Amélioration du processus judiciaire pour les victimes de violence sexuelle et conjugale

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Communiqué de presse                                                                          Pour diffusion immédiate

 

Amélioration du processus judiciaire pour les victimes de violence sexuelle et conjugale

Une démarche collaborative à saluer

 

Montréal, le 15 janvier 2019- Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale salue la démarche entreprise hier par les responsables de la condition féminine de tous les partis présents à l’Assemblée nationale, à l’invitation de la ministre Lebel, également titulaire de la Justice. « La volonté évidente de vouloir collaborer pour améliorer le traitement judiciaire de la violence envers les femmes, et ainsi redonner confiance aux victimes, et le leadership de la ministre, nous permettent d’espérer des changements réels et significatifs », déclare Louise Riendeau, coresponsable des dossiers politiques au Regroupement.

Tout comme le propose Madame Hivon, le Regroupement croit que les diverses expériences de tribunaux spécialisés méritent d’être examinées. Certaines, comme le K Court à Toronto, semblent obtenir de bons résultats, notamment un taux de condamnation plus élevé.  « Mais au-delà du véhicule ou du nom, ce sont les mesures d’adaptation à la nature particulière de la violence envers les femmes qui doivent être mises en l’avant. En effet, contrairement à d’autres crimes, les agressions envers les femmes sont généralement commises par des agresseurs connus des victimes, elles sont empreintes de contrôle et de domination. En contexte conjugal ou d’exploitation sexuelle, elles se répètent de nombreuses fois. Toutes ces agressions ont des conséquences traumatiques particulières chez les victimes. C’est ce dont il faut tenir compte pour adapter le système judiciaire de façon à ce que les victimes se sentent davantage entendues et prises au sérieux lorsqu’elles dénoncent ces agressions», souligne Madame Riendeau.

Le Regroupement constate à nouveau que Madame David, qui a livré cet été le 4e plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale, a bien entendu la nécessité d’avoir une approche globale qui va de la prévention jusqu’à donner aux ressources spécialisées (maisons d’aide et d’hébergement, maisons de deuxième étape, centres d’aide et de lutte contre les agressions ou l’exploitation sexuelles) les moyens de mieux soutenir les femmes violentées.  Par ailleurs, la proposition de Madame Labrie de réviser les plaintes jugées non fondées est plus que bienvenue et devrait s’appliquer non seulement en violence sexuelle, mais aussi en violence conjugale.

« Afin d’identifier et de mettre en œuvre des changements qui sauront donner confiance aux victimes tout en respectant les règles fondamentales de droit, il importe également de convier à la réflexion qui s’amorce tous les acteurs concernés : policier.e.s, procureur.e.s, magistrature, intervenantes spécialisées, et autres expert.e.s. Pour notre part, nous mettons notre expertise à disposition», indique Madame Riendeau.

À cet effet, le Regroupement a déjà transmis à la ministre Lebel, rencontrée la semaine dernière, une série de mesures pour adapter le fonctionnement du système de justice:

  • Mettre en oeuvre des protocoles de référence par les policier.e.s pour s’assurer que les victimes aient rapidement accès aux services des ressources spécialisées ;
  • Améliorer les dossiers d’enquête sur ces crimes;
  • Former les procureur.e.s et les policier.e.s à davantage tenir compte des impacts de ces agressions (syndrome de stress post-traumatique, traumatismes crâniens, peur de l’agresseur, etc.), des enjeux de sécurité et des mythes et préjugés à l’égard des victimes ;
  • Développer l’expertise en désignant des équipes spécialisées de policier.e.s et de procureur.e.s là où le nombre le permet ;
  • Permettre aux victimes d’être accompagnées par une intervenante spécialisée ;
  • Embaucher plus de procureur.e.s pour rencontrer les victimes bien avant qu’elles aient à témoigner ;
  • Évaluer les risques pour la sécurité de la victime avant la remise en liberté sous caution d’un conjoint violent ou la signification d’une promesse de comparaîte ;
  • Référer des victimes non réseautées vers des ressources spécialisées qui peuvent procéder à cette évaluation des risques et les soutenir ;
  • Offrir systématiquement aux victimes d’utiliser les mesures d’aide au témoignage (paravent, témoignage en visioconférence, etc.) ;
  • Porter systématiquement à l’attention du tribunal les manquements aux ordonnances de protection ou autres conditions imposées aux contrevenants ;
  • Mettre en place un projet-pilote de voie rapide pour le traitement de ces causes dans quelques districts judiciaires ;
  • Sensibiliser la magistrature à la nécessité d’une formation adéquate de juges sur les conséquences de la violence conjugale et sur les enjeux de sécurité qui y sont liés ;
  • Entreprendre des discussions fédérales-provinciales-territoriales sur les problèmes liés à la notion de consentement (violence sexuelle), notamment en présence de violence conjugale.

 

De par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale. Dans une perspective de prévention, il déploie un éventail de stratégies pour aider tous les acteurs de la société québécoise à mieux comprendre, dépister et agir en matière de violence conjugale.

 

– 30 –

 

Source : Louise Riendeau, coresponsable des dossiers politiques

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Cellulaire : 514 220-1057

Bureau : 514 878-9134 poste 1604

 

12 jours d’action contre la violence faite aux femmes

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Pendant les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes

nous présentons nos vidéos sur notre page facebook.

Pour aller voir c’est ICI

Un voyage dans le sud, ça vous tente ?

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Venez nous rencontrer chez Maxi à Matane
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luttes et victoires des organismes communautaires autonomes à souligner !

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COMMUNIQUÉ
Pour diffusion dès le 22 octobre 2018

Semaine nationale de l’action communautaire autonome 2018 : luttes et
victoires des organismes communautaires autonomes à souligner !

Rimouski, le 22 octobre 2018 – La Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent
(TROC) souhaite souligner la Semaine nationale de l’action communautaire autonome coordonnée par le
Réseau Québécois de l’action communautaire autonome. Cette Semaine, qui se tiendra du 22 au 28 octobre
2018, vise à valoriser le travail des 4000 organismes d’action communautaire autonome (ACA) et à rendre
hommage aux 60 000 travailleuses et travailleurs ainsi qu’aux 425 000 bénévoles qui s’y activent partout
au Québec.

L’action communautaire autonome : NOS LUTTES, NOS VICTOIRES est le thème choisi cette année pour
rappeler à la population les grandes victoires collectives que nous avons réalisées en tant que société grâce
à la contribution du mouvement de l’ACA. Les organismes communautaires constituent un moteur de
progrès social qui a notamment inspiré la création de plusieurs des services publics, des programmes
sociaux ou encore des législations importantes au Québec. Par exemple, le réseau des CLSC, l’aide juridique,
les CPE ou encore la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale ont été créés à partir de
modèles mis sur pied par le mouvement de l’ACA. Ce mouvement a toujours été et continu d’être une
locomotive qui tire notre société vers une plus grande justice sociale. Par le biais de cette Semaine, nous
souhaitons ainsi rappeler cette mémoire, rendre hommage à ces infatigables actrices et acteurs, mettre
l’accent sur l’importance de l’action collective des organismes qui a su apporter et qui continu d’apporter
des solutions adaptées aux besoins des communautés. « En plus des luttes qu’ils mènent pour une
transformation sociale, les organismes communautaires travaillent avec une approche globale de la santé
et du bien-être qui, se voulant préventive, vise à améliorer les conditions de vie des gens et à défendre leurs
droits, ayant par le fait même un impact majeur sur leurs conditions de santé », rappelle Émilie SaintPierre,
coordonnatrice à la TROC du Bas-Saint-Laurent.

Dans le cadre de cette Semaine, les 114 municipalités et les 4 député-e-s de la région ont été invités à
souligner le travail des organismes communautaires autonomes par le biais d’une motion au conseil
municipal, d’une publication sur leurs réseaux sociaux, d’une lettre ouverte, ou par l’entremise de tout
autre moyen. L’apport des organismes communautaires autonomes au progrès social du Québec, à
l’amélioration de la qualité de vie de la population et leurs retombées dans les différentes localités sont
honorés en cette Semaine nationale de l’ACA !

-30-

La Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent est un regroupement de 92
organismes communautaires autonomes de la région du Bas-Saint-Laurent intervenant principalement
dans le domaine de la santé et des services sociaux. Depuis 23 ans, elle agit à titre de porte-parole des
organismes communautaires quant aux dossiers liés à la promotion et à la défense de leurs spécificités et
de leurs pratiques alternatives. La TROC est un lieu d’analyse et d’action sociale et politique basés sur les
besoins et les réalités de ses membres. Elle fait la promotion des intérêts des organismes communautaires
et ceux des populations auprès desquelles ils interviennent.

Les organismes communautaires autonomes viennent en aide aux femmes, aux hommes, aux familles, aux
personnes démunies, aux personnes vivant avec un handicap, aux jeunes, auprès des aînéEs, etc. La
réappropriation du pouvoir par les personnes est à la base de leur approche. L’écoute, l’entraide, la défense
des droits, ainsi que des activités d’information et d’éducation populaire sont partie intégrante de leur
quotidien. Les organismes portent des valeurs de justice sociale et d’égalité.

Pour information : Émilie Saint-Pierre
Téléphone : 418-722-0621 | Cellulaire : 418-725-9434
Courriel : info@trocbsl.org

 

Intervenante recherchée!

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Tu as envie de faire partie d’une équipe dynamique et engagée contre la violence faite aux femmes ? Nous avons un emploi pour toi !

Nous recherchons une intervenante auprès des femmes (liste de rappel)

Nous t’offrons :

  • un milieu de travail stimulant
  • de la formation
  • un salaire de 19.94 à 23.37$ + les avantages sociaux
  • un nombre d’heure variable jusqu’à 32h00

Nous recherchons une intervenante :

  • polyvalente
  • empathique, chaleureuse
  • n’ayant pas peur des changements
  • en mesure de gérer son stress en situation de crise
  • aimant travailler en équipe
  • à l’écoute des autres
  • comprenant la dynamique de la violence conjugale
  • adhérant aux valeurs féministes
  • utilisant les rapports égalitaires avec les femmes
  • possédant un DEC ou équivalent en travail social

Le travail

  • accueil et hébergement des femmes
  • relation d’aide et écoute active
  • référence aux ressources
  • gestion de crise
  • accompagnement dans les démarches
  • écoute téléphonique
  • sensibilisation et prévention
  • sur appel : jour, soir, nuit, fin de semaine
  • date d’entrée en fonction : 10-09-2018

 

Adresse ta candidature (cv et lettre de motivation) à

Vanessa Caron, coordonnatrice de la Maison d’hébergement : lagigogne1980@outlook.com ou C.P. 274 Matane (QC) G4W 3N2