L’Entre-Temps de La Gigogne, un service essentiel dans la MRC de la Matanie

Publié le Mis à jour le

Pour diffusion immédiate

MATANE, le 16 avril 2018

L’implication continue de la part de diverses entreprises ainsi que la participation notable d’individus dans le cadre de la Campagne papillon démontrent formellement toute l’importance de la présence du service de l’Entre-Temps, maison de 2e étape pour femmes victimes de violence et enfants, dans la Matanie.

Évoquons qu’en 2010, La Gigogne, maison d’aide et d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale, s’est donnée comme mission de développer une maison de 2e étape pour soutenir sa clientèle dans un processus de reprise de pouvoir sur leur vie. De cet engagement, une bâtisse de six logements  sécuritaires, temporaires et avec services a vu le jour. Comme le service l’Entre-Temps de La Gigogne n’obtient, pour l’instant, aucun financement récurrent pour offrir un milieu de vie aux femmes et enfants qui s’y logent, il demeure primordial de compter sur le soutien continu du milieu.

C’est d’ailleurs, la principale raison qui a commandé la poursuite de la  Campagne papillon et, que le souper de crabe compte parmi les activités-bénéfices.

Dans le cadre du souper de crabe tenu le 14 avril 2018 à la Place des sports de Matane plus de 175 personnes provenant de différents secteurs d’activités ont participé et plus de 20 commerces et individus ont collaboré à la réussite par différents moyens pour soutenir cette cause. Cette activité a rapporté au total  12 535$.

Un immense merci à tous les participants, à tous les bénévoles et aux nombreux commanditaires tant pour le repas que pour l’encan silencieux  ainsi qu’aux membres du comité de financement (Magella Gagné, Esther Banville, Diane Desrosiers, Marlène Truchon et Maria Fortin) car sans cette implication,  cette activité annuelle n’aurait pas eu autant de succès.

 

Source : Maria Fortin, Comité financement

Renseignements auprès de : Maria Fortin au 418-562-3377

La Gigogne – Matane

Un investissement historique pour les maisons de 2e étape !

Publié le

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Montréal, le 14 mars 2018

Il y a une semaine, jour pour jour, un investissement historique pour les maisons de
2e étape était annoncé lors d’une conférence de presse organisée par Madame David et Madame
Charlebois.

L’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour les femmes et les enfants victimes de violence
conjugale applaudit l’investissement historique de 3,2 millions du gouvernement québécois, afin d’assurer
l’accessibilité à des services post-séparation en violence conjugale.
Pour les maisons d’hébergement de 2e étape (MH2), il s’agit d’une cruciale reconnaissance de leur
expertise, ainsi que de la nécessité d’assurer un continuum de services en violence conjugale. Des services
d’aide et d’hébergement, auxquels les femmes et les enfants qui fuient la violence ont droit. Des services
qui permettent de se soustraire de la violence subie, de se poser un moment pour reprendre son souffle, de
se reconstruire, de se réapproprier son rôle de parent, de reprendre le pouvoir sa vie, etc. Des services qui
organisent un filet de sécurité pour les femmes et leurs enfants
violenté-e-s en contexte post-séparation.

« Nous remercions chaleureusement le Secrétariat à la Condition féminine et le Ministère de la Santé et des
Services sociaux pour ce remarquable travail d’équipe ayant conduit à cet investissement, qui constitue
une reconnaissance du travail et de l’expertise des MH2. Ce gain en est d’abord un pour les femmes et les
enfants puisqu’au cours de la prochaine année, l’accessibilité et la diversité des services s’en verront
nettement améliorées. De plus, le financement consenti à L’Alliance vient attribuer à l’association le rôle
d’interlocutrice privilégiée en matière de violence conjugale post-séparation au Québec, un pas important
et significatif pour les MH2 membres », ajoute Nancy Gough, directrice de la maison Mary-Grace en
Gaspésie et membre de L’Alliance.

L’Alliance et ses membres remercient Madame David et Madame Charlebois. Ces nouveaux crédits
permettront aux MH2, qui étaient à bout de souffle, d’offrir pour la prochaine année des services de qualité
aux femmes et aux enfants qui séjourneront dans nos ressources.
« Nous comprenons aussi que le travail devra se poursuivre au cours des prochains mois afin de trouver des
solutions et d’assurer un financement pérenne des maisons de 2e étape. Toutefois, on se fait rassurant du
côté de la direction du Programme de Soutien aux Organismes Communautaires. », affirme Chloé
Deraiche, directrice générale de la Maison Flora Tristan et présidente du conseil d’administration de
L’Alliance.
« Nous sommes vraiment heureuses de cette compréhension des besoins des femmes et des enfants en
danger. Nous sommes convaincues que le dialogue se poursuivra lors des travaux concernant le prochain
Plan d’action gouvernementale en matière de violence conjugale », conclue Gaëlle Fedida,
coordonnatrice de L’Alliance.

L’Alliance: 17 MH2, dont 2 en construction, réparties dans 12 régions du Québec, offrent des services dans 107
logements transitoires, sécuritaires et confidentiels aux femmes avec ou sans enfants subissant de la violence
conjugale post-séparation.

Source: Gaëlle Fedida, coordonnatrice de l’Alliance (t) 514-706-9939 (c) alliance2e@hotmail.com http://www.alliance2e.org

L’expérience des Femmes victimes de violence dans le système de justice pénale : un parcours difficile

Publié le

Montréal, le 6 mars 2018 — Le rapport Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution rendu public aujourd’hui est le fruit d’une recherche financée en 2016 par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels dans le cadre du Programme de subvention pour favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels.

Les cinquante-deux (52) femmes victimes de violence conjugale, d’agressions sexuelles ou d’exploitation sexuelle, vivant dans 10 des 17 régions administratives du Québec rencontrées dans le cadre de cette recherche ont généreusement partagé leur parcours dans le système judiciaire. Certaines ont choisi de ne pas porter plainte, pour d’autres la plainte a été rejetée alors que d’autres ont cheminé dans le système au moins jusqu’à l’enquête préliminaire.

Les femmes ont témoigné des lacunes auxquelles elles ont fait face : préjugés, manque de connaissance des conséquences de la violence, manque de protection, longs délais, impunité des agresseurs qui contreviennent aux conditions qui leur sont imposées, etc. Elles ont également mis en lumière les bonnes pratiques, telles que l’attitude aidante de certains policier.e.s ou procureur.e.s qui leur ont expliqué les différentes options qui s’offraient à elles, le fait d’être dirigées vers des ressources spécialisées qui oeuvrent contre la violence envers les femmes, l’expertise des équipes policières spécialisées. Tout cela les a aidées. « Par contre, il est particulièrement préoccupant de constater que toutes ces femmes, même celles qui ont trouvé une certaine satisfaction dans le processus qu’elles ont vécu, ont déclaré qu’elles ne recommenceraient pas la démarche si c’était à refaire », déclare Michèle Frenette, l’auteure principale de cette recherche. Un besoin saillant des participantes est d’améliorer leurs relations (empathie, prise en compte de leurs expériences de violence et des impacts concrets de celle-ci, etc.) avec les différent.e.s acteurs et actrices rencontré.e.s lors de leur parcours judiciaire.

« La parole des femmes et les recommandations qu’elles ont émises pour améliorer le système judiciaire sont riches de leur expérience et devraient inspirer tous ceux et toutes celles qui cherchent à améliorer l’accès à la justice pour les femmes violentées », ajoute Madame Frenette. Parmi ces recommandations, notons un meilleur accueil par les policiers et policières, plus d’accompagnement et de soutien, une meilleure formation des acteurs et actrices judiciaires sur la violence à l’égard des femmes, une réaction rapide du système en cas de bris de conditions par les contrevenants, la formation d’équipes spécialisés au sein es services de police.

Ce projet de recherche a été réalisé en partenariat avec quatre regroupements féministes québécois luttant contre la violence à l’égard des femmes (Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle) soutenus par le Service aux collectivités de l’Université du Québec à Montréal (SAC-UQAM), ainsi par des chercheur.e.s de différentes universités (Rachel Chagnon et Myriam Dubé, UQAM ; Marie-Marthe Cousineau, Université de Montréal ; Simon Lapierre et Elizabeth Sheehy, Université d’Ottawa). Malheureusement, la subvention demandée pour donner suite à cette recherche et explorer des pistes de solution avec les intervenantes psychosociales qui soutiennent les femmes violentées, les policier.e.s et les procureur.e.a a été refusée par le Ministère de la Justice du Québec.

-30-

Pour des renseignements additionnels :

Manon Monastesse, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
monastesse@fede.qc.ca, 438 929 2201

Louise Riendeau, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
lriendeau@maisons-femmes.qc.ca, 514 220-1057

Mélanie Sarroino, Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
melanie.sarroino@rqcalacs.qc.ca, 514 346 5252

Carole Boulebsol, Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle
carole.boulebsol@lacles.org,

Eve-Marie Lampron, Service aux collectivités de l’Université du Québec à Montréal (UQAM)
lampron.eve-marie@uqam.ca, 514 987-3000, poste 4883

Michèle Frenette, chargée de projet et auteure principale de l’étude
mfren040@uottawa.ca, 819 743-8083

Simon Lapierre, professeur à l’École de service social, Université d’Ottawa
simon.Lapierre@uottawa.ca, 819 210-8850

5 à 7 Journée internationale des femmes

Publié le Mis à jour le

Féministe tant qu’il le faudra!

C’est avec grand plaisir que nous vous invitons à notre activité annuelle dans le cadre de la journée internationale des femmes sous le thème « Féministe tant qu’il le faudra ».

L’activité se déroulera le jeudi 8 mars 2018 lors d’un 5 à 7 au Club de Golf de Matane, 679 Route 195.

Dans le cadre de cette soirée, vous aurez la chance de participer à une toute nouvelle formule où toute la population est invitée. Vous en saurez davantage sur les gains et les reculs concernant l’égalité hommes/femmes à travers les années. Ce sera également une occasion de faire le constat des luttes qu’il reste à mener.

Voici le programme de la soirée :

  • 17h00 : Accueil des participantes et participants
  • 17h15 : Mot de bienvenue
  • 17h30 : Activité en lien avec le thème de cette année
  • 18h00 : Présentation d’une vidéo
  • 18h30 : Échange
  • 19h00 : Clôture de l’activité

L’activité est gratuite et l’inscription obligatoire avant le 1er mars 2018 au 418-562-3377.

Au plaisir de vous rencontrer!

L’équipe de La Gigogne

 

Réinvestir dans les organismes en santé et services sociaux : une nécessité!

Publié le

Montréal, le 7 février 2018 – Tout comme les autres organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux qui mènent actuellement la campagne CA$$$H, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale participe aujourd’hui aux actions de la campagne Engagez-vous pour le communautaire. Ils réclament un rehaussement significatif du financement à la mission des organismes communautaires autonomes (475 M$). Seulement dans le domaine de la santé et des services sociaux, un rehaussement de 355  millions $ est nécessaire. Engagez-vous pour le communautaire réclame également la reconnaissance de l’action communautaire autonome comme moteur de progrès social et la fin des compressions dans les services publics et les programmes sociaux.

Sans une réponse à ces revendications, les travailleuses en maison s’inquiètent que les femmes qu’elles aident ne trouvent pas le soutien nécessaire une fois qu’elles auront quitté leur conjoint violent. Plusieurs d’entre elles vivront dans une situation de précarité extrême. Auront-elles accès à des cuisines collectives, à des banques alimentaires, à des programmes d’intégration à l’emploi, à des logements à prix abordable, à du soutien psychologique, à des ressources familiales? Entraver l’accès des femmes à ces ressources réduit significativement leurs chances de quitter de façon définitive un conjoint violent et de reprendre du contrôle sur leur vie.

Les intervenantes et les administratrices des maisons savent que le financement des organismes est crucial pour répondre à la demande des nombreux besoins des femmes victimes de violence conjugale. Il y a une dizaine d’années, une hausse substantielle de leur financement leur avait permis de soutenir convenablement les femmes victimes de violence conjugale. Or en l’absence d’une indexation adéquate, elles peinent aujourd’hui à répondre à la demande grandissante et se voient contraintes, dans bien des cas, de réduire la gamme de services offerts.

Les sommes revendiquées par les organismes communautaires autonomes ne sont pas un luxe, mais une nécessité. Ces investissements assureraient que les services offerts aux femmes portent leurs fruits et qu’ils ne soient pas anéantis par l’isolement, le découragement et la misère.

De par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, le Regroupement, de concert avec ses 42 maisons membres, contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale. Dans une perspective de prévention, il déploie un éventail de stratégies pour aider tous les acteurs de la société québécoise à mieux comprendre, dépister et agir en matière de violence conjugale.

-30-

Source :

Louise Riendeau, coordonnatrice des dossiers politiques
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Cellulaire : 514 220-1057
Bureau : 514 878-9134 poste 1604