Procès de Guy Turcotte – Oser nommer la violence

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Simon Lapierre, professeur adjoint à l’École de service social de l’Université d’Ottawa 7 juillet 2011

Le Devoir.com

….L’homicide, en l’occurrence celui commis à l’endroit d’un membre de la famille, est pourtant le fait d’une violence, une violence qui est généralement masculine. Il s’agit certes d’un acte d’une extrême violence, mais de le nommer ainsi nous force à le mettre en relation avec les différentes formes de violence exercées par les hommes et à reconnaître que cette violence n’a rien d’exceptionnel. En effet, l’ampleur de la violence des hommes envers les femmes (violence conjugale, viols, etc.) et des enfants (sévices sexuels, pédophilie, etc.), ou même envers d’autres hommes, est bien documentée….

La violence n’est pourtant pas l’apanage de certains groupes sociaux ou de certaines classes sociales, et les hommes qui ont des comportements violents fonctionnent souvent assez bien en société. Que trouvons-nous donc de si étonnant dans le fait qu’un cardiologue ait des comportements violents?

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