12 jours d’actions contre la violence conjugale

Cocktail dînatoire au profit de l’Entre-Temps!

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Le cocktail dînatoire au profit de l’Entre-Temps de la Gigogne est de retour encore cette année! Une belle occasion d’aider des femmes et des enfants victimes de violence conjugale tout en ayant beaucoup de plaisir! Nous vous invitons donc en grand nombre pour cet événement qui aura lieu au Vignoble Carpinteri le 26 octobre prochain au montant de 50$ avec un reçu d’impôt de 30$. Pour obtenir des billets, veuillez communiquer avec Vanessa Caron, au 418-562-3377, Magella Gagné au 418-560-0689, Mimi Lavoie et Maria Fortin au 418-562-2528.

C’est un rendez-vous!

 

Municipalité alliée contre la violence conjugale

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1 décembre 2016

 

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500 municipalités du Québec sollicitées pour s’allier contre la violence conjugale

Lancement d’une vaste campagne de sensibilisation

Montréal, le 4 décembre 2016 – Dans le cadre des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale ainsi que ses 42 maisons membres invitent les villes et villages du Québec à se proclamer municipalité alliée contre la violence conjugale, par voie de résolution, et à rendre public leur engagement.

  • Les conseils municipaux des 500 municipalités desservies par nos membres seront invités à se positionner contre la violence conjugale, tout comme le gouvernement provincial l’a déjà fait.
  • Il leur sera demandé d’adopter une résolution en ce sens et de s’afficher publiquement.
  • Chacune des municipalités recevra un certificat qu’elle pourra afficher à l’hôtel de ville.
  • Au cours de l’édition 2017 des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, les municipalités seront conviées à manifester leur adhésion à cette campagne par le moyen qui leur semblera le plus approprié : par exemple, en hissant un drapeau, en installant une bannière, en achetant un encart dans leur journal local ou en le mentionnant sur leur site web.
  • Au fur et à mesure des adhésions, le Regroupement publiera le nom des municipalités alliées sur son site web.

Cette vaste campagne, réalisée grâce à une contribution financière du Secrétariat à la condition féminine, permettra d’envoyer un message fort et concerté aux Québécoises et Québécois à l’effet que ces agressions, perpétrées dans l’intimité du couple, sont inacceptables.

À ce jour, déjà une douzaine de municipalités ont accepté de participer à cette campagne. En effet, les municipalités de Baie-St-Paul, Clermont, Isle-aux-Coudres, La Malbaie, Les Éboulements, Notre-Dame-des-Monts, Petite-Rivière-St-François, St-Hilarion, St-Irénée, St-Urbain, St-Siméon ont répondu à l’appel de La Maison La Montée qui dessert Charlevoix. Leur engagement a été rendu public le 21 novembre. La Ville de Montréal a également adopté une résolution en ce sens. La ville de Châteauguay, en Montérégie, compte présenter une motion semblable à son conseil dans les prochains jours. « Le Regroupement est certain que cette solidarité sera contagieuse », déclare Mme Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

« La violence conjugale est un problème de relations de pouvoir qui peut entraîner des séquelles physiques et psychologiques graves, pouvant aller jusqu’à la mort. Nous avons besoin de l’appui de tous les acteurs de la société québécoise pour la combattre », rappelle Mme Langlais. En 2014, le ministère de la Sécurité publique a enregistré 18 746 infractions commises en contexte conjugal, dont 11 homicides.

Le message que les municipalités enverront à leurs citoyennes et citoyens aura un impact positif, d’abord sur les victimes elles-mêmes. Se sentant soutenues par leur communauté, on peut penser qu’elles seront plus enclines à trouver le courage de dénoncer et auront davantage confiance que les policiers, les intervenantes et intervenants sociaux à qui elles s’adresseront prendront au sérieux leur situation. Ce message interpellera également les auteurs de cette violence.

En outre, les municipalités participantes seront perçues comme de véritables partenaires des organismes, comme les maisons qui travaillent au quotidien sur le terrain. Leurs efforts pour contrer la banalisation de la violence faite aux femmes et aux filles seront sans doute mieux reconnus et valorisés aux yeux de leur communauté. Conséquemment, la portée de leur action pour changer les mentalités et les comportements s’en trouvera accrue.

Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

En 2014-2015, ses membres ont accueilli 2 885 femmes et 2 177 enfants. Elles ont offert près de 12 000 services externes (consultations sans hébergement ou posthébergement, accompagnement dans les démarches, etc.) à des femmes violentées et ont répondu au total à plus de 49 000 demandes d’aide ou d’information, de la part de victimes, de proches ou de professionnels. Mais au-delà des services directs, les maisons d’aide et d’hébergement travaillent à sensibiliser la population au problème de la violence conjugale et à le prévenir.

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Source :
Sylvie Langlais, présidente
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Maisons-femmes.qc.ca/municipalites-alliees
Facebook.com/RMFVVC | @RMFVVC

Information :
Linda Lévesque
514 242-8909 (cellulaire)
llevesque@lcom.qc.ca

Pourquoi 12 jours d’action pour la violence faites envers les femmes au Québec?

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Au Québec, la campagne de sensibilisation se déroule du 25 novembre au 6 décembre. Cette date correspond à la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Le Parlement a institué cette journée afin de commémorer la date anniversaire du meurtre de 14 jeunes femmes en 1989 à l’École Polytechnique de Montréal.

Ce geste de violence sexiste a bouleversé la population. Tous les 6 décembre, les drapeaux sont mis en berne sur les bâtiments fédéraux. La population est aussi invitée à porter le ruban blanc et à observer une minute de silence afin de commémorer les 14 victimes de Polytechnique et de prendre des engagements pour enrayer la violence faite aux femmes.

La Journée nationale permet non seulement de se recueillir un instant et de se rappeler ce triste événement, mais elle offre aussi la possibilité de se questionner sur le problème de la violence faite aux femmes et aux jeunes filles. D’où la nécessité d’adopter des mesures concrètes pour la prévenir et l’éliminer.

Le comité des 12 jours d’action contre la violence de La Gigogne

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Pour éliminer la violence conjugale… la faire voir

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Le Monton Noir – 17 janvier 2015 – par Louise Riendeau

 » En novembre 2014, dans le cadre des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale lançait la deuxième édition de la campagne Vivre la violence conjugale, leur réalité dépasse parfois la fiction. Par le site Web, vivrelaviolenceconjugale.ca, cette campagne présentait des témoignages de femmes ou d’enfants qui ont reçu le soutien des maisons d’aide et d’hébergement ainsi que des témoignages d’intervenantes qui les côtoient quotidiennement. Les victimes anonymes ou leurs proches étaient invités à inscire leur histoire. Fin décembre, on pouvait y lire ou y visionner plus de 420 récits.

Pourquoi une telle campagne?

Le premier objectif de cette campagne est de permettre à des femmes, qui subissent actuellement de la violence, du contrôle de la part de leur conjoint, d’identifier ce qu’elles vivent. Si cela peut paraître surprenant, encore aujourd’hui, bien des femmes n’arrivent pas à mettre des mots sur le désarroi qu’elles ressentent. La violence s’installe lentement, insidieusement, et certaines femmes finissent par penser que cela fait partie de la vie de couple. Plusieurs d’entre elles ne pensent pas être victimes de violence conjugale parce que leur conjoint n’a jamais levé la main sur elles.

Comme bien des femmes, plusieurs personnes ne saisissent pas qu’elles font face à de la violence conjugale tant que celle-ci ne prend pas la forme d’une agression physique.

Par cette campagne nationale, le Regroupement espère que plus de gens sauront détecter la violence conjugale dans leur entourage. En effet, quand on ne l’a pas vécue soi-même, on a parfois peine à l’imaginer, à identifier les situations de contrôle et de violence. Devant certaines situations, on se dit qu’il s’agit d’une chicane de couple et que ça ne nous regarde pas. Comme bien des femmes, plusieurs personnes ne saisissent pas qu’elles font face à de la violence conjugale tant que celle-ci ne prend pas la forme d’une agression physique. Pourtant, des mots comme « T’es rien », « Tu vaux rien », « T’es même pas belle », « Tu comprends rien, même quand on t’explique », « T’es même pas capable de t’occuper de tes enfants » détruisent à petit feu et permettent à des hommes de contrôler leur conjointe, d’obtenir qu’elle se soumette sans avoir besoin d’en venir aux coups.

Or, identifier la violence conjugale est le premier pas à faire. Le Regroupement espère donc que celles et ceux dont une proche, une sœur, une fille, une collègue, une voisine est victime de violence conjugale se mobiliseront pour la soutenir. Comment? En l’informant de l’existence de ce site qu’elle pourra visiter et en lui faisant connaître des ressources qu’elle peut consulter en toute confidentialité.

Rejoindre plus de victimes, plus rapidement

En 2013-2014, les 45 maisons membres du Regroupement ont hébergé quelque 3 000 femmes victimes de violence conjugale. Selon les statistiques policières recensées par le ministère de la Sécurité publique, en 2012, 19 731 infractions criminelles auraient été commises en contexte conjugal. Dans 80 % des cas, la victime était une femme. Or, selon Statistique Canada, seuls 30 % des gestes de violence conjugale seraient rapportés aux autorités policières. Si cette estimation est exacte, plus de 50 000 Québécoises en seraient victimes, et c’est sans compter celles, plus nombreuses encore, qui subissent les agressions verbales ou psychologiques qui ne peuvent faire l’objet d’une poursuite criminelle. À titre d’information, en 2013-2014, dans les maisons membres du Regroupement, la violence physique ou sexuelle était la principale raison de la demande d’hébergement dans seulement 35 % des cas.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la violence conjugale est la cause principale de mort et d’atteinte à la santé des femmes de 16 à 44 ans, plus que le cancer, la malaria ou les accidents de la route.

On peut donc le constater, un trop grand nombre de Québécoises subissent encore aujourd’hui le contrôle et la violence d’un conjoint. Et cette violence n’est pas sans laisser de traces.

En effet, au-delà des conséquences immédiates comme un sentiment d’impuissance ou d’humiliation ou des blessures physiques, la violence peut avoir des conséquences plus graves : un état de confusion, une perte d’estime de soi, de confiance en soi, une incapacité de s’affirmer, la dépression ou d’autres problèmes de santé mentale. Des problèmes de santé, tels fatigue chronique, asthme, ulcères, hypertension, migraines, crises de panique, peuvent également se développer. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la violence conjugale est la cause principale de mort et d’atteinte à la santé des femmes de 16 à 44 ans, plus que le cancer, la malaria ou les accidents de la route. Et les femmes ne sont pas les seules atteintes. Plusieurs études montrent que les enfants de femmes violentées présenteraient plus de problèmes psychologiques graves, des problèmes chroniques de santé physique et un taux d’accidents avec blessures graves plus élevé.

Opérer des changements profonds

Cette violence entraîne des coûts humains et sociaux importants. Le Regroupement espère donc amener les intervenants, les fonctionnaires, les décideurs politiques à mieux saisir la réalité de ces femmes et à redoubler d’efforts pour prévenir la violence conjugale et aider les victimes à s’en sortir. On pense ici au soutien psychosocial, à l’accès au logement, à l’accès à un revenu décent, à l’intégration en emploi, à une meilleure réponse du système de justice. On pense évidemment à un changement profond de mentalités pour une égalité réelle entre les hommes et les femmes. Car, en définitive, on ne violente pas son égal. »

Boules de Noël commémoratives

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Une belle activité a eu lieu avec les femmes hébergées la semaine passée.

Avec une intervenante, les femmes ont confectionné des boules de Noël en lien avec les 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes.

Chacune y est allé avec son vécu, ce qui a donné toutes sortes de jolies boules de Noël : une boule tournée vers l’avenir avec des mots encourageants, une boule commémorative pour rappeler une des 14 victimes de polytechnique que l’on a connue…

Des boules très différentes et pourtant avec un quelque chose de commun : commémorer pour ne pas oublier et l’espoir d’un monde meilleur !

Boules commémoratives
Boules commémoratives