registre armes à feu

Immatriculation des armes à feu : un pas de plus s’impose

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Montréal, le 6 avril 2016 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale participe aujourd’hui à la commission parlementaire sur le projet de loi 64, Loi sur l’immatriculation des armes à feu. « Le projet de loi débattu aujourd’hui permettra de sauver des vies, mais nous demandons au gouvernement de faire un pas de plus pour le rendre plus efficace », affirme la présidente du Regroupement, madame Sylvie Langlais.

Le contrôle des armes sauve des vies

Depuis la mise en place de mesures de contrôle des armes à feu, en particulier des armes d’épaule, le taux d’homicides en général, ainsi que le nombre de femmes tuées ont chuté de plus de 60 %. Malheureusement, trop de femmes sont encore victimes de meurtres conjugaux. En 2013, 13 femmes ont été tuées par leur conjoint au Québec. « Ces résultats démontrent sans contredit l’utilité d’un registre des armes et nous sommes heureuses que le gouvernement du Québec ait compris la nécessité de créer un système québécois d’immatriculation des armes », souligne madame Langlais.

Une faille dans le système de contrôle

Malheureusement, si le projet de loi n’est pas amendé un conjoint violent qui aurait vu son permis de possession d’armes révoqué et ses armes saisies, en raison des menaces proférées envers sa conjointe et ses enfants, pourrait frauduleusement prendre possession d’une arme sans que le marchand (ou autre propriétaire d’armes) ne soit obligé de vérifier s’il possède un permis valide. Malgré le registre, si cette faille n’est pas comblée, des armes pourraient donc tomber dans de mauvaises mains. « Le Regroupement demande donc instamment au ministre Coiteux d’amender le projet de loi pour s’assurer que la vérification du permis soit faite en bonne et due forme avant de remettre l’arme à l’acheteur », ajoute madame Langlais.

Le Regroupement profitera de son passage en commission parlementaire pour rappeler aux élus que mettre fin à la violence envers les femmes et prévenir les tragédies exige des gestes concrets et efficaces. Pour l’organisme, doter le Québec d’un registre des armes à feu, c’est contribuer à la sécurité des femmes et des enfants.

Le Regroupement

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 42 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Par sa mission d’éducation, de sensibilisation et d’action, il contribue à faire évoluer les lois et les politiques afin de rendre plus adéquates les mesures de protection pour les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

 

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Source : Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Pour information : Louise Riendeau, 514 220-1057 (cellulaire)

Pour plus d’information : http://maisons-femmes.qc.ca/

 

 

Registre québécois des armes

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Les intervenantes en violence conjugale saluent le dépôt du projet de loi 20

« Montréal, le 19 février 2013 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale salue l’initiative du ministre de la Sécurité publique, M. Stéphane Bergeron, qui a déposé aujourd’hui le projet de loi sur l’enregistrement des armes à feu.  «Le geste du ministre traduit le consensus qui réunit l’ensemble des partis politiques du Québec ainsi que sa société civile» affirme Louise Riendeau, coordonnatrice des dossiers politiques au Regroupement.

Le projet de loi permettra la mise sur pied rapide du registre québécois lorsque la Cour d’appel aura rendu son jugement et que les données sur les armes déjà enregistrées seront transmises au gouvernement du Québec.

Un outil indispensable pour les victimes

Le registre permet chaque jour aux policiers de moduler leurs interventions en tenant compte de la présence des armes, notamment dans des situations de violence conjugale.  Sachant à quoi s’attendre, les policiers peuvent mieux assurer la sécurité des victimes ainsi que la leur. De plus, le registre facilite grandement l’exécution des ordonnances de saisie des armes, généralement prononcées suite à la commission d’un crime en contexte conjugal. 

Les intervenantes des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, surtout en milieu rural, reçoivent chaque jour les confidences de femmes qui craignent que leur conjoint n’atteigne à leur vie ou à celle de leurs enfants en utilisant leur fusil de chasse.  Ces craintes sont fondées puisque près de 80% des homicides conjugaux par arme à feu sont commis avec une arme de chasse. Or, depuis l’adoption de mesures de contrôle des armes à feu, on a vu le nombre d’homicides conjugaux commis avec une arme décroître de 74%, alors que l’ensemble de ces homicides n’a diminué que de 44 %.  «Le registre concourt indéniablement à sauver des vies» souligne Louise Riendeau.

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale regroupe 47 maisons d’aide et d’hébergement réparties sur le territoire québécois. Il a pour but de sensibiliser à la violence conjugale, de défendre les droits des femmes et des enfants violentés, de représenter ses membres auprès des instances publiques et gouvernementales. »

http://maisons-femmes.qc.ca/?p=1748

 

Message de la Rose des vents

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La Rose des vents est, comme La Gigogne, une maison d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Voici leur opinion sur le registre des armes à feu, publié aujourd’hui dans l’Express de Drummonville :

http://www.journalexpress.ca/Opinion/Tribune-libre/2011-04-29/article-2466171/Le-controle-des-armes-a-feu,-incluant-le-registre-des-armes-d%26rsquo%3Bepaule,-sauve-des-vies/1