Qui frappe-t-elle ?

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Qui est à l’abri de la violence conjugale ?

Personne, en fait. Aucune femme, aucun enfant. Il arrive aussi que des hommes en soient victimes, dans des couples homosexuels ou hétérosexuels, mais cela n’a pas le caractère épidémique de la violence faite aux femmes.

Dans le monde, une femme sur cinq sera au cours de sa vie victime d’un viol ou d’une tentative de viol. Une femme sur trois aura été battue, contrainte d’avoir des rapports sexuels ou vicitme d’autres sévices, généralement du fait d’un membre de sa famille ou d’une personne de sa connaissance.

Il n’y a pas de portrait type d’une femme victime de violence conjugale, pas plus qu’il n’y a d' »agresseur type ». Tous les hommes, quels que soient leur culture, leur ethnie, leur statut social, leur âge ou leur revenu, peuvent un jour ou l’autre recourir à la violence pour dominer, ou contrôler, leur conjointe. Rien ne distingue a priori, ceux qui le feront de ceux qui l’éviteront. De la même façon, rien ne prédestine une femme à devenir victime de violence conjugale. C’est donc dire que la victime n’est pas responsable de la violence qu’elle vit. Toutes les femmes, quels que soient leur culture, leur ethnie, leur statut social, leur âge ou leur revenu, peuvent un jour être vicitme de violence conjugale.

Ce type de rapport de pouvoir n’est pas le lot d’une classe défavorisée ou de certaines catégories de gens, comme on le croit trop souvent. Il frappe autant chez les riches que chez les pauvres. Il n’est pas relié en aucune façon l’alcool, à la drogue, aux coutumes religieuses ou culturelles, etc. On retrouve ces rapports de pouvoir partout dans le monde, partout où les hommes veulent dominer leur conjointe, partout où la société les laisse faire.

C’EST CLAIR : AUCUNE FEMME NI AUCUNE FILLE NE SONT À L’ABRI DE LA VIOLENCE CONJUGALE

Michelle Cody, Intervenante à La Gigogne