femmes violentées

Campagne papillon : le gouvernement du Québec s’implique !

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Depuis plus de deux ans déjà, La Gigogne travaille sur son projet de construction d’une maison de seconde étape : l’Entre-Temps. La Campagne papillon, levée de fonds destinée à financer une partie du projet, en est à sa deuxième année. Et l’on peut dire que les choses vont bien.

L’objectif initial de la Campagne papillon était de 350 000$. Toutefois, une révision budgétaire du projet permet de baisser l’objectif à 250 000$. Depuis son lancement à l’automne 2011, c’est plus de 100 000$ qui ont été recueillis grâce à la générosité du milieu, des institutions et des gouvernements.

Ces derniers mois, les institutions et le gouvernement du Québec se sont vraiment impliqués dans la Campagne avec 27 000$ en budget discrétionnaire : Agence de Santé et des Services sociaux du Bas-St-Laurent (5 000$), Madame Agnès Maltais, Ministre de la condition féminine et Ministre du travail (10 000$), Madame Pauline Marois Première Ministre (5 000$), Monsieur Réjean Hébert, Ministre de la Santé et des services Sociaux (5 000$) et enfin Monsieur Sylvain Gaudreault, Ministre des Transports et Ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (2 000$). Outre l’aspect financier très important, cette implication de l’Agence de Santé et du Gouvernement du Québec, c’est aussi un signal fort qu’une maison de seconde étape pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale c’est une nécessité à Matane.

Les membres du Comité financement sont très satisfaits, mais il reste encore beaucoup de travail, puisqu’il reste 150 000$ à recueillir d’ici la construction, prévue pour cet été ! Ils encouragent vivement la population à participer à la prochaine activité de la Campagne papillon : le tirage d’un certificat voyage d’une valeur de 3 000$.

Prochaine activité de la Campagne papillon : Courrez la chance de gagner un certificat voyage d’une valeur de 3 000$. Les billets seront en vente au coût unitaire de 20$ au Dépanneur Le Cristal et au Dépanneur du Lac, ainsi qu’auprès de Michèle Cody au 418-562-3377. Participez à la Campagne papillon et ajoutez un billet de certificat voyage de La Gigogne un beau cadeau de St-Valentin !

Et où vont les dons ? Ils restent chez nous, dans notre communauté ! Chaque don de la Campagne papillon va sur un compte spécifique pour la construction de l’Entre-Temps à Matane. Chaque don nous permet de venir en aide à des femmes et des enfants victimes de violence conjugale de notre communauté. Faire un don à la Campagne papillon, c’est venir en aide à notre sœur, notre cousine, notre amie, victime de violence conjugale.

Aidez ma maman et moi à obtenir un logement  sécuritaire à l’Entre-Temps.

Faites un don à La Gigogne –  C.P. 274 Matane (Québec) G4W 3N2

Mon amie vit-elle de la violence ?

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L’Avantage gaspésien – 26 septembre 2012 – Maude Pépin

Michèle Cody, intervenante à La Gigogne depuis 23 ans, conseillère à l’intervention, lance un nouveau projet de sensibilisation…

http://www.myvirtualpaper.com/doc/lavantage-gaspesien/km10regu20120926/2012092501/5.html#4

 

Les femmes craignent de sortir seules le soir à Mont-Joli

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« MONT-JOLI – À Mont-Joli, même si la ville est plutôt sécuritaire et que les agressions dans les lieux publics sont pour ainsi dire inexistantes, les femmes se sentent insécures et ont peur lorsqu’elles doivent sortir seules le soir.

C’est ce qui ressort d’une enquête menée par le Centre femmes de La Mitis auprès d’un petit groupe de femmes et d’hommes. Selon Elsa Lambert, qui est agente de développement au Centre femmes, les agressions ou gestes de vandalisme rapportés par les médias ont une influence sur la perception qu’ont les femmes de leur propre milieu. Les mauvaises expériences personnelles ou celles vécues par des proches affectent aussi leur sentiment de sécurité. »

http://www.hebdosregionaux.ca/est-du-quebec/2012/09/04/les-femmes-craignent-de-sortir-seules-le-soir-a-mont-joli

 

La violence conjugale, c’est quoi ?

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Du 25 novembre au 6 décembre 2011, c’est la campagne : 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes.

C’est sans doute le bon moment pour s’arrêter à définir ce qu’est la violence conjugale et comment elle se manifeste au Québec :

« La violence conjugale comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique. Elle ne résulte pas d’une perte de contrôle, mais constitue, au contraire, un moyen choisi pour dominer l’autre personne et affirmer son pouvoir sur elle. Elle peut être vécue dans une relation maritale, extramaritale ou amoureuses, à tous les âges de la vie.

Les conflits sont inévitables dans une relation de couple. Ils permettent d’exprimer des divergences d’opinion et de trouver des compromis. Par contre, la violence est utilisée pour contrôler et dominer la conjointe et se manifeste par des comportements inacceptables qui entraînent des conséquences physiques et psychologiques graves pour cette dernière. Le conflit se règle normalement par un compromis entre les conjoints, alors que la violence ne se termine que si la femme accepte de se conformer à la volonté de son conjoint ».

« En 2009, les corps policiers, au Québec, ont enregistré 18 180 infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal, c’est-à-dire par une personne conjointe, ex-conjointe, amie intime ou ex-amie intime de la victime. Ces infractions, représentant plus du cinquième (22 %) de toutes les infractions contre la personne qui ont été consignées dans l’année, ont augmenté de près de 4 % en 2009, soit 827 infractions additionnelles..

Un peu plus de la moitié des infractions (9 851) étaient des voies  de fait de niveau 1 (le fait de tenter d’employer ou d’employer la force contre une personne, sans son consentement). Suivaient principalement les menaces (2 615), les voies  de fait de niveau 2 (voies de fait avec une arme ou causant des lésions corporelles) (2 208) et le harcèlement   criminel (1 962).

Les homicides (17), les tentatives  de  meurtre (31) et les voies  de fait de niveau 3 (voies de fait blessant, mutilant, défigurant ou mettant la vie en danger) (65) composaient moins de 1 % des infractions.

Le profil général des victimes est également demeuré le même par rapport aux dernières années :

  • les victimes étaient majoritairement des femmes (82 %);
  • près de quatre victimes sur dix étaient âgées de 18 à 29 ans, les proportions diminuant ensuite avec l’avancement en âge;
  • 45 % étaient les conjointes de l’auteur présumé tandis que 41 % étaient des ex-conjointes;
  • 43 % ont été blessées lors de l’infraction et, parmi les victimes blessées, 3 % ont eu des blessures graves ou mortelles. »

 

Sources : Avis-Sécurité, agir sur la Violence en Information et Sensibilisant et Sécurité publique Québec