maison d’hébergement

Pleine reconnaissance des maisons de 2e étape

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Pleine reconnaissance des maisons de 2e étape

Montréal, le 14 août 2018
L’Alliance des maisons d’hébergement de seconde étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale salue la sortie du Plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale 2018-2023. Le plan réitère la définition de la violence conjugale comme un comportement déterminé de contrôle d’un conjoint sur l’autre, dont les victimes sont en grande majorité des femmes, et dont les impacts sur les enfants exposés sont considérables.
Le gouvernement du Québec annonce le financement récurrent des services psychosociaux de 2e étape, ainsi que la mise en place de nouvelles unités dans les 5 ans à venir. En effet il manque actuellement au moins 100 logements de 2e étape pour répondre aux besoins de 500 femmes par an, en danger de subir des violences post-séparation graves, incluant le meurtre conjugal. Il est urgent de développer des ressources en Abitibi, sur la Côte-Nord, en Mauricie, Lanaudière, Laurentides, Centre du Québec, ainsi que dans les grands centres urbains. L’Alliance est impatiente de s’asseoir avec le MSSS et la SHQ afin de déterminer ces nouvelles implantations en concertation.
Le cadre de référence financier de l’Alliance établit que les coûts de services s’élèvent à 33,000$ par an par logement (environ 1000$ par femme ou enfant hébergé par mois). Les montants obtenus en mars dernier en couvrent 80% pour les ressources existantes, et nous voyons déjà le développement de nouveaux services peu disponibles jusque-là, notamment pour les enfants.
L’Alliance relève également plusieurs mesures qui devraient améliorer les parcours judiciaires des femmes, nous serons attentives à ce que ces engagements soient suivis d’effets, notamment au regard des moyens concrets qui seront déployés par le Ministère de la justice.
Le plan prévoit d’investir les milieux de travail contre la violence conjugale, un axe stratégique que les membres de l’Alliance souhaitent développer, sur l’exemple de La Bouée de Lac Mégantic.
Enfin le Plan d’une part réitère la nécessaire responsabilisation des agresseurs, et d’autre part manifeste l’intention d’aller de l’avant pour engager les hommes contre la violence conjugale. Les membres de l’Alliance ont entamé cette démarche depuis 2 ans, que nous poursuivrons avec nos partenaires avec ces nouveaux moyens.
Le forum des partenaires permettra nous l’espérons la concertation provinciale multisectorielle avec nos partenaires institutionnels, communautaires et universitaires, cruciale afin d’assurer l’arrimage efficace du continuum de services pour les femmes et leurs enfants.
Restent à voir les outils de suivi dont se dotera le Secrétariat à la condition féminine, les indicateurs du Conseil du trésor mentionnés dans le plan ne sauraient se limiter aux indicateurs quantitatifs et financiers, mais bien tenir compte de la complexité des cas et la nature qualitative des services rendus.
L’Alliance MH2 : 22 maisons d’hébergement de 2e étape, dont 2 en construction, réparties dans 12 régions du Québec, offrent des services en logements transitoires, sécuritaires et confidentiels aux femmes avec ou sans enfants subissant de la violence conjugale post-séparation.
Contacter Gaëlle Fedida, coordonnatrice provinciale de l’Alliance
514-706-9939, alliance2e@hotmail.com, www.alliance2e.org

Municipalité alliée contre la violence conjugale

Publié le Mis à jour le

1 décembre 2016

 

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500 municipalités du Québec sollicitées pour s’allier contre la violence conjugale

Lancement d’une vaste campagne de sensibilisation

Montréal, le 4 décembre 2016 – Dans le cadre des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale ainsi que ses 42 maisons membres invitent les villes et villages du Québec à se proclamer municipalité alliée contre la violence conjugale, par voie de résolution, et à rendre public leur engagement.

  • Les conseils municipaux des 500 municipalités desservies par nos membres seront invités à se positionner contre la violence conjugale, tout comme le gouvernement provincial l’a déjà fait.
  • Il leur sera demandé d’adopter une résolution en ce sens et de s’afficher publiquement.
  • Chacune des municipalités recevra un certificat qu’elle pourra afficher à l’hôtel de ville.
  • Au cours de l’édition 2017 des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, les municipalités seront conviées à manifester leur adhésion à cette campagne par le moyen qui leur semblera le plus approprié : par exemple, en hissant un drapeau, en installant une bannière, en achetant un encart dans leur journal local ou en le mentionnant sur leur site web.
  • Au fur et à mesure des adhésions, le Regroupement publiera le nom des municipalités alliées sur son site web.

Cette vaste campagne, réalisée grâce à une contribution financière du Secrétariat à la condition féminine, permettra d’envoyer un message fort et concerté aux Québécoises et Québécois à l’effet que ces agressions, perpétrées dans l’intimité du couple, sont inacceptables.

À ce jour, déjà une douzaine de municipalités ont accepté de participer à cette campagne. En effet, les municipalités de Baie-St-Paul, Clermont, Isle-aux-Coudres, La Malbaie, Les Éboulements, Notre-Dame-des-Monts, Petite-Rivière-St-François, St-Hilarion, St-Irénée, St-Urbain, St-Siméon ont répondu à l’appel de La Maison La Montée qui dessert Charlevoix. Leur engagement a été rendu public le 21 novembre. La Ville de Montréal a également adopté une résolution en ce sens. La ville de Châteauguay, en Montérégie, compte présenter une motion semblable à son conseil dans les prochains jours. « Le Regroupement est certain que cette solidarité sera contagieuse », déclare Mme Sylvie Langlais, présidente du Regroupement.

« La violence conjugale est un problème de relations de pouvoir qui peut entraîner des séquelles physiques et psychologiques graves, pouvant aller jusqu’à la mort. Nous avons besoin de l’appui de tous les acteurs de la société québécoise pour la combattre », rappelle Mme Langlais. En 2014, le ministère de la Sécurité publique a enregistré 18 746 infractions commises en contexte conjugal, dont 11 homicides.

Le message que les municipalités enverront à leurs citoyennes et citoyens aura un impact positif, d’abord sur les victimes elles-mêmes. Se sentant soutenues par leur communauté, on peut penser qu’elles seront plus enclines à trouver le courage de dénoncer et auront davantage confiance que les policiers, les intervenantes et intervenants sociaux à qui elles s’adresseront prendront au sérieux leur situation. Ce message interpellera également les auteurs de cette violence.

En outre, les municipalités participantes seront perçues comme de véritables partenaires des organismes, comme les maisons qui travaillent au quotidien sur le terrain. Leurs efforts pour contrer la banalisation de la violence faite aux femmes et aux filles seront sans doute mieux reconnus et valorisés aux yeux de leur communauté. Conséquemment, la portée de leur action pour changer les mentalités et les comportements s’en trouvera accrue.

Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

En 2014-2015, ses membres ont accueilli 2 885 femmes et 2 177 enfants. Elles ont offert près de 12 000 services externes (consultations sans hébergement ou posthébergement, accompagnement dans les démarches, etc.) à des femmes violentées et ont répondu au total à plus de 49 000 demandes d’aide ou d’information, de la part de victimes, de proches ou de professionnels. Mais au-delà des services directs, les maisons d’aide et d’hébergement travaillent à sensibiliser la population au problème de la violence conjugale et à le prévenir.

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Source :
Sylvie Langlais, présidente
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Maisons-femmes.qc.ca/municipalites-alliees
Facebook.com/RMFVVC | @RMFVVC

Information :
Linda Lévesque
514 242-8909 (cellulaire)
llevesque@lcom.qc.ca

Noël à La Gigogne

Publié le

Pierre

Pierre Morel
Publié le 24 décembre 2014 – L’Avantage gaspésien

 

Faisons des Fêtes un temps de paix

Guylaine

La fête de Noël est considérée comme un moment de réjouissances, de partage et d’amour, mais ce n’est pas le cas pour tous et notamment pour plusieurs femmes et enfants victimes de violence conjugale qui doivent fuir leur domicile pour se retrouver en un lieu plus sécuritaire comme celui de la Gigogne.

Travaillant au sein de l’équipe de la Gigogne depuis 26 ans comme intervenante et ensuite à titre de directrice de la maison d’hébergement, Guylaine Fournier  avoue que certaines femmes n’ont d’autre choix que d’opter pour cette solution temporaire afin de se sentir en sécurité.Pour les accueillir, des intervenantes doivent donc demeurer sur place afin d’alléger leurs souffrances et recréer, si possible, un air de fête surtout pour celles qui arrivent le soir du réveillon ou dans le temps du Jour de l’An en état d’urgence.

« Comme c’est le temps des Fêtes, ce n’est jamais une partie de plaisir pour ces femmes. Nos intervenantes sont préparées à affronter ces situations et elles auront les oreilles grandes ouvertes et elles démontreront beaucoup d’empathie pour organiser les démarches les plus urgentes », précise Guylaine Fournier.

Ajoutant que les intervenantes de la Gigogne ont la réputation d’être accueillantes, ce qui fait la force de ce centre, elle indique qu’elles seront donc plus attentives durant cette période.

Sensible au fait que des enfants accompagnent souvent leur mère, l’équipe de la Gigogne prévoit aussi une distribution de petits présents afin d’alléger leur tristesse.

« À notre réveillon, on va quelques fois inviter des dames qui se retrouvent seules en appartement pour la première fois de leur vie à Noël », poursuit Guylaine Fournier pour qui c’est une façon de diminuer l’angoisse et de contrer l’isolement.

« Comme c’est le temps des Fêtes, ce n’est jamais une partie de plaisir pour ces femmes »Guylaine Fournier

Reste que pour affronter une telle situation, Guylaine Fournier estime que les intervenantes doivent apprendre à mettre un filtre pour se protéger tout en démontrant qu’elles comprennent bien la situation.

« Je peux être empathique, mais je dois aussi penser à moi sans me laisser envahir par toutes les émotions », avoue-t-elle en rappelant que l’important c’est d’accueillir ces femmes qui cherchent un refuge.

Guylaine Fournier mentionne qu’il n’y a pas un Noël identique, mais qu’elle observe que le phénomène de la violence conjugale ne semble pas diminuer, sauf que les femmes sont maintenant plus portées à le dénoncer et à demander de l’aide.

Guylaine Fournier rappelle enfin que si des femmes se sentent en danger ou menacées, même à Noël, elles ne doivent pas hésiter à communiquer avec la Gigogne.

« Pour celles qui n’ont pas demandé d’aide, oser le faire pour vous ou vos enfants », lance-t-elle comme message pour ce Noël.

 

Joyeux temps des fêtes !

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Nous vous rappelons que la maison d’hébergement ne ferme jamais.

Nous sommes là pour vous accueillir 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, chaque jour de l’année.

Besoin d’aide ? 418-562-3377 ou intervenantegigogne@hotmail.com

Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration

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Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes au Canada.

En1989, 14 jeunes femmes qui ont perdu la vie à l’École Polytechnique de Montréal suite un acte de violence sexiste, le 6 décembre offre l’occasion de réfléchir au phénomène de la violence envers les femmes.

Dans la Matanie, La Gigogne, maison d’aide et d’hébergement pour les femmes et les enfants victimes de violence conjugale, encourage les victimes à demander de l’aide.

Quelle que soit la forme de violence, il faut en parler.  La peur, la honte ou la gêne peuvent maintenir les femmes et les filles victimes de violence dans l’isolement.  Il est important de briser le mur du silence, de se confier et d’aller chercher de l’aide.

Si une personne nous confie qu’elle vit une situation de violence conjugale, il est important d’écouter . Nous devons nous rappeler que la victime de violence fait de son mieux pour survivre dans un environnement hostile.  Nous n’avons pas à lui dire ce qu’elle doit faire ni entreprendre des démarches à sa place.

Vous avez besoin d’aide, d’accompagnement, d’un hébergement, de rencontrer une intervenante? Contactez-nous, tous les services sont gratuits et confidentiels.

La Gigogne est accessible 24 heures ,  7 jours semaine.  La violence conjugale c’est bien plus qu’un problème de couple, c’est criminel. Pour nous rejoindre : 418-562-3377

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