Mois: mai 2016

Un combat quotidien pour les survivants d’actes criminels

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Marta Rzepkowska, qui a pris un congé sans... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

 (Québec) Dans le cadre de la Semaine des victimes et survivants d’actes criminels qui se tient du 29 mai au 4 juin, les organismes l’AFPAD, Deuil-Jeunesse et VASAM ont décidé d’unir leurs voix. Leur objectif : mieux informer et sensibiliser la population quant à la réalité vécue par les familles affectées par un homicide ou la disparition d’un proche ainsi que les conséquences sur les hommes qui ont été victimes de sévices sexuels dans leur enfance. Deux familles ont accepté de raconter leur triste histoire au Soleil.

«Pour se venger, il a décidé de tuer mon bébé»

5 juillet 2015. La vie de Marta Rzepkowska s’effondre alors que son mari lui enlève pour toujours son petit Adam, 10 mois.

Après plus de 20 ans d’union, Mme Rzepkowska avait décidé de quitter son mari. Elle souhaitait rencontrer un avocat pour entamer les procédures de divorce.

La journée du drame débute normalement. «Jamais je ne l’aurais pensé capable de faire ça. C’était un bon père. Il s’occupait très bien des enfants», raconte au Soleil avec beaucoup d’émotion la mère en deuil. «C’est difficile à raconter…»

Vers 15h, elle attend à la maison son conjoint et son enfant afin de nourrir ce dernier. Les deux hommes étaient sortis pour une partie de la journée.

19h, toujours pas de nouvelles. La mère, inquiète, fait plusieurs appels, chez des amis, dans la famille de son conjoint, mais en vain. Elle décide alors de contacter les policiers qui se déplacent à la demeure familiale. Quelques minutes plus tard, ils découvrent le père, Rafal Zembowicz, et l’enfant dans le cabanon.

«Pour se venger, il a décidé de tuer mon bébé et il s’est suicidé après, indique Mme Rzepkowska. Nous avons trois autres enfants. La première, ce n’était pas sa fille, mais les trois autres, oui», poursuit-elle.

Combat quotidien

Depuis le drame, chaque jour a été un combat. Elle ne le cache pas, elle a eu des pensées suicidaires. «J’ai eu le goût de mourir plusieurs fois, mais j’ai mes autres enfants. C’est ce qui m’a permis de continuer. Je ne peux pas abandonner», dit la femme d’origine polonaise. Elle est installée dans la région de Montréal, depuis près de 25 ans.

«C’est extrêmement difficile vivre avec ça. Le stress post-traumatique, avec les enfants. On est tous en mode survie présentement, note-t-elle. Lorsque je vois des enfants de l’âge de mon bébé, il faut que je quitte l’endroit. Cela me touche énormément. Pour mes autres enfants [17, 19, et 24 ans], ils sont suivis en psychiatrie, surtout ma plus jeune.»

Mme Rzepkowska est inquiète pour l’avenir puisqu’elle avait droit, ainsi que les membres de sa famille, à 30 séances avec un psychologue payé par le programme d’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC), qui relève de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Elle aimerait continuer à avoir un support.

Statut de victime

«Cela s’achève, puisqu’on n’est pas reconnu comme des victimes, mais seulement comme des proches des victimes. On a fait la demande pour que ma fille de 17 ans soit considérée comme une victime, car elle a été hospitalisée plusieurs fois en psychiatrie», affirme la mère, qui a tout de même pu pousser un petit soupir de soulagement samedi, alors que la demeure familiale a finalement été vendue.

Depuis l’incident, elle est retournée «à quelques reprises» à la maison pour chercher ses biens. Et elle n’a visité qu’une seule fois le cabanon… avant de le faire démolir.

«Les enfants ne voulaient plus vivre là et moi non plus, souligne-t-elle. Pour le cabanon, je voulais rentrer pour voir. Cela a été très difficile. Il m’a enlevé mon bébé. J’ai perdu un enfant qui était en santé. Je l’allaitais encore. Et pour mes filles, c’était comme leur bébé aussi», ajoute-t-elle, la voix qui tremble.

L’argent a également été un problème pour la femme qui a dû retourner au travail, «trop tôt», selon elle. «J’avais une aide du fédéral de 35 semaines pour les victimes d’actes criminels. Il a fallu que je retourne travailler par la suite, car j’avais un congé sans solde pour mon bébé. Je n’ai pas eu droit à l’assurance salaire. Pour moi, 35 semaines, c’était trop court.»

Pour évacuer son stress quotidien, Mme Rzepkowska fait beaucoup d’activités sportives. C’est ce qu’elle conseille aux personnes victimes d’une situation similaire. «Cela me permet de ne pas toujours penser à ce qui est arrivé. Sinon la scène revient continuellement. Lorsque je suis en action, je m’y attarde moins.»

L’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (l’AFPAD), Deuil-Jeunesse et Victimes d’agressions sexuelles au masculin (VASAM) publieront au cours des prochains jours plusieurs capsules «Saviez-vous que?» afin d’informer et sensibiliser la population. Pour consulter les capsules : www.facebook.com/afpad.montreal/?fref=nf

«On est laissé à soi-même»

Élaine Bégin n’a jamais été en mesure de faire le deuil complet de son frère. «Il a son épitaphe au cimetière, mais il n’est pas vraiment là.»

Le 30 octobre 1995, l’homme de 35 ans a disparu de son domicile de Saint-Prosper de Beauce. Plusieurs battues ont été organisées par la suite par la famille. Une enquête a été ouverte par les policiers.

«Les recherches à l’époque étaient peut-être un peu moins bien organisées que maintenant, dit Mme Bégin. J’étais très proche de mon frère. Il n’y a pas de grandes étapes prescrites dans une situation comme ça. On est laissé à soi-même et la vie doit continuer tout de suite après, ce qui est d’ailleurs très étrange», poursuit-elle. Elle avait 25 ans lors de l’incident.

Trois jours après la disparition de son frère, Mme Bégin était de retour au bureau. «C’était difficile!» se remémore-t-elle, ne cachant pas qu’elle aurait aimé avoir plus de temps. «Il faut prendre soin de soi. En entrevue, le père de Cédrika Provencher a déjà dit : « Oui, j’ai le droit de rire, moi aussi! » Et c’est vrai, je pense que la vie continue.»

Sérénité

Aujourd’hui, Mme Bégin ne croit plus qu’elle reverra son frère. Elle croit qu’il a été victime d’un homicide. Son «espoir» est de pouvoir un jour le ramener au cimetière avec ses parents. «Il y a une possibilité d’être serein que je n’ai pas encore trouvée dans le deuil à faire de mon frère», note-t-elle, donnant comme conseil aux proches des victimes d’une situation du genre d’utiliser les ressources qui sont mises à leur disposition. «Les ressources existent. Il faut peut-être juste savoir comment les trouver.»

Pour une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme – Le Réseau de lutte à l’analphabétisme dévoile sa plateforme et interpelle tous les partis politiques québécois

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Montréal, le 9 mai 2016 –

Le Réseau de lutte à l’analphabétisme, composé de 20 organisations de la société civile de tous les horizons, dévoile aujourd’hui sa plateforme intitulée Pour une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme. La proposition du Réseau s’inscrit dans une perspective de justice sociale et de droit à l’éducation et à l’apprentissage tout au long de la vie et vise à instaurer des mesures structurantes qui s’attaqueront aux causes et aux conséquences de l’analphabétisme au Québec. Créé à l’initiative de l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) et du Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ), le Réseau de lutte à l’analphabétisme s’est donné pour mission de sensibiliser la société québécoise à la question de l’analphabétisme, de ses causes et de ses conséquences, d’une part, et de mobiliser la société civile en vue de l’adoption, par le gouvernement du Québec, d’une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme, d’autre part. Pour lutter efficacement contre l’analphabétisme, il est impératif d’agir sur plusieurs fronts. Et pour y arriver, une mobilisation de tous les acteurs socio-économiques et de l’État est nécessaire. C’est pourquoi le Réseau entend avant tout rencontrer et présenter sa plateforme à l’ensemble des porte-parole des partis politiques ainsi qu’au ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, monsieur Sébastien Proulx, acteur incontournable de la mise en œuvre d’une telle stratégie. Rappelons qu’au Québec, plus d’un million d’adultes âgés de 16 à 65 ans ne maîtrisent pas suffisamment la lecture et l’écriture. Les membres du Réseau sont donc déterminés à ce que le gouvernement québécois fasse, de la lutte à l’analphabétisme, une priorité. Les conséquences de l’analphabétisme ou de la faible littératie sont trop nombreuses sur le développement social, économique et culturel du Québec et les coûts humains et sociaux, trop importants.

La plateforme du Réseau de lutte à l’analphabétisme est accessible en ligne à l’adresse suivante : http://lutteanalphabetisme.ca/.

Le Réseau de lutte à l’analphabétisme se compose des 20 organisations suivantes :

1. Association québécoise des intervenantes et des intervenants à la formation générale des adultes (AQIFGA)

2. Centrale des syndicats du Québec (CSQ) 2

3. Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDÉACF)

4. Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’œuvre (COCDMO)

5. Collectif pour un Québec sans pauvreté

6. Collège Frontière

7. Confédération des syndicats nationaux (CSN)

8. Fédération autonome de l’enseignement (FAE)

9. Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ)

10. Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)

11. Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

12. Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

13. Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF)

14. Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA)

15. Literacy Quebec (LQ)

16. Mouvement québécois des adultes en formation (MQAF)

17. Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ)

18. Relais-femmes

19. Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)

20. Table des responsables de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle des commissions scolaires du Québec (TRÉAQFP)

Information : Caroline Meunier RGPAQ

514 789-0505, poste 22 514 880-7762 (cellulaire)

politique@rgpaq.qc.ca

Voyez comment devenir incontournable

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Vous souhaitez mettre toutes les chances de votre côté pour faire avancer votre cause et atteindre vos objectifs ?

Voyez Comment devenir incontournable !

Pour assurer votre rayonnement, votre notoriété et votre influence, la mise en œuvre d’une série de mesures et de stratégies s’impose pour devenir incontournable : développement de partenariats, réseautage, relations de presse et relations gouvernementales sont autant de moyens pour assurer votre développement, atteindre vos objectifs et devenir incontournable. Et ça s’apprend !

Les objectifs

Établir votre positionnement stratégique et développer, par le fait même, les stratégies nécessaires à la réalisation de vos objectifs.

Pour qui

À toute femme désireuse de faire la différence, qu’elle poursuive des objectifs d’accomplissement personnel ou professionnel, qu’elle ait des ambitions politiques ou qu’elle veuille s’impliquer dans sa communauté.

Formateur : Luc Samama

Durée de la formation

Une journée de sept (7) heures, précédée et suivie d’une séance d’accompagnement individuel.

Particularité

Formation donnant droit à une attestation avec une UEC (unité éducation continue)

Date et lieu

 Vendredi 3 juin 2016 – Montréal—Inscription en ligne : gfpd.ca

 Date limite d’inscription : vendredi 20 mai 2016

Coûts  150 $ membre ; 200 $ non-membre 

Incluant le dîner, les pauses ainsi que les suivis individuels avant et après la journée de formation

Information : Danielle Chenel Directrice des services administratifs / Groupe Femmes, Politique et Démocratie TÉLÉPHONE : 418 658-8810, poste 23 / dchenel@gfpd.ca gfpd.ca