femmes violentées

Cocktail dînatoire au profit de l’Entre-Temps!

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Le cocktail dînatoire au profit de l’Entre-Temps de la Gigogne est de retour encore cette année! Une belle occasion d’aider des femmes et des enfants victimes de violence conjugale tout en ayant beaucoup de plaisir! Nous vous invitons donc en grand nombre pour cet événement qui aura lieu au Vignoble Carpinteri le 26 octobre prochain au montant de 50$ avec un reçu d’impôt de 30$. Pour obtenir des billets, veuillez communiquer avec Vanessa Caron, au 418-562-3377, Magella Gagné au 418-560-0689, Mimi Lavoie et Maria Fortin au 418-562-2528.

C’est un rendez-vous!

 

La Gigogne ouvre ses portes

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Nous avons ouvert nos portes à Cogecotv Matane, afin de vous faire découvrir nos divers services.

Une entretenue avec Vanessa Caron, coordonnatrice à l’intervention de La Gigogne.

 

 

Communiqué de presse RQCALACS

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Montréal, le 12 septembre 2016 –

calacs

Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) souligne, le vendredi 16 septembre 2016, la 35e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes sous le thème : On vous croit. Nous savons que le dévoilement constitue un obstacle difficile pour les victimes. Nous devons leur offrir des choix, un soutien adéquat, une écoute attentive, selon leurs besoins et leur rythme, pour les aider à reprendre du pouvoir sur leur vie. Dans les CALACS, 75% des demandes d’aide sont liées à l’inceste ou à des agressions commises pendant l’enfance ou l’adolescence. 91% des agresseurs sont connus des victimes. 50% des victimes attendent plus de 13 ans avant de demander de l’aide en raison de la honte, de la peur et de la culpabilité. Pour leur venir en aide, il faut d’abord les croire lors d’un dévoilement. Le thème de cette année poursuit la campagne lancée en 2015 avec le #OnVousCroit. Nous avons développé 12 attitudes aidantes pour guider l’aide et le soutien à leur offrir. En cette journée de solidarité, nous pensons tout particulièrement aux femmes autochtones qui élèvent leurs voix contre la violence envers leur sœurs mais également aux femmes qui vivent différents contextes de vulnérabilités accentuant les risques d’agressions sexuelles que ce soit en raison d’un statut d’immigration précaire ou d’une situation de handicap ou des préjugés face à leur appartenance culturelle ou à leur orientation sexuelle. La Journée d’action contre la violence sexuelle du 16 septembre 2016, est un des moyens que nous avons choisi pour sensibiliser le public sur la problématique des agressions sexuelles. Divers évènements sont organisés partout au Québec.

Il suffit de rejoindre le CALACS de sa région pour participer et de consulter notre site au http://www.rqcalacs.qc.ca

Pour information : Nathalie Duhamel et Mélanie Sarroino cellulaire : 514-346-5252

Homicide suicide à Anjou – De l’aide pour prévenir de tels drames

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Communiqué de presse                                                                      Pour publication immédiate

 

Homicide suicide à Anjou

De l’aide pour prévenir de tels drames

Montréal, le 7 juillet 2015 — Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale tient à offrir ses condoléances à la famille du bambin et de l’homme décédé à Anjou dimanche aux mains de ce dernier. « Mais par-dessus tout, le Regroupement espère que de tels drames soient évités », souligne la présidente Sylvie Langlais.

Des indices à connaître et à reconnaître

Il est encore trop tôt pour faire l’analyse de la situation qui s’est passée à Anjou, mais les médias rapportent des éléments qu’on trouve souvent lors d’homicides intrafamiliaux : conjoint contrôlant, séparation imminente, crainte du père. En effet, en Ontario, le Comité d’examen des décès dus à la violence familiale analyse depuis plus de dix ans tous les cas d’homicides intrafamiliaux. De 2003 à 2012, 164 cas totalisant 251 décès ont été examinés. Dans ces situations (55 % d’homicides et 45 % d’homicides suicides), plusieurs facteurs de risque étaient présents et décelables avant le décès des personnes. Parmi les plus fréquents, on retrouvant : des antécédents de violence familiale (73 %), une séparation effective ou prochaine (72 %), un comportement obsessionnel (54 %), un agresseur déprimé (55 %), des antécédents de menaces ou de tentatives de suicide (52 %), une escalade de la violence (45 %), des antécédents de menaces de mort à l’égard de la victime (45 %), des tentatives antérieures d’isoler la victime (42 %), la crainte intuitive de la victime à l’égard de l’agresseur (40 %).

« Il faut informer les femmes pour qu’elles puissent être attentives à ces signes précurseurs et qu’au besoin elles consultent. Les intervenantes des maisons d’aide et d’hébergement peuvent les aider à évaluer la situation et, si nécessaire, à prendre des mesures pour assurer leur sécurité et celle de leurs enfants, bref à prévenir de tels drames », insiste Madame Langlais

 

La violence, ce n’est pas toujours physique

Beaucoup de femmes ne considèrent pas qu’elles sont victimes de violence conjugale parce que leur conjoint ne les a jamais frappées. Pourtant, le contrôle exercé par le conjoint sur leurs faits et gestes et sur leurs choix peut prendre différentes formes : attitudes et propos méprisants, humiliants, dénigrement de leur apparence ou de leurs capacités intellectuelles, critique leur façon d’éduquer les enfants ou de cuisiner, interdictions, chantage, ordres, éclats de voix, cris, insultes, injures, menaces, hurlements envers la conjointe ou envers les enfants. Ce sont là autant de manifestations de violence.

« Les proches et les professionnelLEs peuvent aider les femmes à se protéger en les encourageant à demander de l’aide; les médias peuvent aussi aider en les informant », rappelle Madame Langlais.

 

Le Regroupement

Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, le Regroupement contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

Pour connaître les différents services des maisons : http://www.contrelaviolenceconjugale.ca/

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Source : Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Pour information : Louise Riendeau, (514) 220-1057 (cellulaire)

Pour éliminer la violence conjugale… la faire voir

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Le Monton Noir – 17 janvier 2015 – par Louise Riendeau

 » En novembre 2014, dans le cadre des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale lançait la deuxième édition de la campagne Vivre la violence conjugale, leur réalité dépasse parfois la fiction. Par le site Web, vivrelaviolenceconjugale.ca, cette campagne présentait des témoignages de femmes ou d’enfants qui ont reçu le soutien des maisons d’aide et d’hébergement ainsi que des témoignages d’intervenantes qui les côtoient quotidiennement. Les victimes anonymes ou leurs proches étaient invités à inscire leur histoire. Fin décembre, on pouvait y lire ou y visionner plus de 420 récits.

Pourquoi une telle campagne?

Le premier objectif de cette campagne est de permettre à des femmes, qui subissent actuellement de la violence, du contrôle de la part de leur conjoint, d’identifier ce qu’elles vivent. Si cela peut paraître surprenant, encore aujourd’hui, bien des femmes n’arrivent pas à mettre des mots sur le désarroi qu’elles ressentent. La violence s’installe lentement, insidieusement, et certaines femmes finissent par penser que cela fait partie de la vie de couple. Plusieurs d’entre elles ne pensent pas être victimes de violence conjugale parce que leur conjoint n’a jamais levé la main sur elles.

Comme bien des femmes, plusieurs personnes ne saisissent pas qu’elles font face à de la violence conjugale tant que celle-ci ne prend pas la forme d’une agression physique.

Par cette campagne nationale, le Regroupement espère que plus de gens sauront détecter la violence conjugale dans leur entourage. En effet, quand on ne l’a pas vécue soi-même, on a parfois peine à l’imaginer, à identifier les situations de contrôle et de violence. Devant certaines situations, on se dit qu’il s’agit d’une chicane de couple et que ça ne nous regarde pas. Comme bien des femmes, plusieurs personnes ne saisissent pas qu’elles font face à de la violence conjugale tant que celle-ci ne prend pas la forme d’une agression physique. Pourtant, des mots comme « T’es rien », « Tu vaux rien », « T’es même pas belle », « Tu comprends rien, même quand on t’explique », « T’es même pas capable de t’occuper de tes enfants » détruisent à petit feu et permettent à des hommes de contrôler leur conjointe, d’obtenir qu’elle se soumette sans avoir besoin d’en venir aux coups.

Or, identifier la violence conjugale est le premier pas à faire. Le Regroupement espère donc que celles et ceux dont une proche, une sœur, une fille, une collègue, une voisine est victime de violence conjugale se mobiliseront pour la soutenir. Comment? En l’informant de l’existence de ce site qu’elle pourra visiter et en lui faisant connaître des ressources qu’elle peut consulter en toute confidentialité.

Rejoindre plus de victimes, plus rapidement

En 2013-2014, les 45 maisons membres du Regroupement ont hébergé quelque 3 000 femmes victimes de violence conjugale. Selon les statistiques policières recensées par le ministère de la Sécurité publique, en 2012, 19 731 infractions criminelles auraient été commises en contexte conjugal. Dans 80 % des cas, la victime était une femme. Or, selon Statistique Canada, seuls 30 % des gestes de violence conjugale seraient rapportés aux autorités policières. Si cette estimation est exacte, plus de 50 000 Québécoises en seraient victimes, et c’est sans compter celles, plus nombreuses encore, qui subissent les agressions verbales ou psychologiques qui ne peuvent faire l’objet d’une poursuite criminelle. À titre d’information, en 2013-2014, dans les maisons membres du Regroupement, la violence physique ou sexuelle était la principale raison de la demande d’hébergement dans seulement 35 % des cas.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la violence conjugale est la cause principale de mort et d’atteinte à la santé des femmes de 16 à 44 ans, plus que le cancer, la malaria ou les accidents de la route.

On peut donc le constater, un trop grand nombre de Québécoises subissent encore aujourd’hui le contrôle et la violence d’un conjoint. Et cette violence n’est pas sans laisser de traces.

En effet, au-delà des conséquences immédiates comme un sentiment d’impuissance ou d’humiliation ou des blessures physiques, la violence peut avoir des conséquences plus graves : un état de confusion, une perte d’estime de soi, de confiance en soi, une incapacité de s’affirmer, la dépression ou d’autres problèmes de santé mentale. Des problèmes de santé, tels fatigue chronique, asthme, ulcères, hypertension, migraines, crises de panique, peuvent également se développer. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la violence conjugale est la cause principale de mort et d’atteinte à la santé des femmes de 16 à 44 ans, plus que le cancer, la malaria ou les accidents de la route. Et les femmes ne sont pas les seules atteintes. Plusieurs études montrent que les enfants de femmes violentées présenteraient plus de problèmes psychologiques graves, des problèmes chroniques de santé physique et un taux d’accidents avec blessures graves plus élevé.

Opérer des changements profonds

Cette violence entraîne des coûts humains et sociaux importants. Le Regroupement espère donc amener les intervenants, les fonctionnaires, les décideurs politiques à mieux saisir la réalité de ces femmes et à redoubler d’efforts pour prévenir la violence conjugale et aider les victimes à s’en sortir. On pense ici au soutien psychosocial, à l’accès au logement, à l’accès à un revenu décent, à l’intégration en emploi, à une meilleure réponse du système de justice. On pense évidemment à un changement profond de mentalités pour une égalité réelle entre les hommes et les femmes. Car, en définitive, on ne violente pas son égal. »