violence conjugale

La Gigogne de Matane s’oppose à la destruction du registre des armes

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La Voix gaspésienne/La Voix de la Matanie

Publié le 28 novembre 2011 à 00:00

« Un registre nécessaire
En améliorant les processus d’inspection des demandes et en rendant l’enregistrement obligatoire, rappelle La Gigogne, la Loi sur les armes à feu de 1995 a été conçue, entre autres choses, pour réduire les risques que des conjoints abusifs aient accès à des armes à feu.
Même s’il ne s’agit pas d’une panacée, selon elle, le registre est un outil important contre la violence faite aux femmes. Les policiers peuvent en tirer profit pour protéger les femmes aux prises avec des problèmes de violence conjugale. Savoir qui possède des armes à feu peut donc guider les policiers et les aider à mettre en œuvre des mécanismes de protection appropriés. Ce sont les armes à feu qui sont les plus susceptibles d’être utilisées dans les cas d’homicides de violence conjugale. »

http://lavoixgaspesienne.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=216647&id=762&classif=Nouvelles

La violence conjugale, c’est quoi ?

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Du 25 novembre au 6 décembre 2011, c’est la campagne : 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes.

C’est sans doute le bon moment pour s’arrêter à définir ce qu’est la violence conjugale et comment elle se manifeste au Québec :

« La violence conjugale comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique. Elle ne résulte pas d’une perte de contrôle, mais constitue, au contraire, un moyen choisi pour dominer l’autre personne et affirmer son pouvoir sur elle. Elle peut être vécue dans une relation maritale, extramaritale ou amoureuses, à tous les âges de la vie.

Les conflits sont inévitables dans une relation de couple. Ils permettent d’exprimer des divergences d’opinion et de trouver des compromis. Par contre, la violence est utilisée pour contrôler et dominer la conjointe et se manifeste par des comportements inacceptables qui entraînent des conséquences physiques et psychologiques graves pour cette dernière. Le conflit se règle normalement par un compromis entre les conjoints, alors que la violence ne se termine que si la femme accepte de se conformer à la volonté de son conjoint ».

« En 2009, les corps policiers, au Québec, ont enregistré 18 180 infractions contre la personne commises dans un contexte conjugal, c’est-à-dire par une personne conjointe, ex-conjointe, amie intime ou ex-amie intime de la victime. Ces infractions, représentant plus du cinquième (22 %) de toutes les infractions contre la personne qui ont été consignées dans l’année, ont augmenté de près de 4 % en 2009, soit 827 infractions additionnelles..

Un peu plus de la moitié des infractions (9 851) étaient des voies  de fait de niveau 1 (le fait de tenter d’employer ou d’employer la force contre une personne, sans son consentement). Suivaient principalement les menaces (2 615), les voies  de fait de niveau 2 (voies de fait avec une arme ou causant des lésions corporelles) (2 208) et le harcèlement   criminel (1 962).

Les homicides (17), les tentatives  de  meurtre (31) et les voies  de fait de niveau 3 (voies de fait blessant, mutilant, défigurant ou mettant la vie en danger) (65) composaient moins de 1 % des infractions.

Le profil général des victimes est également demeuré le même par rapport aux dernières années :

  • les victimes étaient majoritairement des femmes (82 %);
  • près de quatre victimes sur dix étaient âgées de 18 à 29 ans, les proportions diminuant ensuite avec l’avancement en âge;
  • 45 % étaient les conjointes de l’auteur présumé tandis que 41 % étaient des ex-conjointes;
  • 43 % ont été blessées lors de l’infraction et, parmi les victimes blessées, 3 % ont eu des blessures graves ou mortelles. »

 

Sources : Avis-Sécurité, agir sur la Violence en Information et Sensibilisant et Sécurité publique Québec

Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence faite aux femmes

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« La campagne de cette année a pour objectif de sensibiliser un large public sous le thème « La violence envers les femmes continue d’exister parce que…». Elle souhaite mettre en évidence la responsabilité individuelle et collective que nous avons, toutes et tous, de faire cesser la violence envers les femmes. En effet, trop de personnes continuent de justifier cette violence, considèrent qu’elle est chose du passé ou que cela ne concerne qu’un nombre restreint de femmes. Et pourtant, la violence envers les femmes persiste ! »

http://www.ffq.qc.ca/2011/11/vers-les-12-jours-daction/

Violence conjugale : un programme pour prévenir l’irréparable

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Agence QMI  15/11/2011 22h49

« MONTRÉAL — La police de Montréal ajoute un nouvel outil, unique en Amérique du Nord, à son arsenal pour prévenir les drames conjugaux. »…

http://fr.canoe.ca/infos/regional/archives/2011/11/20111115-224912.html

 

 

Comment vous dire compagnons de route…!

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« Que je vis et que je meurs tous les jours….

Que je vis en harmonie avec moi-même lorsque je franchis des peurs, que je me lance des défis, que je m’affirme et que j’acquiers des connaissances que je partage avec l’ensemble des femmes qui souffrent.

Que je meurs des gestes disgracieux de certains hommes, de leur manque de respect, de leur regard condescendant réservé aux soi-disantes féministes.

Que j’ai le sentiment de ramasser la haine à la pelle, lorsque j’entends annoncer leurs meurtres de femmes que l’agresseur jugeait fautive; ce maudit hiver de haine qui s’éternise…

Que tous les jours, je rêve d’être acceptée, choyée et validée dans mon désir de liberté par l’autre genre.

Que j’ai besoin de vous, hommes aimants, pour vaincre ce désir de domination et de destruction de vos pairs. Osez exprimer que les compromis intégrés à votre vie, pour en répartir les bénéfices équitablement, vous ont permis de sortir du joug du modèle stéréotypé de l’homme froid et insensible. Parler de votre gain de liberté et des liens de complicité qui vous rapprochent des femmes. Faites réfléchir vos connaissances, vos copains sur les blagues dégradantes ou cruelles à l’endroit des femmes et qui se retournent contre votre fille, votre mère, votre conjointe…, afin qu’ils saisissent la portée des mots qu’ils utilisent.

Puis-je espérer de vous, hommes libres, que vous soyez des modèles pour inciter les autres à aller plus loin. Surtout…, surtout…, prenez position contre la violence faite aux femmes. »

Marie Gagnon, Intervenant à La Gigogne