Qui frappe-t-elle ?

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Qui est à l’abri de la violence conjugale ?

Personne, en fait. Aucune femme, aucun enfant. Il arrive aussi que des hommes en soient victimes, dans des couples homosexuels ou hétérosexuels, mais cela n’a pas le caractère épidémique de la violence faite aux femmes.

Dans le monde, une femme sur cinq sera au cours de sa vie victime d’un viol ou d’une tentative de viol. Une femme sur trois aura été battue, contrainte d’avoir des rapports sexuels ou vicitme d’autres sévices, généralement du fait d’un membre de sa famille ou d’une personne de sa connaissance.

Il n’y a pas de portrait type d’une femme victime de violence conjugale, pas plus qu’il n’y a d' »agresseur type ». Tous les hommes, quels que soient leur culture, leur ethnie, leur statut social, leur âge ou leur revenu, peuvent un jour ou l’autre recourir à la violence pour dominer, ou contrôler, leur conjointe. Rien ne distingue a priori, ceux qui le feront de ceux qui l’éviteront. De la même façon, rien ne prédestine une femme à devenir victime de violence conjugale. C’est donc dire que la victime n’est pas responsable de la violence qu’elle vit. Toutes les femmes, quels que soient leur culture, leur ethnie, leur statut social, leur âge ou leur revenu, peuvent un jour être vicitme de violence conjugale.

Ce type de rapport de pouvoir n’est pas le lot d’une classe défavorisée ou de certaines catégories de gens, comme on le croit trop souvent. Il frappe autant chez les riches que chez les pauvres. Il n’est pas relié en aucune façon l’alcool, à la drogue, aux coutumes religieuses ou culturelles, etc. On retrouve ces rapports de pouvoir partout dans le monde, partout où les hommes veulent dominer leur conjointe, partout où la société les laisse faire.

C’EST CLAIR : AUCUNE FEMME NI AUCUNE FILLE NE SONT À L’ABRI DE LA VIOLENCE CONJUGALE

Michelle Cody, Intervenante à La Gigogne

Noir silence chante le respect

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Le concours de création littéraire « Quand l’Amour s’accorde avec Respect » était destiné aux élèves de cinquième secondaire de la Commission scolaire Beauce-Etchemin et voulait sensibiliser les jeunes aux rapports égalitaires entre les hommes et les femmes, afin de prévenir l’apparition de la violence dans les relations amoureuses des jeunes.

Par Éric Gagnon Poulin ce  6 juin 2011 à 16h32 : http://www.editionbeauce.com/nouvelles/culture/14135/noir-silence-chante-le-respect.php

La Gigogne, maintenant une maison branchée !

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La Gigogne est devenue une maison branchée : les deux intervenantes jeunesse ont bénéficié et réussi une certification spécifique donnée par le Regroupement des maisons d’hébergement visant l’implantation du programme « Branchons-nous sur les rapports de force » dans les écoles de la Commissions scolaire des Monts-et-marées.

Branchons-nous  sur les rapports de force consiste à outiller TOUS  les acteurs  impliqués dans une école à faire face à la violence en offrant :

  • une formation rigoureuse et unique
  • un accompagnement continu
  • une animation vivante du programme auprès des élèves, du personnel scolaire et des parents
  • une malette pédagogique

Source : http://maisons-femmes.qc.ca/violence-a-lecole/violence-au-primaire

Pour en savoir plus sur le programme : 418-562-3377 et demander à parler à une intervenante jeunesse de La Gigogne

Programme d’action communautaire sur le terrain de l’éducation

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« L’alphabétisation populaire est intégrée à la mission de La Gigogne depuis 1983. À l’origine, des travailleuses, des femmes hébergées et ex-hébergées avaient exprimé le besoin d’être outillées pour améliorer leurs conditions de vie. Anisi, l’aphabétisation populaire prenait forme au sein de la maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale.

L’enquête internationale sur l’alphabétisme et les compétences des adultes de 2003 a révélé que 56% des adultes francophones ont de la difficulté à comprendre ce qu’ils lisent. La société en perpétuel changement, les nouvelles technologies et l’accès en ligne ne simplifient pas la vie des gens en général et de nos participantes en particulier. D’un côté, nous avons accès à une panoplie d’information et de l’autre, il y a moins de ressources pour les aider à comprendre et gérer cette inforamtion. Nos participantes remarquent cette tendance et veulent s’outiller pour se donner le pouvoir d’agir pour leur mieux vivre.

La maîtrise de la lecture et de l’écriture s’exerce à travers une pratique de conscientisation : Nourrir la réflexion, prendre part au débat, semer des pourquoi et récolter des comment, s’entraider, favoriser l’écoute de l’autre et le partage de savoir-être et de savoir-faire. En alpha, c’est l’acte de communiquer que lire et écrire prend tout son sens.

La préférence des femmes va à la formation en milieu communautaire en raison de son approche souple, sa qualité d’accueil, les relations égalitaires et le dynamisme des ateliers qui correspondent à leurs besoins et les aident à se réaliser dans leur défi d’apprendre…Rendre accessible la formation, c’est outiller les femmes pour qu’elles puissent agir sur leurs conditions de vie.

Compte tenue de notre situation financière et des effectifs disponibles, nous avons priorisé le maintien de l’offre de services plutôt que d’accroître leur développement. Nous nous investissons dans la concertation avec le milieu pour contrer la sous-scolarisation, actualiser nos actions préventives et établir des collaborations visant la qualité des services offerts. »

Suzanne Légaré, coordonnatrice Alpha La Gigogne, extrait du rapport d’activités 2010-2011

L’équipe des travailleuses

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« Tout au long de l’année, La Gigogne a pu compter sur une équipe de travailleuses mobilisées par la Marche mondiale des femmes et par les revendications qu’elle porte sur le terrain, concrètement, les intervenantes ont été « éprouvées » par la lourdeur de la tâche, particulièrement pendant la période estivale. La maison d’hébergement était à pleine capacité, pendant la période de vacances et tout le monde a du mettre la main à la pâte. Seize (16) personnes hébergées en même temps. Une moyenne de 110.5% de taux d’occupation pour juillet et août.

Alors qu’habituellement il y a relâche de réunions d’équipe pendant cette période, l’été 2010 exigea sept (7) réunions pour se concerter dans la supervision de la maison, se rappeler les règles de vie, se donner de l’espace pour ventiler, convenir d’une intervention particulière… Les décisions d’équipe sont importante à respecter par toutes les intervenantes pour une meilleure cohésion dans l’intervention auprès des femmes et des enfants.

Outre l’intervention auprès des femmes et des enfants, les intervenantes sont appelées à s’impliquer sur des comités de travail visant à bonifier et à mettre à jour les outils utilisés tant au niveau du fonctionnement que de l’intervention. Cette implication est essentielle à la qualité des services offerts aux femmes et aux enfants et elle permet aux travailleuses de proposer des solutions aux difficultés rencontrées. »

Guylaine Fournier, directrice de La Gigogne, extrait du rapport d’activités 2010-2011