser longtemps par la suite. Ces gestes laissent des traces, à la fois physiques et psychologiques.

4%

Encore une fois, le but n’est pas de discréditer la violence dont les hommes peuvent être victimes. Il s’agit simplement de mettre en lumière certains éléments primordiaux afin de ne pas tirer de conclusions hâtives. Les chiffres parlent, mais ne relatent pas un portrait juste de la réalité. Non, les 4% avancés ne sont pas identiques chez les hommes et les femmes. Non, ces 4% n’ont pas la même portée et la même signification. Non, le mythe ne s’effondre pas, les femmes sont toujours les principales victimes de violences conjugales et les plus gravement touchées. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1 femme sur 3 est victime de viol dans sa vie : faut que ça change !

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Sources et info :

Manon Monastesse
Directrice générale
Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
514-242-4354

Marie-Hélène Senay
Coordonnatrice communications et analyse politique
Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
514-878-9757 #224
mhsenay@fede.qc.ca

Dehors contre l’austérité

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RGPAQCommuniqué

 « Les 2-3 novembre, on ferme ! Dehors contre l’austérité » –

Le RGPAQ, solidaire des organismes œuvrant en santé et services sociaux et en défense collective des droits

 

 

Montréal, le 2 novembre 2015 – En cette journée où des centaines d’organismes d’action communautaire autonome (ACA) ont décidé de fermer leurs portes ou d’interrompre leurs activités, le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) tient à exprimer sa solidarité envers ces derniers et l’ensemble du mouvement de l’action communautaire autonome.

L’appel à la grève, une initiative des campagnes « Je tiens à ma communauté > Je soutiens le communautaire » et « Les droits, ça se défend », a été entendu par plus de 1100 organismes de tous horizons, y compris l’alphabétisation populaire. Voici le message lancé auquel le RGPAQ adhère sans réserve : En coupant les services et en détériorant les droits des personnes marginalisées et en situation de pauvreté, l’austérité s’attaque aux organismes communautaires. Ainsi, plus les besoins de la population augmentent, plus les groupes sont sollicités, sans pour autant voir leur financement rehausser. Par conséquent, le gouvernement doit accorder un financement adéquat pour ces organismes et abandonner ses compressions budgétaires.

Les groupes populaires d’alphabétisation : aussi en mode survie!

À l’instar de l’ensemble du mouvement de l’ACA, le RGPAQ et ses membres réclament un rehaussement de leur financement à la mission ainsi que l’indexation annuelle de leur subvention. Ils réclament également que tous les ministères respectent et appliquent la Politique de l’action communautaire dans ses paramètres négociés avec le milieu de l’ACA.

Dans la dernière année, les groupes populaires d’alphabétisation ont fait état d’un manque à gagner d’un peu plus de 9,2 millions de dollars pour répondre aux besoins exprimés dans leur communauté et par les adultes les fréquentant. La subvention pour un groupe de base se situe en moyenne autour de 98 000 $. Aucun investissement n’a par ailleurs été fait dans ce réseau depuis 2008. Ils ne bénéficient même pas d’une subvention indexée annuellement au coût de la vie qui leur permettrait de maintenir le même niveau d’activités d’une année à l’autre et d’assurer la stabilité de leur équipe de travail[1] sur qui repose la réalisation de leur mission.

« Les groupes populaires d’alphabétisation sont actuellement confrontés à une inadéquation entre les ressources à leur disposition et les exigences liées à la réalisation de leur mission en alphabétisation » déplore Christian Pelletier, coordonnateur du RGPAQ. En effet, les organismes voient leur travail s’alourdir d’année en année. Alors que leurs ressources financières stagnent ou diminuent, ces groupes font face à des responsabilités financières de plus en plus grandes et leur travail auprès des populations se complexifie dû notamment à la détérioration des conditions de vie des personnes rejointes et à la multiplication des problèmes auxquels elles sont confrontées.

« Le contexte d’austérité dans lequel nous sommes tous plongés ne fera qu’aggraver la situation : celle des adultes peu alphabétisés et de leur famille, en détériorant leurs conditions de vie et en les privant de services publics adéquats et, celle des organismes d’alphabétisation populaire qui peinent à répondre aux besoins exprimés dans les communautés » conclut monsieur Pelletier.

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Le RGPAQ est un organisme voué à la promotion et au développement de l’alphabétisation populaire et des groupes populaires en alphabétisation ainsi qu’à la défense des droits des adultes peu alphabétisés. Il partage avec l’ensemble du mouvement de l’action communautaire autonome la vision d’une société juste, égalitaire et démocratique.

 

 

Information :           Caroline Meunier

Cell. : 514 880-7762

[1] Le réseau des groupes populaires d’alphabétisation peut compter sur plus de 1100 travailleurs salariés, en majorité des femmes, permanents ou non, à temps plein ou partiel. Plus de 4000 bénévoles les soutiennent annuellement dans la réalisation de leur mission.

Justice pour les femmes autochtones

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Montréal le 27 octobre 2015 –

 »Les regroupements d’organisations travaillant directement auprès des femmes violentées souhaitent exprimer publiquement leur solidarité avec les femmes autochtones et lancent un appel à la mobilisation de la population afin que les femmes autochtones aient accès à plus de justice. Nous joignons notre voix à ces femmes réclamant justice et saluons l’immense courage qu’il leur a fallu pour poser le geste salutaire de dénoncer l’intolérable. Nous invitons la population à utiliser la campagne #OnVousCroit pour leur manifester leur appui et appelons à la participation à la Vigile organisée par Idle No More – Québec qui aura lieu le jeudi 29 octobre à 18h00 à la Place des arts. Nous soutenons leurs demandes pour une enquête indépendante sur les gestes posés par des policiers de la Sûreté du Québec de Val d’Or et souhaitons la mise en place rapide d’une commission d’enquête sur la disparition et les meurtres de femmes autochtones au coeur de laquelle les femmes autochtones doivent tenir un rôle prépondérant.

Les responsables de l’administration de la justice, la ministre en tête, les corps policiers, les procureurEs, les juges doivent revoir leurs pratiques et briser les barrières se dressant entre les femmes, tout particulièrement les femmes autochtones et la justice. Toutes les formes de violence envers les femmes, peu importe qui en sont les auteurs, peu importe là où elles se pratiquent, sont des entraves à la sécurité et à la liberté de toutes les femmes et un obstacle majeur à l’égalité de fait pour toutes.

Nos groupes travaillent au quotidien et ce, 365 jours par année depuis souvent 40 ans, pour dénoncer la violence envers les femmes et offrir des alternatives à celles aux prises avec la violence physique et sexuelle. Nous sommes trop souvent témoins de l’indifférence dans laquelle les femmes dévoilant les agressions subies se retrouvent ou encore de l’impunité dont bénéficient trop d’agresseurs. Nous travaillons au quotidien pour que la honte change de camp et que la société assume ses responsabilités pour faire cesser cette violence.

Aujourd’hui, c’est avec nos soeurs autochtones que nous nous élevons pour réclamer justice. Cette justice suppose, dans un premier temps, que nous reconnaissions l’impact du colonialisme sur les communautés autochtones et que nous soutenions les demandes de réparation légitimes qu’elles portent.

Les femmes autochtones, cibles de mépris et de racisme, connaissent trop bien l’impact du silence et du désintérêt envers la violence qu’elles subissent. Certaines se sont levées, comme d’autres femmes autochtones avant elles, pour nommer l’injustice et les horreurs qui en découlent depuis trop longtemps. Leurs voix s’élèvent et un mouvement doit les suivre. »

 

Diane Matte, Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)

Manon Monastesse, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)

Sylvie Langlais, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)

Nathalie Duhamel, Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS)

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Pour plus d’informations:

Éliane Legault-Roy, CLES (514) 750-4535 ou 692-4762

Manon Monastesse, FMHF 514-242-6354

Louise Riendeau, RMFVVC (514) 220-1057

Nathalie Duhamel, RQCALACS (514) 346-5252

Les organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent « sortiront dehors » cet automne !

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Rimouski, le 19 octobre 2015

 

La Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent (TROC) joint sa voix à celles de la Corporation de Développement Communautaire (CDC) de la Vallée de la Matapédia, de la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent et de la CDC du KRTB pour souligner la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome, qui se tiendra du 18 au 24 octobre. Plus que jamais, alors que l’austérité gouvernementale persiste, nous considérons qu’il est important de mettre en lumière le travail et les pratiques des organismes d’action communautaire autonome (ACA) qui sont à l’avant-garde du développement social et communautaire au Bas-Saint-Laurent, comme partout au Québec. Les organismes communautaires viennent en aide aux femmes, aux hommes, aux familles, aux personnes démunies, aux personnes vivant avec un handicap, aux jeunes, auprès des aînéEs, etc. La réappropriation du pouvoir par les personnes, afin qu’elles puissent agir comme citoyenNE à part entière, est à la base de leur approche. L’écoute, l’entraide, ainsi que des activités d’information et d’éducation populaire sont partie intégrante de leur quotidien. Les organismes portent des valeurs de justice sociale et d’égalité. Cet automne, ils sortiront dehors contre l’austérité !

Les 2 et 3 novembre prochains, sous le thème «Dehors contre l’austérité», ils se mobiliseront pour le respect de leur autonomie et la reconnaissance de leur travail comme moteur de progrès social, le plein financement à la mission de tous les organismes communautaires autonomes qui y ont droit et pour exiger la fin des compressions budgétaires de même qu’un réinvestissement majeur dans les services publics et les programmes sociaux.

Le 2 novembre, les organismes communautaires seront visibles dans chacune des MRC du Bas-Saint-Laurent. Ils se rassembleront dans des zones communautaires autonomes, des espaces publics délimités et passants, où ils aborderont la population pour se faire connaître et témoigner des défis et difficultés qu’ils vivent dans un contexte d’austérité et de sous-financement chronique.

Le 3 novembre, en compagnie de leurs alliéEs, ils se rassembleront à Rimouski pour une manifestation régionale qui se terminera à la Coopérative Paradis. «Si vous souhaitez soutenir les organismes communautaires de la région dans leurs revendications, et si vous croyez, comme nous, que les mesures d’austérité menacent les acquis et la survie des services publics et des programmes sociaux que la société québécoise a bâti au cours des 60 dernières années : l’invitation à vous joindre à nous vous est lancée!’’ indique Émilie Saint-Pierre, coordonnatrice à la TROC du Bas-Saint-Laurent. Le départ de la manifestation se fera le 3 novembre à 11h45, à la Place des Anciens combattants de Rimouski.

Le 3 novembre en après-midi, le Bas-Saint-Laurent accueillera la Commission populaire sur l’action communautaire autonome qui se déplace dans toutes les régions du Québec. L’objectif de cette commission itinérante est de recueillir les témoignages des organismes communautaires pour mettre en lumière le travail accompli auprès de la population, mais aussi les difficultés rencontrées dû au manque de reconnaissance et au sous-financement chronique de la part du gouvernement du Québec. Les commissaires Suzanne Tremblay, ex-députée fédérale dans la région; Louise Castonguay, femme engagée du milieu communautaire depuis plus de 20 ans; et Normand Gilbert, coordonnateur du Réseau Québécois de l’Action Communautaire Autonome, organisation instigatrice de cette commission itinérante, recevront les doléances des organismes communautaires de la région. La population bas-laurentienne est invitée à assister à cette commission populaire qui se tiendra sous forme de Cabaret, à la Coopérative Paradis de Rimouski, 274 Michaud, le 3 novembre dès 13h30. L’entrée est gratuite.

Prochainement, les organismes communautaires membres de la TROC du Bas-Saint-Laurent seront aussi visibles sur le Web. La TROC effectuera le lancement de son nouveau portail Web le 26 octobre prochain dès 15h, à la microbrasserie Le Bien, Le Malt de Rimouski. Le lancement sera suivi d’un 4 à 6 réseautage pour les organismes. Ce portail donnera une visibilité supplémentaire aux organismes membres de la TROC et à la TROC elle-même.

La TROC du Bas-Saint-Laurent organise ces activités conjointement avec la CDC de la Vallée de la Matapédia, la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent et la CDC du KRTB.

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Semaine ACA 2015

La Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent est un regroupement de 89 organismes communautaires autonomes de la région du Bas-Saint-Laurent intervenant principalement dans le domaine de la santé et des services sociaux. Depuis 20 ans, elle agit à titre de porte-parole des organismes communautaires quant aux dossiers liés à la promotion et à la défense de leurs spécificités et de leurs pratiques alternatives. La TROC est un lieu d’analyse et d’action sociale et politique basés sur les besoins et les réalités de ses membres. Elle fait la promotion des intérêts des organismes communautaires et ceux des populations auprès desquelles ils interviennent.

Pour information : Émilie Saint-Pierre, Coordonnatrice

Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent

Téléphone : 418-722-0621 – Courriel : trocbsl@globetrotter.net