Mobilisation

Le 7 février, les organismes communautaires autonomes du Bas-Saint-Laurent appuient les occupations de Québec et de Montréal

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Communiqué de presse                                                                                                                                             

Le 7 février, les organismes communautaires autonomes du Bas-Saint-Laurent appuient les occupations de Québec et de Montréal

Rimouski, le 7 février 2017 — Dans le cadre de la campagne « Engagez-vous pour le communautaire », plusieurs organismes d’action communautaire autonome du Québec se sont donnés rendez-vous aujourd’hui pour une action nationale d’éclat consistant à occuper simultanément deux édifices gouvernementaux, un à Québec et un à Montréal, sous le thème : « Leitão : nos vies, c’est pas un jeu ! » Tout comme le jeu Monopoly, les organismes communautaires ont l’impression qu’avec  les politiques « d’austérité » du gouvernement libéral, si nous ne sommes pas riches, nous sommes toutes et tous perdant-e-s. En coupant dans les services publics et les programmes sociaux, le ministre des Finances joue avec la vie des gens qui se retournent vers les organismes communautaires pour obtenir de l’aide. Ces organismes croulent déjà sous le poids du sous-financement et ne peuvent pas toujours répondre à l’augmentation des besoins de la population. Les 4000 organismes communautaires autonomes ont besoin de 475M$ supplémentaires pour réaliser pleinement leur mission, ce qui constitue moins de 1 % du budget des dépenses de programmes du gouvernement. Tout comme les services publics et les programmes sociaux, les organismes communautaires sont un moteur de progrès social essentiel au développement d’une société plus juste, inclusive et égalitaire. Depuis la fin janvier, les organismes communautaires ont envoyé des cartes postales au ministre des Finances Carlos Leitão pour lui faire part de leurs doléances et des trésors du communautaire.

 

Les organismes communautaires autonomes du Bas-Saint-Laurent sont solidaires aux occupations en simultanée à Québec et Montréal pour exiger que le gouvernement réinvestisse dans les services publics et les programmes sociaux, qu’il soutienne adéquatement l’action communautaire autonome par l’augmentation de son financement et le respect de l’autonomie des 4000 groupes communautaires. Ces occupations s’inscrivent dans le cadre d’une action pré-budgétaire. En effet, les organismes en ont assez des choix budgétaires du gouvernement. « Il existe des solutions fiscales et des mesures de contrôle des dépenses qui permettraient de renflouer les coffres de l’État de 10 milliards $ par année, tout en redistribuant la richesse. Les hausses régressives de taxes, les coupes dans les programmes sociaux et l’imposition de tarifs ne sont pas les seules options existantes. Ce n’est qu’une question de choix et le Québec aurait les moyens de faire autrement», souligne Émilie Saint-Pierre co-porte-parole régionale. Le milieu communautaire réclame donc la fin des politiques d’austérité du gouvernement Couillard et un réinvestissement pour s’assurer que les services publics et les programmes sociaux que la société québécoise a bâtis au cours des 60 dernières années soient accessibles à toutes et tous.

 

Au Bas-Saint-Laurent, le manque à gagner est de plus de 20 millions de dollars pour environ 170 organismes communautaires autonomes. Les groupes communautaires gèrent de la décroissance et ce sous-financement chronique a pour conséquence d’entraîner un épuisement sur les équipes de travail, qui doivent de plus en plus faire plus avec moins « Les subventions de nombreux groupes progressent peu depuis une dizaine d’années. Et pour une partie des groupes, les subventions ne sont pas indexées et quand elles le sont, c’est à des taux qui ne permettent pas de couvrir la hausse des frais de fonctionnement» indique Anaïs Giroux-Bertrand, co-porte-parole régionale. Rappelons que les organismes communautaires travaillent quotidiennement par, pour et avec la population.

 

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Pour information et demande d’entrevue :

 

Émilie Saint-Pierre                           Anaïs Giroux-Bertrand

Téléphone : 418-722-0621                Téléphone : 418-867-5885 poste 103

Cellulaire : 418-898-6009

TROC du Bas-Saint-Laurent             CDC du KRTB

Municipalité alliée contre la violence conjugale

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1 décembre 2016

 

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500 municipalités du Québec sollicitées pour s’allier contre la violence conjugale

Lancement d’une vaste campagne de sensibilisation

Montréal, le 4 décembre 2016 – Dans le cadre des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale ainsi que ses 42 maisons membres invitent les villes et villages du Québec à se proclamer municipalité alliée contre la violence conjugale, par voie de résolution, et à rendre public leur engagement.

  • Les conseils municipaux des 500 municipalités desservies par nos membres seront invités à se positionner contre la violence conjugale, tout comme le gouvernement provincial l’a déjà fait.
  • Il leur sera demandé d’adopter une résolution en ce sens et de s’afficher publiquement.
  • Chacune des municipalités recevra un certificat qu’elle pourra afficher à l’hôtel de ville.
  • Au cours de l’édition 2017 des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, les municipalités seront conviées à manifester leur adhésion à cette campagne par le moyen qui leur semblera le plus approprié : par exemple, en hissant un drapeau, en installant une bannière, en achetant un encart dans leur journal local ou en le mentionnant sur leur site web.
  • Au fur et à mesure des adhésions, le Regroupement publiera le nom des municipalités alliées sur son site web.

Cette vaste campagne, réalisée grâce à une contribution financière du Secrétariat à la condition féminine, permettra d’envoyer un message fort et concerté aux Québécoises et Québécois à l’effet que ces agressions, perpétrées dans l’intimité du couple, sont inacceptables.

À ce jour, déjà une douzaine de municipalités ont accepté de participer à cette campagne. En effet, les municipalités de Baie-St-Paul, Clermont, Isle-aux-Coudres, La Malbaie, Les Éboulements, Notre-Dame-des-Monts, Petite-Rivière-St-François, St-Hilarion, St-Irénée, St-Urbain, St-Siméon ont répondu à l’appel de La Maison La Montée qui dessert Charlevoix. Leur engagement a été rendu public le 21 novembre. La Ville de Montréal a également adopté une résolution en ce sens. La ville de Châteauguay, en Montérégie, compte présenter une motion semblable à son conseil dans les prochains jours. « Le Regroupement est certain que cette solidarité sera contagieuse », déclare Mme Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

« La violence conjugale est un problème de relations de pouvoir qui peut entraîner des séquelles physiques et psychologiques graves, pouvant aller jusqu’à la mort. Nous avons besoin de l’appui de tous les acteurs de la société québécoise pour la combattre », rappelle Mme Langlais. En 2014, le ministère de la Sécurité publique a enregistré 18 746 infractions commises en contexte conjugal, dont 11 homicides.

Le message que les municipalités enverront à leurs citoyennes et citoyens aura un impact positif, d’abord sur les victimes elles-mêmes. Se sentant soutenues par leur communauté, on peut penser qu’elles seront plus enclines à trouver le courage de dénoncer et auront davantage confiance que les policiers, les intervenantes et intervenants sociaux à qui elles s’adresseront prendront au sérieux leur situation. Ce message interpellera également les auteurs de cette violence.

En outre, les municipalités participantes seront perçues comme de véritables partenaires des organismes, comme les maisons qui travaillent au quotidien sur le terrain. Leurs efforts pour contrer la banalisation de la violence faite aux femmes et aux filles seront sans doute mieux reconnus et valorisés aux yeux de leur communauté. Conséquemment, la portée de leur action pour changer les mentalités et les comportements s’en trouvera accrue.

Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

En 2014-2015, ses membres ont accueilli 2 885 femmes et 2 177 enfants. Elles ont offert près de 12 000 services externes (consultations sans hébergement ou posthébergement, accompagnement dans les démarches, etc.) à des femmes violentées et ont répondu au total à plus de 49 000 demandes d’aide ou d’information, de la part de victimes, de proches ou de professionnels. Mais au-delà des services directs, les maisons d’aide et d’hébergement travaillent à sensibiliser la population au problème de la violence conjugale et à le prévenir.

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Source :
Sylvie Langlais, présidente
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Maisons-femmes.qc.ca/municipalites-alliees
Facebook.com/RMFVVC | @RMFVVC

Information :
Linda Lévesque
514 242-8909 (cellulaire)
llevesque@lcom.qc.ca

Stratégie pour prévenir et contrer les violences sexuelles : le Québec aura-t-il les moyens de ses ambitions?

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Communiqué de presse                                                        Pour diffusion immédiate

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Stratégie pour prévenir et contrer les violences sexuelles :

le Québec aura-t-il les moyens de ses ambitions?

 »Montréal, le 28 octobre 2016 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale accueille avec espoir la stratégie gouvernementale en matière de violences sexuelles dévoilée ce matin. « Cette stratégie contient plusieurs mesures qui pourraient améliorer la lutte contre les violences sexuelles, mais les ressources financières seront-elles suffisantes pour faire une réelle différence? » se questionne Louise Riendeau, coordonnatrice des dossiers politiques au Regroupement.

Investissements requis pour faciliter la dénonciation

Le Regroupement croit que la dénonciation des agressions et de l’exploitation sexuelles devant les tribunaux fait partie de la solution. Il constate avec satisfaction la volonté de mieux accompagner les victimes, de leur donner confiance dans le système judiciaire et de faciliter leur témoignage par visioconférence. Il applaudit à l’idée d’outiller et de former les policières et les policiers, de même que les procureures et les procureurs. Ces mesures permettent d’espérer que leurs interventions tiendront mieux compte des défis particuliers que représente le processus judiciaire pour ces victimes.   « Des questions importantes restent toutefois en suspens : ces formations seront-elles offertes à tous, ou seulement à ceux et celles qui démontrent déjà un intérêt et une sensibilité? » demande madame Riendeau. Dans le même ordre d’idée, la stratégie prévoit un programme de rencontre systématique de la victime par le procureur ou la procureure aux poursuites criminelles et pénales pour les informer du déroulement des procédures. Il s’agit d’une mesure essentielle! « Mais y aura-t-il plus de procureurs dédiés à ces causes, auront-ils le temps de voir les victimes au début du processus et non pas seulement juste avant qu’elles témoignent, comme c’est trop souvent le cas? », ajoute Madame Riendeau. « De plus, les ressources du système de justice, seront-elles suffisantes pour traiter les causes dans des délais acceptables? Autrement, les auteurs de ces violences pourront demander que les procédures soient arrêtées et ainsi continuer à faire des victimes en toute impunité », renchérit-elle.

Coordonner les mesures et mobiliser les expertises

La stratégie propose à très juste titre des campagnes de sensibilisation auprès du grand public, des proches et de groupes ciblés. Les ministères concernés auront tout intérêt à s’appuyer sur l’expertise des groupes de femmes qui travaillent chaque jour avec les victimes et qui connaissent bien les mythes et préjugés auxquels elles se heurtent au moment de dévoiler l’agression subie. Si ces campagnes sont bien ciblées, elles devraient concourir à diminuer la culture du viol, sa banalisation et la culpabilisation des victimes. Ces dernières pourraient plus facilement demander de l’aide et dénoncer leur agresseur. Évidemment, il faudra que les services de première ligne comme les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle aient les moyens financiers pour répondre à la demande.

Le Regroupement

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale. La violence sexuelle est une forme courante de violence conjugale, trop souvent passée sous silence. »

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Source : Louise Riendeau, coordonnatrice des dossiers politiques du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Pour information : 514 220-1057 (cellulaire)

Pour plus d’information : http://maisons-femmes.qc.ca/

Pour nous suivre : www.facebook.com/RMFVVC et @RMFVVC

 

Communiqué de presse RQCALACS

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Montréal, le 12 septembre 2016 –

calacs

Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) souligne, le vendredi 16 septembre 2016, la 35e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes sous le thème : On vous croit. Nous savons que le dévoilement constitue un obstacle difficile pour les victimes. Nous devons leur offrir des choix, un soutien adéquat, une écoute attentive, selon leurs besoins et leur rythme, pour les aider à reprendre du pouvoir sur leur vie. Dans les CALACS, 75% des demandes d’aide sont liées à l’inceste ou à des agressions commises pendant l’enfance ou l’adolescence. 91% des agresseurs sont connus des victimes. 50% des victimes attendent plus de 13 ans avant de demander de l’aide en raison de la honte, de la peur et de la culpabilité. Pour leur venir en aide, il faut d’abord les croire lors d’un dévoilement. Le thème de cette année poursuit la campagne lancée en 2015 avec le #OnVousCroit. Nous avons développé 12 attitudes aidantes pour guider l’aide et le soutien à leur offrir. En cette journée de solidarité, nous pensons tout particulièrement aux femmes autochtones qui élèvent leurs voix contre la violence envers leur sœurs mais également aux femmes qui vivent différents contextes de vulnérabilités accentuant les risques d’agressions sexuelles que ce soit en raison d’un statut d’immigration précaire ou d’une situation de handicap ou des préjugés face à leur appartenance culturelle ou à leur orientation sexuelle. La Journée d’action contre la violence sexuelle du 16 septembre 2016, est un des moyens que nous avons choisi pour sensibiliser le public sur la problématique des agressions sexuelles. Divers évènements sont organisés partout au Québec.

Il suffit de rejoindre le CALACS de sa région pour participer et de consulter notre site au http://www.rqcalacs.qc.ca

Pour information : Nathalie Duhamel et Mélanie Sarroino cellulaire : 514-346-5252

Violence conjugale: un groupe interpelle la ministre Wilson-Raybould

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Le Regroupement a réclamé aujourd’hui, lors d’un point de presse, que la ministre de la Justice du Canada, madame Wilson-Raybould, entame immédiatement des discussions avec le gouvernement des États-Unis pour que celui-ci retire sa demande d’extradition de madame M.M.

 »C’est avec beaucoup d’émotion que l’on a fait état de la situation éprouvante d’une mère de famille, citoyenne canado-américaine, venue se réfugier en Estrie avec ses enfants, en 2010, pour les retrancher de la violence du père. Madame fait actuellement face à l’extradition vers les États-Unis. Les deux adolescentes de cette famille ont tenu à être présentes à la conférence de presse. Le Regroupement remercie chaleureusement Sylvie Morin, directrice de la Bouée régionale, et Sylvie Langlais, présidente du Regroupement, d’y avoir pris la parole pour que cessent les procédures d’extradition contre cette mère de famille. »

Sylvie Morin Sylvie Langlais
Sylvie Morin Sylvie Langlais