Violence conjugale ou chicane de couple ?

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Dans un couple où la violence se produit, il y a en a un qui cherche inévitablement à gagner le pouvoir sur l’autre et c’est toujours le même , l’agresseur, alors que l’autre partenaire tente de se défendre ou de se protéger. La domination n’origine donc pas tantôt l’un et tantôt l’autre, comme c’est le cas dans les chicanes de couple où l’initiateur du conflit peut alterner selon les situations. L’agresseur cherche en fait à imposer sa volonté, son pouvoir sur l’autre. C’est habituellement cette recherche de pouvoir qui le guide dans ses actions et dans ce sens, tous les prétextes sont bons.

 La chicane de couple, quant à elle, est l’expression d’un différend entre deux partenaires. Dans ce cas, ce n’est pas tant le pouvoir sur l’autre qui est en jeu mais le désir de convaincre l’autre de son point de vue et de gagner sur la situation. Les deux argumentent alors de la validité de leur position.

En violence conjugale, l’agresseur utilisera différentes statégies pour faire basculer le pouvoir de sa victime et l’amener ainsi à se soumettre à lui. Des moyens souvent variés : moqueries, dénigrement des personnes de son entourage, humuliatons devant ceux et celles qu’elle estime, crise de jalousie et interdictions dans les allées et venues, contrôle des dépenses, attaques verbales et menaces, objets lancés sur les murs ou mains enserrant le cou, allant parfois jusqu’à des coups de pied, des coups de poing.

Pour conclure, la chicane de couple s’avère tout à fait normale dans notre société. Par contre, la violence conjugale est inacceptable et doit être dénoncée.

Michèle Cody, intervenante à La Gigogne

Pour parler à une intervenante de La Gigogne : 418-562-3377 ou intervenantesgigogne@hotmail.com

Beau témoignage

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Un beau témoignage des membres du groupe Alpha La Gigogne, à lire dans la Voix de la Matanie :

http://virtuel.lavoixgaspesienne.canoe.ca/doc/hebdo_la-voix-gaspesienne/20110413_matanie_opt/2011041201/6.html#6

Quelques chiffres qui font réfléchir

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Les victimes indirectes de la criminalité commise dans un contexte conjugal

Un peu plus du tiers (35 %) de ces victimes indirectes étaient âgées de moins de 18 ans. Soixante pour cent (60 %) d’entre elles étaient les enfants de l’auteur présumé, les autres étant surtout une simple connaissance ou un autre membre de la famille. Ces jeunes victimes ont principalement subi des voies de fait de niveau 1 (5 sur 10), des menaces (3 sur 10) et des voies de fait de niveau 2 (1 sur 10). Source : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca

Au cours des années 1995 à 2000, on a recensé 95 femmes tuées par leur conjoint, leur ex-conjoint ou leur ami intime, ce qui équivaut à 16,8 décès, en moyenne, par année au Québec.

Sur une période d’une année, plus de 100 000 Québécoises, soit 6 % des femmes de 18 ans et plus vivant en couple, ont été victimes de violence physique de la part de leur partenaire. Source : http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sociaux/violenceconjugale.php

Selon l’institut national de santé  publique au Québec, « la prévalence de la violence conjugale au sein d’une population est difficile à évaluer du point de vue statistique. Ni les enquêtes policières ni les enquêtes de population ne parviennent à rendre compte de toute l’ampleur du problème ».

Le quart des femmes violentées qui résident dans les maisons d’hébergement ont signalé l’incident de violence à la police (Statistiques Canada).

La violence conjugale au Québec en 2008

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Pour l’année 2008, les policiers du Québec ont enregistré 17 321 infractions contre la  personne commises dans un contexte conjugal. De toutes les victimes, un peu plus de 8 sur 10 étaient des femmes. Depuis plus de dix ans, ces infractions représentent un peu plus du cinquième de l’ensemble des infractions contre la personne. La prévention semble faire son chemin puisque les infractions commises dans un contexte conjugal ont légèrement diminué en 2008. En effet, les corps policiers ont enregistré 7 infractions de moins qu’en 2007.

 L’évolution en 2008 des infractions Un peu plus de la moitié (55 %) des infractions étaient des voies de fait de niveau 1 (emploi de la force, tentative ou menace de l’utiliser). Les menaces composaient 15 % des infractions alors que, pour les voies de fait de niveau 2 (porter, utiliser ou menacer d’utiliser une arme en se livrant à des voies de fait) et le harcèlement criminel, les proportions étaient respectivement de 13 % et 11 %. Finalement, une minime partie des infractions était composée d’enlèvements ou séquestrations (2 %) et d’agressions sexuelles (2 %), le reste (2 %) étant des appels téléphoniques indécents ou harassants, de l’intimidation, des voies de fait de niveau 3 (blesser, mutiler, défigurer ou mettre la vie en danger en se livrant à des voies de fait), des tentatives de meurtre et des homicides. 

Source : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui

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 J’ai reçu des fleurs aujourd’hui. Ce n’était pas mon anniversaire ni un autre jour spécial. Nous avons eu notre première dispute hier dans la nuit et il m’a dit beaucoup de choses cruelles qui m’ont vraiment blessée. Je sais qu’il est désolé et qu’il n’a pas voulu dire les choses qu’il a dites parce qu’il m’a envoyé des fleurs aujourd’hui.  

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui. Ce n’était pas notre anniversaire ni un autre jour spécial. Hier, dans la nuit, il m’a poussé contre un mur et a commencé à m’étrangler. Ça ressemblait à un cauchemar, je ne pouvais croire que c’était réel. Je me suis réveillée ce matin le corps douloureux et meurtri. Je sais qu’il doit être désolé parce qu’il m’a envoyé des fleurs aujourd’hui.

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui et ce n’était pas la fête des mères ni un autre jour spécial. Hier, dans la nuit, il m’a de nouveau battue, c’était beaucoup plus violent que les autres fois. Si je le quitte, que deviendrais-je? Comment prendre soin de mes enfants? Et les problèmes financiers? J’ai peur de lui mais je suis effrayée de partir. Mais je sais qu’il doit être désolé parce qu’il m’a envoyé des fleurs aujourd’hui. 

J’ai reçu des fleurs aujourd’hui. Aujourd’hui, c’était un jour très spécial, c’était le jour de mes funérailles. Hier, dans la nuit, il m’a finalement tuée. Il m’a battue à mort. Si seulement j’avais trouvé assez de courage pour le quitter, je n’aurais pas reçu de fleurs aujourd’hui.