Les formes de violence

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  • la violence verbale :

Votre partenaire vous: crie après, sacre après, parle d’un ton autoritaire ou, au contraire, utilise une intonation et choisit une manière de s’exprimer que vous êtes seule à comprendre, de sorte que si vous ne répondez pas à ses attentes, vous risquez d’être violentée, etc.

  • la violence psychologique :

Votre partenaire vous: critique, découragge dans vos initiatives, insulte, rejette, isole de vos amiEs ou de votre famille, vous menace, fait subir une série d’attitudes et de propos méprisants et insultants: « ta cuisine n’est pas mangeable », « t,es pas capable d’élever tes enfants comme du monde », « t’es bonne à rien », etc.

  • la violence sexuelle:

Votre partenaire vous: oblige ou insiste fortement à avoir des rapports sexuels avec lui ou avec d’autres, impose l’utilisation de matériel pronographique, compare physiquement ou sexuellement à d’atures femmes. Il ne tient pas conmpte des enfants lorsqu’il veut une relation sexuelle, etc.

  • la violence économique:

Votre partenaire vous: défend de travailler ou vous oblige à le faire, refuse l’accès à l’information concernant les ressources financières, oblige à payer ses dettes personnelles avec vos cartes de crédit ou votre argent, etc.

  • la violence physique:

Votre partenaire vous: gifle, donne des coups de poing, bouscule, frappe, immobilise, lance ou détruit des objets ou vos effets personnels, etc.

L’utilisation de ces formes de violence permet à l’agresseur d’adapter ses stratégies de contrôle selon la réaction de sa partenaire. Et les formes de violence qu’il utilisera dans ses stratégies ne suivront pas nécessairement un parcours linéaire. L’exemple d’une femme assassinée par son conjoint sans avoir subi de violence conjugale au préalable démontre bien que la violence conjugale n’est pas une escalade d’agressions qui commence avec la violence psychologique pour se terminer avec le meurtre ou la tentative de meurtre.

Michèle Cody, internvenante à La Gigogne

Besoin d’aide, de parler : 418-562-3377 ou intervenantesgigogne@hotmail.com

Violence conjugale ou chicane de couple ?

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Dans un couple où la violence se produit, il y a en a un qui cherche inévitablement à gagner le pouvoir sur l’autre et c’est toujours le même , l’agresseur, alors que l’autre partenaire tente de se défendre ou de se protéger. La domination n’origine donc pas tantôt l’un et tantôt l’autre, comme c’est le cas dans les chicanes de couple où l’initiateur du conflit peut alterner selon les situations. L’agresseur cherche en fait à imposer sa volonté, son pouvoir sur l’autre. C’est habituellement cette recherche de pouvoir qui le guide dans ses actions et dans ce sens, tous les prétextes sont bons.

 La chicane de couple, quant à elle, est l’expression d’un différend entre deux partenaires. Dans ce cas, ce n’est pas tant le pouvoir sur l’autre qui est en jeu mais le désir de convaincre l’autre de son point de vue et de gagner sur la situation. Les deux argumentent alors de la validité de leur position.

En violence conjugale, l’agresseur utilisera différentes statégies pour faire basculer le pouvoir de sa victime et l’amener ainsi à se soumettre à lui. Des moyens souvent variés : moqueries, dénigrement des personnes de son entourage, humuliatons devant ceux et celles qu’elle estime, crise de jalousie et interdictions dans les allées et venues, contrôle des dépenses, attaques verbales et menaces, objets lancés sur les murs ou mains enserrant le cou, allant parfois jusqu’à des coups de pied, des coups de poing.

Pour conclure, la chicane de couple s’avère tout à fait normale dans notre société. Par contre, la violence conjugale est inacceptable et doit être dénoncée.

Michèle Cody, intervenante à La Gigogne

Pour parler à une intervenante de La Gigogne : 418-562-3377 ou intervenantesgigogne@hotmail.com

Beau témoignage

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Un beau témoignage des membres du groupe Alpha La Gigogne, à lire dans la Voix de la Matanie :

http://virtuel.lavoixgaspesienne.canoe.ca/doc/hebdo_la-voix-gaspesienne/20110413_matanie_opt/2011041201/6.html#6

Quelques chiffres qui font réfléchir

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Les victimes indirectes de la criminalité commise dans un contexte conjugal

Un peu plus du tiers (35 %) de ces victimes indirectes étaient âgées de moins de 18 ans. Soixante pour cent (60 %) d’entre elles étaient les enfants de l’auteur présumé, les autres étant surtout une simple connaissance ou un autre membre de la famille. Ces jeunes victimes ont principalement subi des voies de fait de niveau 1 (5 sur 10), des menaces (3 sur 10) et des voies de fait de niveau 2 (1 sur 10). Source : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca

Au cours des années 1995 à 2000, on a recensé 95 femmes tuées par leur conjoint, leur ex-conjoint ou leur ami intime, ce qui équivaut à 16,8 décès, en moyenne, par année au Québec.

Sur une période d’une année, plus de 100 000 Québécoises, soit 6 % des femmes de 18 ans et plus vivant en couple, ont été victimes de violence physique de la part de leur partenaire. Source : http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sociaux/violenceconjugale.php

Selon l’institut national de santé  publique au Québec, « la prévalence de la violence conjugale au sein d’une population est difficile à évaluer du point de vue statistique. Ni les enquêtes policières ni les enquêtes de population ne parviennent à rendre compte de toute l’ampleur du problème ».

Le quart des femmes violentées qui résident dans les maisons d’hébergement ont signalé l’incident de violence à la police (Statistiques Canada).

La violence conjugale au Québec en 2008

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Pour l’année 2008, les policiers du Québec ont enregistré 17 321 infractions contre la  personne commises dans un contexte conjugal. De toutes les victimes, un peu plus de 8 sur 10 étaient des femmes. Depuis plus de dix ans, ces infractions représentent un peu plus du cinquième de l’ensemble des infractions contre la personne. La prévention semble faire son chemin puisque les infractions commises dans un contexte conjugal ont légèrement diminué en 2008. En effet, les corps policiers ont enregistré 7 infractions de moins qu’en 2007.

 L’évolution en 2008 des infractions Un peu plus de la moitié (55 %) des infractions étaient des voies de fait de niveau 1 (emploi de la force, tentative ou menace de l’utiliser). Les menaces composaient 15 % des infractions alors que, pour les voies de fait de niveau 2 (porter, utiliser ou menacer d’utiliser une arme en se livrant à des voies de fait) et le harcèlement criminel, les proportions étaient respectivement de 13 % et 11 %. Finalement, une minime partie des infractions était composée d’enlèvements ou séquestrations (2 %) et d’agressions sexuelles (2 %), le reste (2 %) étant des appels téléphoniques indécents ou harassants, de l’intimidation, des voies de fait de niveau 3 (blesser, mutiler, défigurer ou mettre la vie en danger en se livrant à des voies de fait), des tentatives de meurtre et des homicides. 

Source : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca