Mobilisation

Un investissement historique pour les maisons de 2e étape !

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Montréal, le 14 mars 2018

Il y a une semaine, jour pour jour, un investissement historique pour les maisons de
2e étape était annoncé lors d’une conférence de presse organisée par Madame David et Madame
Charlebois.

L’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour les femmes et les enfants victimes de violence
conjugale applaudit l’investissement historique de 3,2 millions du gouvernement québécois, afin d’assurer
l’accessibilité à des services post-séparation en violence conjugale.
Pour les maisons d’hébergement de 2e étape (MH2), il s’agit d’une cruciale reconnaissance de leur
expertise, ainsi que de la nécessité d’assurer un continuum de services en violence conjugale. Des services
d’aide et d’hébergement, auxquels les femmes et les enfants qui fuient la violence ont droit. Des services
qui permettent de se soustraire de la violence subie, de se poser un moment pour reprendre son souffle, de
se reconstruire, de se réapproprier son rôle de parent, de reprendre le pouvoir sa vie, etc. Des services qui
organisent un filet de sécurité pour les femmes et leurs enfants
violenté-e-s en contexte post-séparation.

« Nous remercions chaleureusement le Secrétariat à la Condition féminine et le Ministère de la Santé et des
Services sociaux pour ce remarquable travail d’équipe ayant conduit à cet investissement, qui constitue
une reconnaissance du travail et de l’expertise des MH2. Ce gain en est d’abord un pour les femmes et les
enfants puisqu’au cours de la prochaine année, l’accessibilité et la diversité des services s’en verront
nettement améliorées. De plus, le financement consenti à L’Alliance vient attribuer à l’association le rôle
d’interlocutrice privilégiée en matière de violence conjugale post-séparation au Québec, un pas important
et significatif pour les MH2 membres », ajoute Nancy Gough, directrice de la maison Mary-Grace en
Gaspésie et membre de L’Alliance.

L’Alliance et ses membres remercient Madame David et Madame Charlebois. Ces nouveaux crédits
permettront aux MH2, qui étaient à bout de souffle, d’offrir pour la prochaine année des services de qualité
aux femmes et aux enfants qui séjourneront dans nos ressources.
« Nous comprenons aussi que le travail devra se poursuivre au cours des prochains mois afin de trouver des
solutions et d’assurer un financement pérenne des maisons de 2e étape. Toutefois, on se fait rassurant du
côté de la direction du Programme de Soutien aux Organismes Communautaires. », affirme Chloé
Deraiche, directrice générale de la Maison Flora Tristan et présidente du conseil d’administration de
L’Alliance.
« Nous sommes vraiment heureuses de cette compréhension des besoins des femmes et des enfants en
danger. Nous sommes convaincues que le dialogue se poursuivra lors des travaux concernant le prochain
Plan d’action gouvernementale en matière de violence conjugale », conclue Gaëlle Fedida,
coordonnatrice de L’Alliance.

L’Alliance: 17 MH2, dont 2 en construction, réparties dans 12 régions du Québec, offrent des services dans 107
logements transitoires, sécuritaires et confidentiels aux femmes avec ou sans enfants subissant de la violence
conjugale post-séparation.

Source: Gaëlle Fedida, coordonnatrice de l’Alliance (t) 514-706-9939 (c) alliance2e@hotmail.com http://www.alliance2e.org

L’expérience des Femmes victimes de violence dans le système de justice pénale : un parcours difficile

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Montréal, le 6 mars 2018 — Le rapport Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution rendu public aujourd’hui est le fruit d’une recherche financée en 2016 par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels dans le cadre du Programme de subvention pour favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels.

Les cinquante-deux (52) femmes victimes de violence conjugale, d’agressions sexuelles ou d’exploitation sexuelle, vivant dans 10 des 17 régions administratives du Québec rencontrées dans le cadre de cette recherche ont généreusement partagé leur parcours dans le système judiciaire. Certaines ont choisi de ne pas porter plainte, pour d’autres la plainte a été rejetée alors que d’autres ont cheminé dans le système au moins jusqu’à l’enquête préliminaire.

Les femmes ont témoigné des lacunes auxquelles elles ont fait face : préjugés, manque de connaissance des conséquences de la violence, manque de protection, longs délais, impunité des agresseurs qui contreviennent aux conditions qui leur sont imposées, etc. Elles ont également mis en lumière les bonnes pratiques, telles que l’attitude aidante de certains policier.e.s ou procureur.e.s qui leur ont expliqué les différentes options qui s’offraient à elles, le fait d’être dirigées vers des ressources spécialisées qui oeuvrent contre la violence envers les femmes, l’expertise des équipes policières spécialisées. Tout cela les a aidées. « Par contre, il est particulièrement préoccupant de constater que toutes ces femmes, même celles qui ont trouvé une certaine satisfaction dans le processus qu’elles ont vécu, ont déclaré qu’elles ne recommenceraient pas la démarche si c’était à refaire », déclare Michèle Frenette, l’auteure principale de cette recherche. Un besoin saillant des participantes est d’améliorer leurs relations (empathie, prise en compte de leurs expériences de violence et des impacts concrets de celle-ci, etc.) avec les différent.e.s acteurs et actrices rencontré.e.s lors de leur parcours judiciaire.

« La parole des femmes et les recommandations qu’elles ont émises pour améliorer le système judiciaire sont riches de leur expérience et devraient inspirer tous ceux et toutes celles qui cherchent à améliorer l’accès à la justice pour les femmes violentées », ajoute Madame Frenette. Parmi ces recommandations, notons un meilleur accueil par les policiers et policières, plus d’accompagnement et de soutien, une meilleure formation des acteurs et actrices judiciaires sur la violence à l’égard des femmes, une réaction rapide du système en cas de bris de conditions par les contrevenants, la formation d’équipes spécialisés au sein es services de police.

Ce projet de recherche a été réalisé en partenariat avec quatre regroupements féministes québécois luttant contre la violence à l’égard des femmes (Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle) soutenus par le Service aux collectivités de l’Université du Québec à Montréal (SAC-UQAM), ainsi par des chercheur.e.s de différentes universités (Rachel Chagnon et Myriam Dubé, UQAM ; Marie-Marthe Cousineau, Université de Montréal ; Simon Lapierre et Elizabeth Sheehy, Université d’Ottawa). Malheureusement, la subvention demandée pour donner suite à cette recherche et explorer des pistes de solution avec les intervenantes psychosociales qui soutiennent les femmes violentées, les policier.e.s et les procureur.e.a a été refusée par le Ministère de la Justice du Québec.

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Pour des renseignements additionnels :

Manon Monastesse, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
monastesse@fede.qc.ca, 438 929 2201

Louise Riendeau, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
lriendeau@maisons-femmes.qc.ca, 514 220-1057

Mélanie Sarroino, Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
melanie.sarroino@rqcalacs.qc.ca, 514 346 5252

Carole Boulebsol, Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle
carole.boulebsol@lacles.org,

Eve-Marie Lampron, Service aux collectivités de l’Université du Québec à Montréal (UQAM)
lampron.eve-marie@uqam.ca, 514 987-3000, poste 4883

Michèle Frenette, chargée de projet et auteure principale de l’étude
mfren040@uottawa.ca, 819 743-8083

Simon Lapierre, professeur à l’École de service social, Université d’Ottawa
simon.Lapierre@uottawa.ca, 819 210-8850

Municipalités alliées contre la violence conjugale

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Dernière journée des 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes !

6 décembre, journée de commémoration de la tuerie de Polytechnique #12joursdaction #violencesystémique

 

Le 7 février, les organismes communautaires autonomes du Bas-Saint-Laurent appuient les occupations de Québec et de Montréal

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Communiqué de presse                                                                                                                                             

Le 7 février, les organismes communautaires autonomes du Bas-Saint-Laurent appuient les occupations de Québec et de Montréal

Rimouski, le 7 février 2017 — Dans le cadre de la campagne « Engagez-vous pour le communautaire », plusieurs organismes d’action communautaire autonome du Québec se sont donnés rendez-vous aujourd’hui pour une action nationale d’éclat consistant à occuper simultanément deux édifices gouvernementaux, un à Québec et un à Montréal, sous le thème : « Leitão : nos vies, c’est pas un jeu ! » Tout comme le jeu Monopoly, les organismes communautaires ont l’impression qu’avec  les politiques « d’austérité » du gouvernement libéral, si nous ne sommes pas riches, nous sommes toutes et tous perdant-e-s. En coupant dans les services publics et les programmes sociaux, le ministre des Finances joue avec la vie des gens qui se retournent vers les organismes communautaires pour obtenir de l’aide. Ces organismes croulent déjà sous le poids du sous-financement et ne peuvent pas toujours répondre à l’augmentation des besoins de la population. Les 4000 organismes communautaires autonomes ont besoin de 475M$ supplémentaires pour réaliser pleinement leur mission, ce qui constitue moins de 1 % du budget des dépenses de programmes du gouvernement. Tout comme les services publics et les programmes sociaux, les organismes communautaires sont un moteur de progrès social essentiel au développement d’une société plus juste, inclusive et égalitaire. Depuis la fin janvier, les organismes communautaires ont envoyé des cartes postales au ministre des Finances Carlos Leitão pour lui faire part de leurs doléances et des trésors du communautaire.

 

Les organismes communautaires autonomes du Bas-Saint-Laurent sont solidaires aux occupations en simultanée à Québec et Montréal pour exiger que le gouvernement réinvestisse dans les services publics et les programmes sociaux, qu’il soutienne adéquatement l’action communautaire autonome par l’augmentation de son financement et le respect de l’autonomie des 4000 groupes communautaires. Ces occupations s’inscrivent dans le cadre d’une action pré-budgétaire. En effet, les organismes en ont assez des choix budgétaires du gouvernement. « Il existe des solutions fiscales et des mesures de contrôle des dépenses qui permettraient de renflouer les coffres de l’État de 10 milliards $ par année, tout en redistribuant la richesse. Les hausses régressives de taxes, les coupes dans les programmes sociaux et l’imposition de tarifs ne sont pas les seules options existantes. Ce n’est qu’une question de choix et le Québec aurait les moyens de faire autrement», souligne Émilie Saint-Pierre co-porte-parole régionale. Le milieu communautaire réclame donc la fin des politiques d’austérité du gouvernement Couillard et un réinvestissement pour s’assurer que les services publics et les programmes sociaux que la société québécoise a bâtis au cours des 60 dernières années soient accessibles à toutes et tous.

 

Au Bas-Saint-Laurent, le manque à gagner est de plus de 20 millions de dollars pour environ 170 organismes communautaires autonomes. Les groupes communautaires gèrent de la décroissance et ce sous-financement chronique a pour conséquence d’entraîner un épuisement sur les équipes de travail, qui doivent de plus en plus faire plus avec moins « Les subventions de nombreux groupes progressent peu depuis une dizaine d’années. Et pour une partie des groupes, les subventions ne sont pas indexées et quand elles le sont, c’est à des taux qui ne permettent pas de couvrir la hausse des frais de fonctionnement» indique Anaïs Giroux-Bertrand, co-porte-parole régionale. Rappelons que les organismes communautaires travaillent quotidiennement par, pour et avec la population.

 

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Pour information et demande d’entrevue :

 

Émilie Saint-Pierre                           Anaïs Giroux-Bertrand

Téléphone : 418-722-0621                Téléphone : 418-867-5885 poste 103

Cellulaire : 418-898-6009

TROC du Bas-Saint-Laurent             CDC du KRTB

Municipalité alliée contre la violence conjugale

Publié le Mis à jour le

1 décembre 2016

 

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500 municipalités du Québec sollicitées pour s’allier contre la violence conjugale

Lancement d’une vaste campagne de sensibilisation

Montréal, le 4 décembre 2016 – Dans le cadre des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale ainsi que ses 42 maisons membres invitent les villes et villages du Québec à se proclamer municipalité alliée contre la violence conjugale, par voie de résolution, et à rendre public leur engagement.

  • Les conseils municipaux des 500 municipalités desservies par nos membres seront invités à se positionner contre la violence conjugale, tout comme le gouvernement provincial l’a déjà fait.
  • Il leur sera demandé d’adopter une résolution en ce sens et de s’afficher publiquement.
  • Chacune des municipalités recevra un certificat qu’elle pourra afficher à l’hôtel de ville.
  • Au cours de l’édition 2017 des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, les municipalités seront conviées à manifester leur adhésion à cette campagne par le moyen qui leur semblera le plus approprié : par exemple, en hissant un drapeau, en installant une bannière, en achetant un encart dans leur journal local ou en le mentionnant sur leur site web.
  • Au fur et à mesure des adhésions, le Regroupement publiera le nom des municipalités alliées sur son site web.

Cette vaste campagne, réalisée grâce à une contribution financière du Secrétariat à la condition féminine, permettra d’envoyer un message fort et concerté aux Québécoises et Québécois à l’effet que ces agressions, perpétrées dans l’intimité du couple, sont inacceptables.

À ce jour, déjà une douzaine de municipalités ont accepté de participer à cette campagne. En effet, les municipalités de Baie-St-Paul, Clermont, Isle-aux-Coudres, La Malbaie, Les Éboulements, Notre-Dame-des-Monts, Petite-Rivière-St-François, St-Hilarion, St-Irénée, St-Urbain, St-Siméon ont répondu à l’appel de La Maison La Montée qui dessert Charlevoix. Leur engagement a été rendu public le 21 novembre. La Ville de Montréal a également adopté une résolution en ce sens. La ville de Châteauguay, en Montérégie, compte présenter une motion semblable à son conseil dans les prochains jours. « Le Regroupement est certain que cette solidarité sera contagieuse », déclare Mme Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

« La violence conjugale est un problème de relations de pouvoir qui peut entraîner des séquelles physiques et psychologiques graves, pouvant aller jusqu’à la mort. Nous avons besoin de l’appui de tous les acteurs de la société québécoise pour la combattre », rappelle Mme Langlais. En 2014, le ministère de la Sécurité publique a enregistré 18 746 infractions commises en contexte conjugal, dont 11 homicides.

Le message que les municipalités enverront à leurs citoyennes et citoyens aura un impact positif, d’abord sur les victimes elles-mêmes. Se sentant soutenues par leur communauté, on peut penser qu’elles seront plus enclines à trouver le courage de dénoncer et auront davantage confiance que les policiers, les intervenantes et intervenants sociaux à qui elles s’adresseront prendront au sérieux leur situation. Ce message interpellera également les auteurs de cette violence.

En outre, les municipalités participantes seront perçues comme de véritables partenaires des organismes, comme les maisons qui travaillent au quotidien sur le terrain. Leurs efforts pour contrer la banalisation de la violence faite aux femmes et aux filles seront sans doute mieux reconnus et valorisés aux yeux de leur communauté. Conséquemment, la portée de leur action pour changer les mentalités et les comportements s’en trouvera accrue.

Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

En 2014-2015, ses membres ont accueilli 2 885 femmes et 2 177 enfants. Elles ont offert près de 12 000 services externes (consultations sans hébergement ou posthébergement, accompagnement dans les démarches, etc.) à des femmes violentées et ont répondu au total à plus de 49 000 demandes d’aide ou d’information, de la part de victimes, de proches ou de professionnels. Mais au-delà des services directs, les maisons d’aide et d’hébergement travaillent à sensibiliser la population au problème de la violence conjugale et à le prévenir.

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Source :
Sylvie Langlais, présidente
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Maisons-femmes.qc.ca/municipalites-alliees
Facebook.com/RMFVVC | @RMFVVC

Information :
Linda Lévesque
514 242-8909 (cellulaire)
llevesque@lcom.qc.ca