austérité

Dehors contre l’austérité

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RGPAQCommuniqué

 « Les 2-3 novembre, on ferme ! Dehors contre l’austérité » –

Le RGPAQ, solidaire des organismes œuvrant en santé et services sociaux et en défense collective des droits

 

 

Montréal, le 2 novembre 2015 – En cette journée où des centaines d’organismes d’action communautaire autonome (ACA) ont décidé de fermer leurs portes ou d’interrompre leurs activités, le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) tient à exprimer sa solidarité envers ces derniers et l’ensemble du mouvement de l’action communautaire autonome.

L’appel à la grève, une initiative des campagnes « Je tiens à ma communauté > Je soutiens le communautaire » et « Les droits, ça se défend », a été entendu par plus de 1100 organismes de tous horizons, y compris l’alphabétisation populaire. Voici le message lancé auquel le RGPAQ adhère sans réserve : En coupant les services et en détériorant les droits des personnes marginalisées et en situation de pauvreté, l’austérité s’attaque aux organismes communautaires. Ainsi, plus les besoins de la population augmentent, plus les groupes sont sollicités, sans pour autant voir leur financement rehausser. Par conséquent, le gouvernement doit accorder un financement adéquat pour ces organismes et abandonner ses compressions budgétaires.

Les groupes populaires d’alphabétisation : aussi en mode survie!

À l’instar de l’ensemble du mouvement de l’ACA, le RGPAQ et ses membres réclament un rehaussement de leur financement à la mission ainsi que l’indexation annuelle de leur subvention. Ils réclament également que tous les ministères respectent et appliquent la Politique de l’action communautaire dans ses paramètres négociés avec le milieu de l’ACA.

Dans la dernière année, les groupes populaires d’alphabétisation ont fait état d’un manque à gagner d’un peu plus de 9,2 millions de dollars pour répondre aux besoins exprimés dans leur communauté et par les adultes les fréquentant. La subvention pour un groupe de base se situe en moyenne autour de 98 000 $. Aucun investissement n’a par ailleurs été fait dans ce réseau depuis 2008. Ils ne bénéficient même pas d’une subvention indexée annuellement au coût de la vie qui leur permettrait de maintenir le même niveau d’activités d’une année à l’autre et d’assurer la stabilité de leur équipe de travail[1] sur qui repose la réalisation de leur mission.

« Les groupes populaires d’alphabétisation sont actuellement confrontés à une inadéquation entre les ressources à leur disposition et les exigences liées à la réalisation de leur mission en alphabétisation » déplore Christian Pelletier, coordonnateur du RGPAQ. En effet, les organismes voient leur travail s’alourdir d’année en année. Alors que leurs ressources financières stagnent ou diminuent, ces groupes font face à des responsabilités financières de plus en plus grandes et leur travail auprès des populations se complexifie dû notamment à la détérioration des conditions de vie des personnes rejointes et à la multiplication des problèmes auxquels elles sont confrontées.

« Le contexte d’austérité dans lequel nous sommes tous plongés ne fera qu’aggraver la situation : celle des adultes peu alphabétisés et de leur famille, en détériorant leurs conditions de vie et en les privant de services publics adéquats et, celle des organismes d’alphabétisation populaire qui peinent à répondre aux besoins exprimés dans les communautés » conclut monsieur Pelletier.

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Le RGPAQ est un organisme voué à la promotion et au développement de l’alphabétisation populaire et des groupes populaires en alphabétisation ainsi qu’à la défense des droits des adultes peu alphabétisés. Il partage avec l’ensemble du mouvement de l’action communautaire autonome la vision d’une société juste, égalitaire et démocratique.

 

 

Information :           Caroline Meunier

Cell. : 514 880-7762

[1] Le réseau des groupes populaires d’alphabétisation peut compter sur plus de 1100 travailleurs salariés, en majorité des femmes, permanents ou non, à temps plein ou partiel. Plus de 4000 bénévoles les soutiennent annuellement dans la réalisation de leur mission.

Alpha La Gigogne dit non à l’austérité !

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3 affiches préparées lors d’un remue-méninge des femmes en alpha, la semaine dernière puis acheminé au RGPAQ Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec pour la manif du 1er mai !

Félicitations les femmes !

 

Alpha La Gigogne et l’austérité

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Notre service Alpha La Gigogne a participé à la démarche de réflexion sur l’austérité avec les participantes en alphabétisation.

Leur travail est cité dans le dernier numéro du RGPAQ (Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec), bravo mesdames !

En voici le résumé :

Besoins pour vivre_2015-03-23_Alpha

L’austérité frappe durement les femmes

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Perte d’emploi Que l’on travaille dans le domaine de la santé, de l’éducation ou dans un organisme communautaire, nous sommes majoritairement des femmes. Environ 80% des emplois qui s’y rapportent sont occupés par des femmes. L’austérité a frappé très fort dans ces secteurs.

La fermeture de la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent (CRÉ-BSL) va donner lieu à plusieurs mises à pied dont les 2/3 sont des femmes et je ne parle pas des CLD, CJE et autres organisations qui se sont vu couper. Beaucoup de femmes ont perdu ou perdront d’ici peu leur emploi au Bas-Saint-Laurent.

Épuisement professionnel Celles qui restent verront leurs conditions de travail se détériorer : plus d’élèves par classe, plus de patients par médecin, moins de services spécialisés pour les élèves en difficulté, moins de services aux ainé.e.s, ce qui veut dire une charge de travail supplémentaire pour les personnes en poste.   Aussi, on voit le système de santé décharger son trop-plein vers le secteur communautaire ce qui amène une charge de travail supplémentaire pour des organismes qui sont sous-financés. Les groupes de femmes ont pu remarquer une hausse significative des références en provenance des CSSS. Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence débordent, les Centres de femmes ne suffisent plus à la tâche. Et c’est sans compter les inquiétudes des travailleuses qui ne savent pas si elles pourront conserver leur emploi, payer leurs frais de garde ou assumer une hausse des tarifs d’électricité.  Une augmentation du stress, de la fatigue et des risques d’épuisement professionnel guettent les travailleuses de ces secteurs.

Soins aux proches De plus, quand on réduit les services aux personnes, que ce soit en éducation ou en santé, on ajoute des responsabilités aux familles, qui doivent forcément compenser. Et dans les familles, qui s’occupe encore majoritairement des soins aux proches? LES FEMMES!  En résumé, les femmes font face à des pertes d’emploi, des conditions de travail qui se détériorent, des risques d’épuisement professionnel et à une augmentation des tâches reliées aux soins aux proches.

Lutte austérité

Fonds en égalité dans les régions Actuellement, des sommes d’argent parviennent au Bas-St-Laurent pour permettre la mise en place de projets et actions structurantes en matière d’égalité pour les femmes.  Ces sommes d’argent  transitent par les conférences régionales des élus. Suite à l’abolition des CRÉ,  nous avons entrepris de nombreuses démarches pour que ces budgets soient reconduits pour les deux prochaines années et nous sommes prêtes à en assurer la gestion. Au BSL, ces budgets d’environ 100 000$ par année ont servi à travailler sur, notamment,  la mise en place de politiques d’égalité dans les municipalités (+ de 20 au BSL),  la sensibilisation à la conciliation Travail-famille-études-implication sociale, la valorisation des métiers non-traditionnels pour les femmes. Ce fonds est très important pour l’atteinte de l’égalité en région.

Avec ses mesures d’austérité le gouvernement contrevient lui-même aux objectifs qu’il s’est donnée pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait! Il est encore temps pour le gouvernement de changer de cap et de tenir compte de l’impact de l’austérité sur les femmes.

Source : Brigitte Michaud   418 562-7996  brigitte.michaud@femmes-bsl.qc.ca

Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent

Liste (sûrement très incomplète des coupes qui touchent les femmes)

 

  • Pertes d’emplois dans les secteurs à prédominance féminine (santé, éducation, communautaire)
  • Incertitude quant au renouvellement du fonds en égalité dans les régions
  • Coupe de 50% du programme « À égalité pour décider » du SCF
  • Fermeture des bureaux régionaux du CSF
  • Coupe du programme d’aide financière Femmes et politique municipale du MAMOT
  • Diminution des services en analyse différenciée selon les sexes ADS (une seule agente au Secrétariat à la condition féminine)
  • Fusion des commissions scolaires
  • Coupes dans les services aux élèves en difficulté
  • Coupes dans les cégeps et universités
  • Coupes à l’aide sociale, dans les programmes d’infrastructures en entrepreneuriat collectif, accès logis, dans les services de fertilité
  • Augmentation des tarifs (Hydro-CPE-Santé)
  • Coupes dans les transferts aux municipalités
  • Coupes dans le Programme d’aide aux municipalités dévitalisées qui donnait un peu d’air aux citoyens et citoyennes parmi les plus pauvres du Québec dont plusieurs femmes et leurs enfants
  • Dissolution des agences de santé et services sociaux et création des CISSS
  • Abolition des CRÉ et des CLD
  • Fermeture du bureau régional du ministère de l’éducation, disparition du concours Chapeau les filles! et des programmes en parcours innovateurs
  • Fusion annoncée des Commissions scolaires seule instance élective où les femmes ont atteint la parité de représentation
  • Coupe de 33% (72 millions) des budgets des directions régionales de santé publique qui se préoccupent de protection, prévention, surveillance et promotion de la santé
  • Fermeture des bureaux régionaux du Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion
  • Refus de tenir compte de l’analyse différenciée selon les sexes. Le 9 octobre 2014, les député.e.s du PLQ ont voté contre le dépôt, à l’Assemblée nationale, d’une motion enjoignant le gouvernement de « soumettre la révision des programmes à l’analyse différenciée selon les sexes… ».
  • Les services publics se déchargent vers le communautaire

Les adultes peu alphabétisés dénoncent l’austérité… En 26 lettres !

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RGPAQ

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Les adultes peu alphabétisés dénoncent l’austérité… En 26 lettres !

Montréal, le 23 février 2015 – Le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) s’associe, en cette semaine d’actions dérangeantes, au vaste mouvement d’opposition de la société civile face aux politiques d’austérité prônées par le gouvernement du Québec.

Les personnes rejointes par les groupes populaires d’alphabétisation ressentent de plein fouet les compressions dans les services à la population et les hausses de tarifs. Pour ces dernières qui vivent déjà dans la précarité, les mesures d’austérité se traduiront par encore plus de précarité et des conditions de vie de plus en plus difficiles.

Au cours des dernières semaines, les adultes peu alphabétisés fréquentant nos organisations se sont exprimés sur les effets de ces mesures adoptées ou annoncées par le gouvernement de monsieur Couillard. Pour eux, l’austérité signifie :

 A pour Abandon des services publics

 B pour Besoins de base non comblés

 C pour Ça nous enlève les moyens de nous en sortir

 D pour Détresse psychologique…

Tout au long de cette semaine, le RGPAQ et ses membres diffuseront la suite de cet abécédaire de l’austérité dans les médias sociaux ou encore en participant aux nombreuses actions prévues à travers le Québec. Tout cela dans le but que la voix des adultes peu alphabétisés soit bien entendue et, espérons-le, bien comprise de nos élus à Québec.

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Le RGPAQ est un organisme voué à la promotion et au développement de l’alphabétisation populaire et des groupes populaires en alphabétisation ainsi qu’à la défense des droits des adultes peu alphabétisés. Il partage avec l’ensemble du mouvement de l’action communautaire autonome la vision d’une société juste, égalitaire et démocratique.

Source : Caroline Meunier

Cell. : 514 880-7762

Courriel : politique@rgpaq.qc.ca

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